PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2020

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2020

  Figure 1 : Évolution des marchés
   

Source : Associés en Finance

Les marchés boursiers se redressent et enregistrent des niveaux historiques de performance grâce aux avancées sur le vaccin contre le coronavirus

Le mois de novembre est marqué par une très vive remontée des marchés actions. Le CAC 40 présente sa meilleure performance mensuelle depuis février 1988, avec une hausse de +20,1%. Les autres indices européens affichent également des performances positives : +18,1% pour l’Euro Stoxx 50, +16,9% pour l’Euro Stoxx et +15,0% pour le DAX. Il en est de même pour les indices américains avec une hausse du S&P 500 de +10,8% et du Nasdaq de +11,8%. Sur le marché des changes, l’euro est en hausse face au dollar à 1,20 USD.

Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 25,4% et 24,5%, soit près de 11% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 20,6% et 22,9%).

L’arrivée du vaccin contre le virus a contrebalancé les effets de la seconde vague

A la suite de la chute des marchés boursiers fin octobre en réaction à la seconde vague européenne du virus, le CAC 40 affiche une performance mensuelle historique en novembre. En prenant près de 1 000 points en un mois, l’indice parisien enregistre sa plus forte hausse depuis plus de 30 ans.

Les marchés ont été portés par les diverses annonces concernant l’avancée prometteuse des recherches sur le vaccin contre le coronavirus. Dès le 9 novembre, Pfizer et BioNTech ont communiqué sur des résultats partiels de leur vaccin expérimental efficace à 90%, permettant aux investisseurs d’entrevoir à moyen terme la fin de la crise sanitaire mondiale. Cet espoir a été entretenu par l’annonce de Moderna qui, le 16 novembre, a estimé l’efficacité de son vaccin à 94,5%. Ces bonnes nouvelles étaient attendues depuis longtemps par les investisseurs et ont permis de dissiper certaines de leurs craintes et inquiétudes.

Cette dynamique s’inscrit également dans un contexte de reprise économique et d’adaptation des différents secteurs d’activité aux conséquences sanitaires de la pandémie. Au début du mois, les marchés ont réagi favorablement à la publication d’indicateurs économiques positifs : l’activité du secteur industriel chinois a atteint son plus haut point depuis 11 ans tandis que l’activité manufacturière américaine s’est rapprochée de son plus haut niveau en deux ans. Dans cette conjoncture de reprise, la production et la commercialisation d’un vaccin à l’échelle mondiale présente un moyen efficace d’enrayer l’avancée de la pandémie et de permettre une réhabilitation durable de l’économie. Cependant, certains points d’inquiétude continuent à peser sur les marchés.

Tandis que la politique américaine se précise avec la fin des élections présidentielles …

Les premiers jours de novembre ont été rythmés par un duel serré entre Donald Trump et Joe Biden pour la présidence des États-Unis. Tandis que les marchés prévoyaient une large victoire du candidat démocrate, le dépouillement des votes plus long que prévu et la possible contestation du scrutin final ont engendré quelques tensions chez les investisseurs. Ces incertitudes ont contribué à la volatilité du marché américain en début de mois.

La victoire de Joe Biden, s’est précisée par la suite avec 306 grands électeurs en sa faveur, contre 232 pour Donald Trump. Plusieurs recomptages dans certains états-clés ont confirmé cette victoire. Alors que la fin de ces élections a été favorablement accueillie par les marchés financiers, l’issue du contrôle au Sénat est toujours attendue. Le scénario souhaité par les investisseurs serait une administration républicaine. Une telle cohabitation entraînerait une politique américaine plus modérée et limiterait l’adoption de lois qui seraient défavorables aux marchés financiers.

… plusieurs autres points demeurent en suspens

Les négociations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni concernant leurs accords post-Brexit s’éternisent. La date butoir, prévue initialement pour mi-novembre, a été repoussée à plusieurs reprises. Dès le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni n’appliquera plus les normes européennes. Tandis que la fin de l’année se rapproche, les négociations continuent à bloquer sur les mêmes points : la pêche, les règles de concurrence et le règlement en cas de non-respect de l’accord.

Les investisseurs attendent aussi les réunions de la Réserve Fédérale et de la Banque Centrale Européenne prévues courant décembre. La BCE est particulièrement attendue sur l’euro qui, entraîné par la reprise économique de la zone euro, est repassé au-dessus du niveau de 1,20 dollar. Avec une hausse de près de +8% depuis le début de l’année, l’appréciation de la monnaie unique dégrade la compétitivité des exportateurs européens sur les marchés étrangers et augmente la pression déflationniste sur les prix.

Par ailleurs, un accord entre les membres de l’OPEP+ sur la stratégie à adopter se fait également attendre. Tandis que certains pays souhaitent maintenir les importants quotas mis en place afin d’éviter une nouvelle chute des prix, d’autres préféreraient augmenter leur production en ouvrant à nouveau les vannes. La réunion a été reportée au mardi 1er décembre.

Ces points en suspens sont particulièrement suivis par les marchés financiers et contribuent à leur volatilité. Les investisseurs craignent un « no-deal » entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ou encore une nouvelle chute du prix du pétrole qui, accompagnée d’un euro fort, contribueraient à la déflation en Europe.

Une hausse généralisée des performances sectorielles

Figure 2 : Les performances sectorielles sur le mois de novembre
                 

Source : Associés en Finance

Le redressement historique des marchés européens se reflètent sur l’ensemble des secteurs de l’économie et a pu profiter à de nombreuses valeurs cycliques. Les Banques et les entreprises en Immobilier ont vu leur performance sectorielle s’apprécier en novembre, avec une hausse respective de +41,8% et +39,5%. Toutes les valeurs boursières de ces secteurs ont augmenté, avec notamment une hausse de +43,91% pour BNP Paribas et de +70,11% pour Klépierre. Il en est de même pour les sociétés du secteur Loisirs et Tourisme (+38,6%), porté par la performance de TUI (+67,12%) et d’Accor (+31,52%).

Seuls les secteurs de la Santé (+8,0%), des Biens de consommation (+7,9%) et de la Distribution (+4,0%) présentent une hausse plus modérée. La sous-performance de ces segments d’activité s’explique par la dépréciation de certaines valeurs boursières : bioMérieux (-5,48%) et Sartorius Stedim Biotech (‑6,94%) en Santé, Symrise (-0,80%) en Biens de consommation ou encore Metro (-9,03%) et Colruyt (‑1,57%) en Distribution.

L’évolution de la rentabilité des secteurs d’activité sur une année

  Figure 3 : Secteur Produits de Base   Figure 4 : Secteur Industrie
 
  Figure 5 : Secteur Biens de Consommation   Figure 6 : Secteur Services
 
  Figure 7 : Secteur Infrastructures   Figure 8 : Secteur Finance
 

Source : Associés en Finance

Note : Ces niveaux de performance sont rebasés au 29/11/2019 et présentent l’évolution des rentabilités pondérées de chaque secteur d’activité depuis fin novembre 2019.

Forte diminution de la prime de risque de marché

  Figure 9 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois

Source : Associés en Finance

Note : Niveau de prime instantané à fin novembre avant certains ajustements de flux

Avec un redressement généralisé des actions européennes, la prime de marché diminue significativement, passant de 10,11% en octobre à 8,70% à fin novembre (avec une hausse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen).

Figure 10 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002

Source : Associés en Finance

Note : Niveau de prime instantané à fin novembre avant certains ajustements de flux

Accés réservé
AUX ABONNÉS TRIVAL®
Accés réservé
AUX ABONNÉS DU CLUB
Vous souhaitez des informations complémentaires ?
Contactez-nous