PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2020

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2020

Figure 1 : Évolution des marchés

Source : Associés en Finance

Les marchés actions européens sont à nouveau en baisse après le rebond du second trimestre 2020, tandis que les marchés américains poursuivent leur dynamique de croissance

Après un second trimestre ayant connu un rebond prometteur, les marchés actions européens ont subi une nouvelle baisse liée aux craintes d’une seconde vague du virus Covid-19 et aux effets de la crise sanitaire. Les principaux indices européens affichent des performances négatives, à l’exception de la bourse de Francfort : -1,8% pour l’EuroStoxx 50, -1,1% pour l’EuroStoxx, -3,1% pour le CAC 40, et +0,0% pour le DAX. Les marchés actions américains, quant à eux, affichent une meilleure résilience et poursuivent leur progression du mois de juin. Le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq sont respectivement en hausse de +5,5% et +6,8%. Sur le marché des changes, l’euro est en hausse face au dollar à 1,18 USD.

L’incertitude sur la résurgence du Covid-19 et la hausse des cas de contamination aux Etats-Unis sont contrebalancées par des avancées encourageantes dans la recherche du vaccin et l’optimisme lié au plan de relance européen. La baisse de volatilité sur les marchés actions depuis l’apogée de la crise sanitaire se poursuit. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 26,8% et 26,9%, soit environ 13% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 26,7% et 24,5%).

La Bourse de Paris change de tendance et réagit aux conséquences de la crise sanitaire

Le CAC 40 commence le mois de juillet par une légère baisse. En effet, le mouvement haussier des mois précédents est assombri par l’inquiétude d’une seconde vague européenne de contaminations et une hausse du nombre de cas atteints du Covid-19 aux Etats-Unis (2,6 millions personnes et plus de 127 000 morts).

La bourse de Paris clôture la fin de la première semaine sur une note plus positive, réagissant favorablement aux chiffres de l’emploi américain et une baisse encourageante du chômage. L’indice parisien affiche une hausse de +1,99%. Cette dynamique se poursuit sur la séance du lundi 6 juillet, malgré l’augmentation du nombre de cas atteints du coronavirus.

Le mardi 7 juillet, la Commission européenne a choisi de revoir ses prévisions initiales à la baisse en annonçant une récession plus violente que prévue (chute de -8,7% du PIB de la zone euro). La journée est ainsi marquée par un repli de l’ensemble des indices européens (avec un recul de ‑0,74% pour le CAC 40). Ce mouvement baissier se poursuit sur les deux séances suivantes, entretenu par une remontée du taux de contamination dans le monde, notamment aux Etats-Unis avec 60 000 nouveaux cas en 24 heures. Sur la seconde semaine du mois de juillet, le CAC 40 présente une baisse de -0,73%.

Néanmoins, la hausse amorcée en fin de semaine se poursuit le lundi 13 juillet, porté par les avancées prometteuses du vaccin contre le virus Covid-19, l’indice parisien clôture à +1,73%. Durant la semaine, les variations des marchés financiers et notamment du CAC 40 sont assez hétérogènes. D’un côté, les avancées médicales portant sur le vaccin contre le coronavirus et la visibilité sur le début des essais cliniques en conditions réelles influencent fortement à la hausse les séances. De l’autre côté, la sortie des premiers résultats d’entreprises américaines, les tensions entre la Chine et les Etats-Unis et la reprise des mesures de confinement dans certains pays européens inquiètent les marchés.

A partir du 20 juillet, toute l’attention des marchés financiers est portée sur la conclusion de l’accord du plan de relance européen pour un soutien massif à l’économie. Cette annonce a été très bien accueillie à Francfort avec une appréciation du DAX de +0,96% lui permettant de dépasser son niveau d’avant crise. Cependant, dès le mercredi 22 juillet, les marchés actions européens se sont retournés et ont souffert de la montée en intensité des tensions sino-américaines avec la fermeture controversée d’un consulat chinois par Donald Trump entrainant des représailles de Pékin.

L’inquiétude de la propagation du coronavirus et son impact sur l’économie ont de nouveau gagné la bourse de Paris en fin de mois. Le CAC 40 perd -0,34%, poursuivant la tendance baissière des dernières semaines. Aux conséquences de la crise sanitaire, notamment sur le secteur des transports et des loisirs, s’ajoutent un euro qui s’envole face à un dollar en chute. La Bourse de Paris clôture le mois sous les 4.800 points. Les mauvaises nouvelles se sont accumulées avec la publication des PIB nationaux faisant ressortir des niveaux historiques de récession, ainsi que l’annonce des résultats d’entreprises décevants.

