PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2020

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2020

  Figure 1 : Évolution des marchés
   

Source : Associés en Finance

Les marchés boursiers clôturent une année 2020 difficile avec des performances mensuelles positives en décembre

Les marchés actions en Europe continuent à croître sur le mois de décembre : +0,6% pour le CAC 40, +1,7% pour l’EuroStoxx 50, +2,0% pour l’EuroStoxx, +3,2% pour le DAX. Il en est de même pour les marchés boursiers américains, avec une hausse du S&P 500 et de l’indice technologique du Nasdaq de respectivement +3,7% et 5,7%.

Sur le bilan de l’année 2020, les performances positives des deux derniers mois ont limité l’effondrement historique des valeurs boursières européennes en 2020 : le CAC 40 a enregistré une perte annuelle de ‑7,1% et l’EuroStoxx 50 a perdu -5,1% de sa valeur. Les valeurs américaines ont davantage progressé que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +16,3 % pour le S&P 500 et +43,6 % pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +7,3 % en dollar. Par ailleurs, sur l’année, l’euro a connu une forte hausse face au dollar à 1,22 USD (contre 1,12 USD au 31 décembre 2019 soit +9,0%).

Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 22,3% et 22,2%, soit près de 8% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 22,8% et 23,4%).

La bonne nouvelle des premières vaccinations contrebalancée par la découverte d’une nouvelle souche du coronavirus Covid-19 au Royaume-Uni

Le mercredi 2 décembre, les autorités sanitaires britanniques ont pris tout le monde de court en annonçant que le vaccin des laboratoires Pfizer et BioNTech contre la Covid-19 serait disponible dans tout le pays dès la semaine suivante. De son côté, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA – Food and Drug Administration) au travers d’un comité d’experts a commencé le jeudi 10 décembre à examiner les données du vaccin et a choisi, 48 heures après, de recommander son autorisation de mise sur le marché.

Le 21 décembre, c’est au tour de l’Union Européenne d’autoriser la mise sur le marché du vaccin de Pfizer et BioNTech. Cependant cette bonne nouvelle a été accueillie froidement avec l’annonce de la découverte d’une nouvelle variante du coronavirus au Royaume-Uni qui est potentiellement impliquée dans la transmission effrénée qui a été observée dans le sud-est de l’Angleterre. Pour freiner la transmission de ce nouveau coronavirus, Boris Johnson, le Premier Ministre britannique, a annoncé un reconfinement sur les secteurs géographiques concernés. La propagation de cette nouvelle souche inquiète fortement les différents gouvernements européens et mondiaux, car ce SARS-CoV-2 semble être beaucoup plus rapide dans la chaîne de transmission que le virus initial (un professeur de virologie moléculaire de l’université de Nottingham souligne une transmission accrue de 70%). Par ailleurs, les experts de l’UE ont estimé que pour l’instant, compte tenu des informations à leur disposition, les vaccins actuels contre la Covid-19 restaient efficaces face à la nouvelle variante.

Le Brexit : Londres et Bruxelles parviennent à trouver un accord

Les négociateurs britanniques et européens ont eu les plus grandes difficultés à trouver un consensus pour l’accord commercial post-Brexit. Au début du mois de décembre, la livre sterling a été fortement impactée par la perspective d’un « no deal » qui se rapprochait à grands pas.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier Ministre britannique, Boris Johnson, s’étaient donnés jusqu’au dimanche 13 décembre pour décider de l’avenir des pourparlers. Malgré leur rapprochement en cette fin d’année, leurs différends restaient profonds et aucun chemin pour les surmonter ne semblait apparaître. Cependant, les deux dirigeants ont estimé, dans un communiqué commun, qu’il était « responsable » d’éviter un échec aux conséquences importantes. A seulement dix-huit jours de la rupture définitive entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne (le 31 décembre), ils ont donc choisi de poursuivre les discussions.

