PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 septembre 2019

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 septembre 2019

Figure 1 : Evolution des marchés

Source : Associés en Finance

Le rebond des marchés actions marqué par une bonne performance des bourses européennes

Cette rentrée 2019 marque un rebond des marchés actions après la baisse connue au mois d’août. Les indices européens affichent de belles performances sur le mois de septembre : +4,0% et +3,4% respectivement pour l’EuroStoxx 50 et l’EuroStoxx, et +3,4% et +4,0% pour le CAC 40 et le DAX. Le S&P 500 gagne +1,7%, tandis que l’indice technologique du Nasdaq reste stable à +0,5%. Sur le marché des changes, l’euro poursuit sa baisse face au dollar, expliquant le surplus de performance des indices européens exprimés en euro par rapport au dollar.

Depuis le début de l’année, les valeurs américaines progressent davantage que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +18,6% pour le S&P 500 et +20,0% pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +12,6% en dollar.

La volatilité des marchés actions a retrouvé des niveaux proches de sa moyenne annuelle sur une grande partie du mois de septembre avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 15 entre le 6 et le 23 septembre. Les deux indices sont repartis à la hausse en fin de mois pour clôturer à 16,24 pour le VIX et 15,83 pour le VStoxx.

Tensions commerciales sino-américaines, conflit géopolitique au Moyen-Orient, Ukraingate et Brexit dur : les sources de tensions économiques se multiplient en cette rentrée 2019

Alimentées par l’inversion de la courbe des taux à la fin du mois d’août, des indicateurs macroéconomiques décevants, et la multiplication des tensions politico-économiques, les craintes de l’arrivée prochaine d’une récession se sont intensifiées au mois de septembre.

En Europe, Boris Johnson s’enlise dans un conflit avec la Parlement britannique après la décision finale de la Cour suprême rendue le 24 septembre qui a jugé illégale la suspension du Parlement imposée par le Premier Ministre. Plus tôt dans le mois, les Lords avaient adopté une proposition de loi sur le report du Brexit en cas d’absence d’accord le 31 octobre prochain. Tous ces rebondissements penchent en faveur d’un report du Brexit à la fin l’année, voire au début de l’année prochaine avec la tenue probable d’élections anticipées au Royaume-Uni.

Enfin au Moyen-Orient, de nouvelles attaques revendiquées par les rebelles yéménites houthis ont été perpétrées contre deux sites pétroliers de la société saoudienne Aramco. Dès le lundi suivant à l’ouverture de la bourse, le cours du Brent a bondi de +14,2%. Ces nouvelles attaques cristallisent encore davantage les tensions entre les États-Unis et l’Iran (allié des rebelles yéménites) qui risqueraient de déraper et provoqueraient sans doute une flambée des prix du pétrole.

Concernant la guerre commerciale sino-américaine, la tendance est à l’apaisement. Pékin et Washington ont en effet annoncé le 11 septembre vouloir faire une pause dans l’escalade de la guerre commerciale qui les oppose depuis maintenant plus d’un an. Cette annonce qui devrait être matérialisée par une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping courant octobre annonce la reprise des négociations. En outre, l’approche des élections américaines pourrait pousser Donald Trump à se montrer davantage coopératif, ce qui augmenterait la probabilité de conclusion d’un accord entre les deux nations avant la fin de l’année. Relevons cependant l’entrée en vigueur au 1er septembre de nouveaux droits de douane américains de 10% sur 300 Mds$ d’importations chinoises sans grandes conséquences sur les marchés mondiaux qui avaient anticipé cette annonce faite au cours du mois d’août.

Les banques centrales en ordre de bataille pour soutenir l’économie

Face à la multiplication des sources de tensions économiques sur le plan international, les principales banques centrales mondiales ont initié depuis le début d’année un mouvement d’assouplissement de leur politique monétaire.

Ainsi, à l’issue de la réunion du Conseil des Gouverneurs qui s’est tenue le 12 septembre, la BCE a annoncé 5 mesures d’assouplissement monétaire :

  1. La baisse du taux de dépôt de 10 pb, à -0,5% ;
  2. La reprise du Quantitative Easing à un rythme mensuel de 20 Mds€ à partir du 1er novembre ;
  3. Le réinvestissement des remboursements des titres achetés dans le cadre des programmes de Quantitative Easing sur une longue période ;
  4. L’assouplissement des conditions des opérations de refinancement à long terme (TLTRO) ;
  5. La mise en place d’un système de rémunération à deux paliers, qui exclura les fonds en excès des réserves obligatoires placés sur les comptes des banques à la BCE d’une rémunération à taux négatif.

Une semaine plus tard, la Réserve fédérale américaine a, à son tour, officiellement annoncé une nouvelle baisse d’un quart de point sur son principal taux directeur, la deuxième en deux mois.

Précisons cependant que ces décisions de relance monétaire sont de plus en plus en proie aux critiques au sein même des institutions financières. La décision de la FED a été adoptée à 7 voix contre 3, tandis que la BCE exhorte les gouvernements européens, notamment l’Allemagne, à prendre le relais en mettant en place des relances budgétaires.

Des performances positives pour la grande majorité des secteurs

Globalement, le mois de septembre est marqué par la bonne reprise des valeurs cycliques.

Le secteur financier marque le plus fort rebond de la rentrée : les Banques et les Banques d’Investissement gagnent respectivement +9,0% et +7,3%. Les Assurances engrangent +7,8%, tirées par la très bonne performance d’Axa de +12,3% sur la période.

Les infrastructures clôturent également dans le vert avec des performances cependant plus modestes : le BTP & Concessions gagnent +1,3%, les Télécoms +4,3% et enfin les Utilities +4,0%.

Les biens de consommation affichent des performances moins homogènes. L’Agro-alimentaire recule de -0,4%, tandis que l’Automobile progresse de +6,1%. Le Luxe, fortement exposé aux exportations et donc aux tensions commerciales internationales, croît timidement de +1,7%.

Parmi les valeurs industrielles, l’Électronique marque la plus belle performance avec +7,3%, tandis que l’Aéronautique & Défense reste quasi-stable avec +0,4%, pénalisé par la mauvaise performance d’Airbus (-4,90%).

Une baisse de la prime de marché Au mois de septembre, la combinaison de la hausse des marchés et de la hausse du Bund 10 ans (assimilé au taux sans risque européen) a entrainé une baisse de la prime de marché de 8,55% à 8,29%. La prime de marché reste cependant bien supérieure à sa moyenne sur longue période.

Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché

Source : Associés en Finance

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