PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mars 2019

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mars 2019

La hausse des marchés ralentie

La bonne dynamique boursière initiée depuis le début de l’année 2019 s’est poursuivie au mois de mars, mais son intensité s’est quelque peu éreintée. Si les performances des principaux indices mondiaux sont légèrement positives (+1,8% et 0,2% respectivement pour le S&P 500 et l’Eurostoxx en dollar), elles sont sensiblement inférieures à celles des deux mois précédents.

L’évolution des marchés a été rythmée par trois principaux déterminants, à savoir l’avancée des négociations commerciales sino-américaines, le Brexit et les annonces des politiques monétaires de la Fed et de la BCE. Les avancées des discussions entre les Etats-Unis et la Chine ont été moins manifestes que le mois dernier, mais les parties semblent optimistes quant à trouver un accord dans les prochaines semaines. Concernant le Brexit, le Parlement Britannique a rejeté le cas d’une sortie de l’Union Européenne sans accord avec Bruxelles. La Fed, lors de son dernier discours, s’est montrée accommodante, indiquant qu’elle ne relèverait pas ses taux cette année, mais qu’elle débuterait un resserrement monétaire en 2020. Enfin, la BCE s’est montrée peu rassurante, en abaissant ses prévisions de croissance pour la zone euro dans un premier temps, puis en annonçant la mise en place d’un système de prêts préférentiels aux banques, ce qui a eu pour effet de faire reculer sensiblement les taux d’intérêts.

Bien que les issues des diverses négociations soient incertaines, les marchés ont conservé leur optimisme et la volatilité a continué de baisser au mois de mars. Cela s’est matérialisé par une baisse de l’indice VIX (« l’indice de la peur ») à 13,7 à fin février (vs. 14,8 à fin février). L’indice européen de volatilité implicite est quant à lui passé de 13,6 à 15,3, signe d’inquiétudes plus marquées en Europe.

Enfin, le prix du baril poursuit sa hausse initiée début 2019 (+3,4% au mois de mars), suite à l’accord en janvier des pays de l’OPEP et de la Russie sur la réduction de leur production. La hausse du prix du baril s’établit à +28,1% depuis le début de l’année 2019.

Une hausse qui reste généralisée

L’ensemble des secteurs a progressé en bourse au mois de mars, à l’exception des Télécoms (-0,3% en pondéré) qui souffrent des investissements importants nécessaires aux plans de développement des sociétés (5G, accroissement de services, …).

Bien que modéré, l’optimisme des marchés concernant l’issue du Brexit et les négociations entre les Etats-Unis et la Chine a bénéficié aux secteurs les plus exposés à la croissance mondiale, tels que l’Aéronautique (+13,4%), et l’Automobile (+11,9%). 

La baisse de l’aversion au risque engendre des performances moins dynamiques pour les secteurs plus défensifs, tels que la Santé (+2,9%) et les Biens de Consommation (+3,3%), tandis que l’Immobilier et les Services Informatiques poursuivent leur rebond (+15,0% et +11,1% respectivement dans Trival®).

Une prime de marché en hausse

Le recul des taux d’intérêt en Europe (évolution du taux du Bund de -25 bp) a conduit à une augmentation de la prime de marché actions par rapport à fin février, qui s’établit désormais à 7,73% (contre 7,43%). Les marchés restent suspendus à l’avancée des deux évènements majeurs que sont les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et ses potentiels effets sur la croissance mondiale et le Brexit. Il semble donc encore opportun de rester prudent quant à un retour sur les marchés actions.

Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché

Source : Associés en Finance

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