Contre toute attente, le 24 décembre, Ursula von der Leyen et Boris Johnson ont annoncé avoir trouvé un accord sur leur future relation commerciale, après 10 mois de très intenses tractations. Le soulagement des marchés financiers a pu être palpable avec une forte hausse des différentes places tant un « no deal » aurait affaibli des économies déjà ébranlées par la crise sanitaire. Avec cet accord, l’UE offre au Royaume‑Uni un accès inédit, sans quotas ni droits de douane, à son marché de consommateurs, mais avec de strictes conditions (les entreprises d’outre-Manche devront respecter un certain nombre de règles évolutives au fil du temps en matière d’environnement, de droit du travail et de fiscalité pour éviter tout dumping).

Cet accord est à prendre avec prudence des deux côtés car des perturbations sont à attendre à compter du 1er janvier 2021, lorsque le Royaume-Uni quittera, après de nombreuses années, le marché unique et l’union douanière.

Les investisseurs restent attentifs aux indicateurs et aux annonces des banques centrales

Le 16 décembre, les investisseurs ont été rassurés par le baromètre PMI sur l’activité du secteur privé en zone euro qui s’est redressé. Par ailleurs, le marché parisien a bien accueilli la semaine suivante l’annonce d’un plan de relance aux Etats-Unis de 900 Mds$, à l’issue de plusieurs mois d’âpres tractations au Congrès américain.

Concernant les banques centrales, les attentes des marchés vis-à-vis de la BCE (inflation négative en zone euro, incitations à baisser les taux de la part du Fonds Monétaire International) qui se réunissaient jeudi 10 décembre étaient très fortes. D’autant que Christine Lagarde, lors de la réunion d’octobre, avait promis un recalibrage de son action. La BCE a pris les mesures qui étaient attendues en soutenant massivement l’économie (augmentation du plan pandémie d’achat de dettes de 500 Mds€, extension de la durée de son intervention de neuf mois, prolongation d’un an de l’accès aux banques des prêts à -1%). Cependant, c’est justement ce manque de surprise qui a déçu les marchés qui ont aussi été sévères compte tenu du rythme très prudent de reprise en Europe annoncé par l’institut. Par ailleurs, la FED a de son côté assuré le 16 décembre qu’elle maintiendrait une politique monétaire accommodante pour assurer le rebond de l’économie américaine. La Banque Centrale va notamment poursuivre ses achats d’actifs « au moins » au niveau actuel et les lie désormais aux progrès en matière d’emploi et d’inflation.

Des performances sectorielles globalement positives

Figure 2 : Les performances sectorielles sur le mois de décembre
                 

Source : Associés en Finance

Une majorité des secteurs d’activité a connu une hausse de ses valeurs boursières en décembre, avec notamment une performance remarquable de +18,8% pour le secteur des Minerais / Métaux / Acier. Ce secteur a été porté par l’ensemble de ses sociétés dont Derichebourg (+77,64%) et Arcelor Mittal (+23,00%) font partie.

Certains segments d’activité tels que les Télécommunications (-3,6%) ou encore le BTP et Concessions (-2,6%) ont, quant à eux, enregistré une baisse de leur performance consolidée sur le mois. Des sociétés comme Telefonica (-11,27%), Orange (‑8,08%), Vinci (-4,84%) ou encore Eiffage (-3,77%) ont vu leur valeur boursière fortement diminuer, pesant sur la performance globale de leur secteur.

L’évolution de la rentabilité des secteurs d’activité sur une année

  Figure 3 : Secteur Produits de Base   Figure 4 : Secteur Industrie
 
  Figure 5 : Secteur Biens de Consommation   Figure 6 : Secteur Services
 
  Figure 7 : Secteur Infrastructures   Figure 8 : Secteur Finance
 

Source : Associés en Finance

Note : Ces niveaux de performance sont rebasés au 31/12/2019 et présentent l’évolution des rentabilités pondérées de chaque secteur d’activité depuis fin décembre 2019.

La prime de risque de marché continue à baisser

  Figure 9 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois

Source : Associés en Finance

Note : Niveau de prime instantané à fin décembre avant certains ajustements de flux

Avec un redressement des valeurs boursières européennes qui se poursuit, la prime de marché continue à baisser en passant de 8,70% en novembre à 8,57% à fin décembre (avec une baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen).

Figure 10 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002

Source : Associés en Finance

Note : Niveau de prime instantané à fin décembre avant certains ajustements de flux

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