La baisse des marchés actions est globalisée sur la majorité des secteurs d’activités

Le mois de juillet est en rupture avec la tendance haussière initiée en avril sur la plupart des secteurs d’activités. Le secteur des Produits de Base connaît des performances hétérogènes (i) l’Energie chute de -10,2% suite aux mauvaises performances de Royal Dutch Shell (-11,88%) et Total (-7,87%) ; (ii) les Minerais/Métaux/Acier présentent une baisse plus modérée de -1,1% portés par quelques valeurs haussières telles que ThyssenKrupp (+4,05%) ; et (iii) la Chimie gagne +1,3%, marquée par Air Liquide (+8,72%), Linde (+9,83%) qui compensent la chute de Bayer (-14,52%).

A l’exception des Biens d’équipement (+2,3%) portés la forte croissance des rentabilités de Kone Elevators (+9,83%) et d’Alstom (+14,05%), le secteur Industrie affiche des performances négatives. L’Aéronautique/Défense connaît une baisse de -3,1%, notamment due à Thales (-14,64%) et Airbus Group (-2,38%), et ce malgré une valeur de Safran stable à +0,25%. Les performances intra-sectorielles de l’Electronique (-2,0%) et des Matériaux de construction (-1,5%) sont variées : la baisse d’ASML (‑8,32%) et de Saint-Gobain est contrastée par la croissance de Siemens (+3,40%).

Le secteur Biens de Consommation est tiré vers le bas par les segments Loisirs et tourisme et Luxe qui chutent respectivement de ‑13,3% et -5,1%. Ils sont marqués par les performances négatives de TUI (-23,38%), de NH Hotel Group (-23,01%) et de d’Accor (-12,27%), ainsi que de LVMH (-6,08%) et Hermès (-7,74%). Malgré la baisse globale de l’Automobile (-3,2%), la hausse de +3,47% de Daimler compense légèrement la diminution des autres valeurs, dont VW (-7,37%) et BMW (-3,73%). L’Agro-alimentaire et la Santé diminuent respectivement de -1,0% et -0,3%, résultant de performances très contrastées entre les sociétés : Danone (-8,15%) vs. Pernod Ricard (+4,25%) et Sanofi (-2,32%) vs. Merck (+4,60%).

L’ensemble des segments du secteur Financier s’inscrit dans la tendance baissière connue par les marchés actions européens. Les Banques d’Investissement (-7,5%), les Banques (-6,7%) et l’Immobilier (‑7,2%) ont été les plus touchés, plombés par les performances de Grupo Santander (‑16,83%), Deutsche Bank (-10,31%), Natixis (-11,61%) et Klépierre (-17,73%). Les Assurances suivent de près avec une baisse de -4,4%, qui s’explique par les mauvaises performances d’AXA (-9,39%) et d’Allianz (-3,05%).

Dans le secteur Infrastructures, les Utilities gagnent +2,4%, tandis que le BTP et Concessions (-10,0%) et les Télécommunications (-6,3%) reculent. De nombreuses valeurs tirent les performances du secteur vers le bas, dont Vinci (-11,22%), Ferrovial (-12,49%) et Deutsche Telekom (-5,22%), tandis que la hausse du premier segment est portée en partie par Engie (+2,64%) et Iberdrola (+5,81%).

Les performances du secteur Services sont plus contrastées : les Editeurs Logiciels et Jeux surpassent le marché avec une hausse de +6,3% portée par SAP (+7,61%). Ce segment est accompagné par la croissance plus modérée des Services informatiques (+1,5%) et des Transports (+1,6%), qui résulte de valeurs hétérogènes : Capgemini (+7,41%) compense la baisse de Worldline (-5,66%) et Deutsche Post (+5,25%) contraste avec la baisse de Ryanair (-1,13%). Par ailleurs, les Médias chutent de -6,0%, avec notamment Relx (-12,82%) et Vivendi (-1,93%). La Distribution (-1,9%) et les Services (-0,5%) clôturent également à la baisse, s’expliquant par la baisse de certaines valeurs, dont Amadeus IT (-8,57%) et Zalando (-2,45%). Teleperformance (+9,47%) et Edenred (+8,22%) font partie des rares valeurs du secteur à présenter une très bonne performance.
La prime de marché en légère hausse

Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois

Source : Associés en FinanceNote : Niveau de prime instantané à fin juillet avant certains ajustements de flux

En juillet, les avancées médicales et la reprise de l’activité sont contrastées par la reprise des mesures de confinement dans certains pays, l’incertitude face à une seconde vague et la publication de résultats décevants des entreprises. Face aux conséquences de la crise sanitaire, la prime de marché repart à la hausse pour atteindre un niveau de 9,81% en juillet, contre 9,56% en juin (avec une légère baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen).

Figure 3 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002

Source : Associés en FinanceNote : Niveau de prime instantané à fin juillet avant certains ajustements de flux
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