PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2017

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2017

Investisseurs regonflés

En cet automne, le climat est à l’optimisme sur les marchés actions de la zone euro. L’indice EuroStoxx cumule un gain de 6,8% sur les deux derniers mois : +4,4% en septembre et +2,3% en octobre.

La deuxième partie du mois d’octobre a été la plus animée. Plusieurs facteurs y ont contribué :

  • D’une part, les sociétés ont commencé à publier leurs résultats du troisième trimestre ;
  • D’autre part, le Président de la BCE a consacré la réunion du 26 octobre (comme pré-annoncé le 6 septembre) à la thématique de la sortie du quantitative easing. Mario Draghi a annoncé la réduction de moitié du montant de ses rachats sur le marché obligataire (de janvier à septembre 2018) et exclu (pour une période encore indéfinie) un relèvement des taux directeurs de la zone euro. Ce discours a entraîné une baisse de l’euro de 1,18 à 1,16 contre le dollar et renforcé l’appétit des investisseurs à l’égard des actions de la zone euro ;
  • Enfin, le marché du pétrole a entamé une nouvelle hausse de près de 4 dollars durant cette deuxième partie du mois pour terminer au-dessus des 60 $ le baril de Brent à fin octobre. La progression du prix du Brent est quasi-linéaire depuis quatre mois, soutenue par plusieurs éléments (perspective de prolongation des accords de réduction de production, embellie économique mondiale, tensions au Kurdistan irakien, conflit sur l’accord nucléaire en Iran).

Sélectivité des investisseurs

De nombreux secteurs ont enregistré des rentabilités positives. Les investisseurs ont bien accueilli un certain nombre de publications de résultats et/ou ont nourri un intérêt particulier sur la base d’opérations publiques. Ainsi, les principales hausses ont concerné les secteurs suivants :

  • Les Minerais-Métaux sous l’impulsion de Eramet (+23,1%) et Arcelor-Mittal (+12,8%) qui profitent de bons résultats, de meilleures perspectives pour le secteur minier et/ou des difficultés du japonais Kobe Steel ;
  • L’ensemble des valeurs du secteur des Editeurs de Logiciels & Jeux, notamment Ubisoft (+12,6%) soutenu par un programme de rachat d’actions initié début octobre ;
  • L’Electronique grâce à STMicroelectronics (+23,7%), Soitec (+21,7%), Aixtron (+17,6%) et malgré les reculs de Nokia (-17,0%) et Gemalto (-10,1%) affaiblis par des résultats décevants ou une faible visibilité ;
  • Le secteur des Médias qui a été animé par des transactions intra-groupe (Roularta Media Group +47,1%) ou par de meilleures perspectives (dans les cas de Ipsos +8,3% ou Mediaset +7,7% sur un éventuel accord avec Vivendi) ; en revanche au sein de ce secteur, les groupes de publicité (comme Publicis -5,3%) continuent d’être fragilisés par les réductions des investissements publicitaires émanant des grands groupes de consommation (profit warnings d’Interpublic, WPP) ;
  • Le secteur BTP & Concessions pour des raisons spéculatives (Abertis +10,9% ; ACS +8,0%, Hochtief +6,1%, cf. « Situations spéciales ») et en raison de meilleures perspectives à l’instar de FCC +7,5% ;
  • Le Luxe grâce à la forte croissance organique des activités de Kering (+16,7%) et de LVMH (+9,7%) ;
  • Le Transport aérien soutenu par les ambitions d’expansion de Lufthansa (+16,5%) et les bons résultats publiés par IAG (+7,6%).

A l’inverse, trois secteurs n’ont pas bénéficié du mouvement haussier en bourse : les Banques (faible activité Trading, banques italiennes peu rassurées par la difficile reprise de cotation de Monte dei Paschi di Siena et le moindre soutien de la BCE via ses rachats obligataires dans quelques mois), la Distribution (environnement concurrentiel difficile) et les Télécoms (pénalisés par les résultats des opérateurs de satellites SES Global -24,6% et Eutelsat -14,2%).

Prime de marché qui évolue peu

La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund 10 ans) s’est légèrement accrue à 5,87%, soit +6 points de base, du fait essentiellement de la baisse des rendements obligataires (Bund 10 ans en baisse de 10 points de base à 0,36%).

Depuis un ou deux trimestres, cette prime de marché évolue relativement peu, et reste légèrement en deça de sa moyenne historique de 6,60% (depuis 2002), comme l’illustre le graphique ci-dessous. En termes d’investissement sur les actions, les signaux donnés par Trival continuent d’être neutres.

Historique de la prime de marché

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