PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2019

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2019

Figure 1 : Evolution des marchés

Source : Associés en Finance

Les marchés actions poursuivent leur embellie, les bourses européennes à leur avantage

Après une rentrée 2019 marquée par une hausse des marchés actions, l’embellie s’est poursuivie en octobre. Les principaux indices européens affichent de solides performances sur le mois d’octobre : + 2,4% pour l’EuroStoxx 50 et l’EuroStoxx, et +2,4% et +4,9% pour le CAC 40 et le DAX. Le S&P 500 gagne
+3,3%, l’indice technologique du Nasdaq connait une hausse plus importante à +4,9%. Sur le marché des changes, l’euro rebondit face au dollar après plusieurs mois de baisse et clôture le mois d’octobre à 1,11 USD.

Depuis le début de l’année, les valeurs américaines progressent davantage que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +21,0 % pour le S&P 500 et +24,4 % pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +16,5 % en dollar.

La volatilité des marchés actions est restée stable, proche de sa moyenne annuelle sur une grande partie du mois d’octobre avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 15% entre le 11 et le 31 octobre avant de clôturer en baisse à respectivement 13,2% et 13,8%.

Une partie de cette hausse s’explique par un réajustement des primes de marché action qui étaient restées élevées par rapport aux autres classes d’actifs.

Sortira-t-on de l’impasse Brexit : la question de l’automne 2019

En Europe, le vote de l’amendement Letwin sur le Brexit (qui suspend le processus de ratification tant que la législation nécessaire à son application n’est pas mise en œuvre) réduit la probabilité d’un No Deal, entrainant un regain de confiance des investisseurs. Après ce revers, traduisant une défiance du parlement britannique à l’encontre de son premier ministre, Boris Johnson a déclaré vouloir organiser des élections législatives anticipées le 12 décembre 2019.

Cependant, l’incertitude demeure suite au refus du parlement britannique d’un examen accéléré de l’accord trouvé avec l’Union Européenne. En effet, les députés britanniques ont soutenu l’accord de Brexit décroché par Boris Johnson sur le principe, mais refusé l’examen accéléré du texte voulu par le Premier ministre. Boris Johnson a donc annoncé qu’il suspendait l’examen de l’accord conclu avec Bruxelles par le Parlement jusqu’à ce que l’Union européenne prenne une décision sur un report de la date définitive.

Apaisement de la guerre commerciale sino-américaine

La reprise des discussions commerciales entamée en septembre entre les Etats-Unis et la Chine a permis d’aboutir à un accord entre les deux pays. En effet, Donald Trump avait besoin d’une trêve pour afficher une victoire et rassurer son électorat, notamment vis-à-vis des agriculteurs américains représentant son électorat pivot et directement impactés par ces tensions. Mais les plus gros enjeux (monnaie, transferts de technologie) de la guerre commerciale restent toujours en suspens. La seule avancée de cet accord concerne les droits de douane qui étaient censés monter de 25 % à 30 % pour 250 milliards de dollars d’importations chinoises. A la suite des négociations, le taux d’imposition est resté à son niveau actuel. Malgré des avancés peu significatives, ces nouvelles d’apaisement ont été accueillies avec enthousiasme par les marchés financiers (l’indice Dow Jones a gagné près de 1,5%, à la suite de cette annonce).

Tensions toujours vives au Moyen-Orient

Début octobre, l’Arabie saoudite a étudié l’offre de cessez-le-feu des rebelles yéménites Houthis afin de mettre fin au conflit déclenché par l’Arabie saoudite, en 2015. Désormais, le pays est au centre des rivalités régionales entre Riyad et Téhéran mais aussi Abou Dhabi, le Qatar et Oman, exacerbant des tensions déjà vives dans la région. Le 11 octobre, les prix du pétrole ont bondi après des explosions à bord d’un tanker iranien au large des côtes saoudiennes, ravivant les craintes d’un regain de tensions.

La Banque Centrale Européenne face à des défis de taille

Le 18 octobre Christine Lagarde a succédé à Mario Draghi à la présidence de la BCE. Dans un contexte économique instable, l’ancienne directrice du FMI doit ramener le calme dans les rangs de l’institution. Les mesures prises, le 12 septembre, sous l’impulsion de Mario Draghi face au ralentissement de l’activité ont en effet soulevé une violente vague de contestation parmi les gouverneurs de la zone euro. Cependant, les marges de manœuvre semblent limitées. En effet, la baisse du taux de dépôt, qui navigue désormais en territoire négatif, et la reprise des rachats de dettes publiques ont pris des allures de dernières cartouches pour la BCE tandis qu’un ralentissement mondial se profile.

Des performances positives pour la grande majorité des secteurs

Globalement, le mois d’octobre est marqué par une hausse de la majorité des secteurs.

Le secteur financier marque la plus forte croissance de ce début d’automne : les Banques et l’Immobilier gagnent respectivement +2,5% et +4,8%. Les Assurances progressent de +2,2%, quand les Holding progressent de +3,4%.

L’industrie clôture également dans le vert : l’Aéronautique & Défense gagnent +1,4%, les Biens d’équipement marquent la plus belle performance avec +4,5 %, les Matériaux de construction + 2,3%, tandis que l’Électronique reste stable, pénalisé par les performances d’Aixtron (-12,61%) et Nokia
(-29,17%)

Les biens de consommation affichent des performances moins homogènes. L’Agro-alimentaire recule de -11,1%, pénalisé par la mauvaise performance de Anheuser-Busch (-17,59%) et General Mills
(-9,74%), tandis que l’Automobile continue sur sa lancée de septembre et progresse de +7,1%, grâce aux performances des groupes Valeo (+12,07%) et Fiat Chrysler (+17,32%). Après plusieurs mois de stabilité, le Luxe progresse de +4,8%.

Le secteur des Services a également connu des performances hétérogènes : les Editeurs de Logiciels et jeux progressent de +8,2%, portés par Mandadori (+23,76%), les Services Informatiques chutent de
-8,3% avec la mauvaise performance de Wirecard (-22,62%). Les Transports quant à eux progressent de +6,6%.

Une baisse de la prime de marché Au mois d’octobre, la combinaison de la hausse des marchés et de la hausse du Bund 10 ans (assimilé au taux sans risque européen) a entrainé une baisse de la prime de marché de 8,29% à 8,11%. La prime de marché reste cependant bien supérieure à sa moyenne sur longue période.

Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché

Source : Associés en Finance

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