PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2019

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2019

Figure 1 : Evolution des marchés

Source : Associés en Finance

Les marchés actions européens et américains finissent l’année en forte croissance

Les marchés actions clôturent l’année en hausse avec une croissance qui s’est confirmée sur toute la durée du 4ème trimestre 2019. Les principaux indices européens affichent encore de belles performances sur le dernier mois de l’année : + 3,3% pour l’EuroStoxx 50, +3,1% pour l’EuroStoxx, +3,3% pour le CAC 40 et +2,2% pour le DAX. Le S&P 500 gagne +3,8%, tandis que l’indice technologique du Nasdaq connait une hausse une nouvelle fois très importante avec +4,7%. Sur le marché des changes, l’euro est en hausse face au dollar et clôture l’année à 1,12 USD.

Sur le bilan de l’année 2019, les valeurs américaines ont davantage progressé que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +28,7 % pour le S&P 500 et +34,6 % pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +21,8 % en dollar.

La volatilité des marchés actions est légèrement en hausse, proche de sa moyenne annuelle avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 14% entre le 1er et le 31 décembre avant de clôturer à respectivement 14,0% et 13,8%.

La victoire de Boris Johnson aux élections britanniques ouvre la voie pour le Brexit

Le Premier ministre britannique et les conservateurs ont remporté une majorité absolue à la Chambre des communes suites aux élections législatives du 12 décembre 2019. Boris Johnson a ainsi acquis la confortable majorité qu’il souhaitait pour enclencher son plan de retrait de l’Union Européenne négocié avec Bruxelles. Le Royaume-Uni sortira de l’UE le 31 janvier 2020 avec une période de transition qui se terminera le 31 décembre 2020.

Cependant, le chemin à parcourir reste encore long, il s’agit maintenant de trouver un accord commercial avant la fin de l’année, qui définira les règles de la future relation entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Dans cette perspective, Boris Johnson souhaite conclure un accord en moins d’un an et a prévu d’interdire dans la loi d’application de l’accord toute extension au-delà de 2020. Cette position très ferme et radicale a fait resurgir les craintes d’une sortie sans accord (no deal). L’Union Européenne a pour sa part rétorquée qu’elle ferait le « maximum » pour aboutir à un accord avant l’échéance, tout en prévenant qu’un « no deal » aurait « plus d’impact sur le Royaume-Uni » que sur les Européens.

Guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, le feuilleton interminable

Après quelques mois d’apaisement sur le front commercial entre les deux pays, le président américain Donald Trump a brutalement relancé les hostilités au début du mois de décembre avec de nouvelles menaces de taxation sur les produits chinois. Finalement, le 13 décembre 2019, Donald Trump et Pékin ont annoncé que les Etats-Unis renonçaient à imposer une nouvelle vague de tarifs douaniers prévue le 15 décembre sur environ 160 Mds$ de biens chinois.

Des médias américains ont annoncé que Pékin avait en contrepartie accepté d’augmenter les achats de produits agricoles américains à hauteur de 50 Mds$ en 2020. Outre ces achats, Pékin s’engage à ne pas manipuler sa monnaie pour favoriser ses exportations et à ouvrir son secteur financier aux firmes étrangères. Une première partie de cet accord commercial entre la Chine et les États-Unis devrait être signée au tout début du mois de janvier.

Regain de tension entre l’Iran et les Etats-Unis

Les tensions entre les deux pays sont montées d’un cran en cette fin d’année sur le front irakien. Des frappes américaines ont visé le 29 décembre un groupe lié à l’Iran après une attaque qui a tué un ressortissant américain dans le nord de l’Irak. Le 30 décembre les milices chiites irakiennes affiliées à l’Iran ont manifesté devant l’ambassade des Etats-Unis, à Bagdad avant d’attaquer l’enceinte de l’ambassade. Ces événements font craindre un retour des tensions entre Trump et l’Iran pour l’année 2020.

La FED stabilise les taux

Aux Etats-Unis, l’année 2019 se termine sur une note positive avec une croissance atteignant environ 2,0%. Comme prévu, Jerome Powell a confirmé le 11 décembre les taux directeurs actuels, qui restent inchangés dans une fourchette comprise entre 1,5 % et 1,75 % (après les trois baisses successives entre juillet et octobre 2019).

Par ailleurs, la Réserve fédérale des États-Unis n’envisage pas de modifications des taux dans les prochains mois (Sur les 17 banquiers centraux de la Fed, 13 ne prévoient aucun changement en 2020).

Des performances hétérogènes pour les différents secteurs

Après un mois de novembre marqué par une hausse de la majorité des secteurs, le mois de décembre a été marqué par des croissances plus hétérogènes.

Le secteur des Produits de base a connu une croissance importante : la Chimie, l’Energie et les Minerais/Métaux/Acier gagnent respectivement +2,2%, +1,6% et +3,7% portés par la bonne performance d’Umicore (+11,24%), CGG (+21,64%), Fugro (+16,87%), Derichebourg (+16,84%) ou encore Eramet (+12,96%).                     

L’Industrie clôture dans le vert malgré la mauvaise performance de l’Aéronautique et des Matériaux de constructions : respectivmement -3,1% et -0,5%, à cause des performances de Dassault Aviation
(-5,26%), Safran (-7,28%) et HeidelbergCement (-3,19%). Les Biens d’équipement et l’Electronique portent le secteur avec des croissances respectives de +3,7% et +3,5%, notamment grâce aux performances de Vallourec (+20,53%), Nexans (21,07%), Schneider (+4,45%) ou encore STMicroelectronics (+7,49%) et ASML (+6,76%).

Les Biens de consommation affichent des performances hétérogènes. Le Luxe progresse de +2,5%, porté par la bonne performance de Prada (+11,68%) et Kering (+7,04%), les Loisirs et Tourisme continuent leurs progressions (+0,9%) ainsi que la Santé (+0,8%), tandis que l’Automobile et l’Agro-alimentaire marquent un coup d’arrêt dans leurs progressions avec des performances respectives de
-2,0% et -0,8% (Valeo : -12,16% ; Daimler : -3,57%).

Le secteur Financier a connu la croissance la plus importante du mois de décembre : le secteur bancaire progresse de +3,9%, porté par Société Générale (+8,60%) et Grupo Santander (+5,46%), les Assurances gagnent +0,8% avec Sampo à +6,02%, tandis que les Banques d’Investissement et l’Immobilier connaissent une croissance de +2,7% et +0,5% avec notamment les bonnes performances de Deutsche Bank (+5,70%) et d’Icade (+6,82%).

Le secteur des Infrastructures a connu un recul significatif : les performances positives du BTP/Concessions et des Utilities, respectivement +0,7% et +1,5%, n’ont pas permis de compenser les performances décevantes, -6,2% des Télécommunications. Les plus grosses pertes des Télécommunications sont : Orange (-12,53%), Telefonica (-10,43%) et Proximus (-6,79%).

Le secteur des Services a connu pour sa part un mois de décembre relativement stable.

La baisse de la prime de marché continue Au mois de décembre les tendances du mois précédent se sont poursuivies, la combinaison de la hausse des marchés et de la hausse du Bund 10 ans (assimilé au taux sans risque européen) a entrainé une baisse de la prime de marché de 7,85% à 7,62%. La prime de marché reste cependant bien supérieure à sa moyenne sur longue période.

Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché

Source : Associés en Finance

Accés réservé
AUX ABONNÉS TRIVAL®
Accés réservé
AUX ABONNÉS DU CLUB
Vous souhaitez des informations complémentaires ?
Contactez-nous