PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mai 2017

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mai 2017

Stabilité dans un climat d’optimisme

En début de mois, les investisseurs ont été rassurés par la victoire d’Emmanuel Macron. Les indices de la zone euro et de la France sont restés stables, après avoir monté significativement entre les deux tours de l’élection. Comme le mois précédent, la devise européenne s’est à nouveau appréciée contre le dollar pour atteindre la parité de 1,12 à fin mai. Sur le front des taux d’intérêt, l’issue des élections présidentielles françaises a permis une détente du rendement de l’OAT 10 ans et une réduction de son écart de rendement avec le Bund (à 43 points de base contre 53 points de base fin avril et 64 points de base fin mars).

En fin de mois, d’autres événements majeurs ont eu lieu comme la dégradation de la note souveraine chinoise par Moody’s, la révision en hausse de la croissance américaine au premier trimestre et la reconduction des quotas de production de pétrole par les pays de l’OPEP.

En zone euro, l’indice Euro Stoxx termine sur un gain mensuel (+0,6% et +1,6% en incluant les dividendes) tandis que l’indice Euro Stoxx50 progresse moins (-0,1% et +1,0% avec dividendes).

Sélectivité de la part des investisseurs

Les investisseurs ont fait preuve d’une certaine sélectivité. De manière générale, les titres les moins liquides (classe d’illiquidité 5, cf. Tableau 1) se sont nettement distingués tandis que les titres les plus risqués (classe de risque 5) ont sous-performé.

Parmi les titres les moins liquides, citons les performances de Derichebourg (+37,8%), Soitec (+25,9%), Le Noble Age (+23,5%), Alès Groupe (+19,7%) ou Ipsos (+18,9%).

Une grande partie de la sous-performance de la classe risque 5 s’explique par la forte baisse de certains titres présentant un risque élevé, comme dans les secteurs cycliques Energie (CGG
-24,8%), Minerais-Métaux (Outokumpu -19,7%, Arcelor-Mittal -11,2%) et Automobile (Fiat Chrysler -10,1%, VW -6,7%). Les deux premiers secteurs mentionnés ont été affectés par le tassement des prix des matières premières (qui dure depuis trois mois) tandis que le secteur Automobile a été pénalisé ce mois-ci par la publication d’une nette baisse des ventes de véhicules enregistrées en avril et l’introduction d’une nouvelle taxe annuelle sur les véhicules polluants au Royaume-Uni .

La hausse sensible de certains titres enregistrée en mai illustre également la sélectivité des investisseurs. Plusieurs thématiques peuvent être mises en exergue en citant quelques exemples :

  • Accueil favorable des investisseurs à la publication de chiffres d’activités ou de résultats : Derichebourg (+37,8%), Bénéteau (+18,6%), InterParfums (+17,4%), Bastide Le Confort (+15,7%), FCC (+15,5%), Davide Campari (+15,5%), Devoteam (+14,1%) ;
  • Anticipation de meilleures perspectives comme pour le secteur des Transports et des Loisirs-Tourisme après avoir souffert d’une baisse de fréquentation liée aux attentats en 2016 :
    Air France (+30,3%), Ryanair (+12,9%), Lufthansa (+12,3%), NH Hotel Group (+9,6%), Pierre & Vacances (+9,0%) ;
  • Un caractère spéculatif lié à l’évolution du capital : Ubisoft (+13,9%), Compagnie des Alpes (+10,0%), Havas (+9,6%).

En outre, il est important de noter que trois secteurs, qui présentent des rendements élevés, ont surperformé le marché en mai : les Utilities, les Télécoms et l’Immobilier. Ce phénomène est perceptible dans les chiffres enregistrés par la classe de rendement 1 du Tableau 1.

Toutefois, l’évolution du secteur Utilities (performance mensuelle de +10,2% en non pondéré et +9,5% en pondéré) répond à des facteurs plus spécifiques privilégiés par les investisseurs. En effet, les valeurs Utilities ont tiré parti de résultats trimestriels globalement supérieurs aux attentes, de meilleures perspectives sur les prix de l’électricité, d’opérations de marché (vente par Engie de son activité exploration/production, annonce de la cession des activités polonaises de EDF). Par ailleurs, le titre EDF (+25,1%), très endetté, a bénéficié du contexte politique en France malgré une certaine volatilité.

Légère baisse de la prime de marché

La prime de risque au sein des actions a augmenté de +22 points de base pour atteindre 6,33% sous l’effet de la sous-performance des titres les plus risqués. La préférence donnée aux titres les moins liquides a conduit à une baisse de la prime d’illiquidité (-28 points de base), à 0,82%.

La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) a diminué de 10 points de base pour atteindre 5,93%.   Ce plus faible niveau de prime de marché s’éloigne de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,62% impliquant une légère surévaluation des actions. Toutefois, nous rappelons que les flux prévisionnels dans Trival sont encore prudents. Si l’amélioration des prévisions économiques se confirmait, la prise en compte de révisions en hausse des flux prévisionnels ramènerait la prime de marché vers sa moyenne historique.

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