PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 juin 2017

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 juin 2017

Prises de bénéfices en fin de semestre

La tendance sur les marchés européens est restée soutenue jusqu’à la mi-juin par les conditions favorables de l’environnement macro-économique (nouvelles prévisions de croissance de l’OCDE, croissance du secteur manufacturier en zone euro au plus haut depuis six ans). Toutefois, les investisseurs ont fait preuve de sélectivité et de prudence, entraînant les indices à la baisse sur la deuxième quinzaine de juin.

Sur le mois juin, l’indice Euro Stoxx 50 cède -3,2% et l’indice EuroStoxx -2,8%.

Sur le marché américain, l’indice Nasdaq était en léger recul en juin sous l’effet d’une baisse sensible des premières capitalisations à dominante technologique (tels que Apple, Google, Comcast, Intel). Toutefois, le mouvement a été limité par le fort rebond des biotechs Amgen, Celgene et Gilead (qui figurent parmi les quinze premières capitalisations du Nasdaq).

Sur le front monétaire, la Réserve Fédérale a augmenté son taux directeur de 25 points de base, conformément aux attentes, tandis que la Banque Centrale Européenne a maintenu le statu quo monétaire.

La devise européenne a continué de s’apprécier vis-à-vis du dollar (1,14 à fin juin). Les rendements obligataires se sont tendus, notamment le Bund 10 ans (+16 points de base).

Malgré l’accord signé au sein de l’OPEP, le prix du Brent poursuit sa glissade depuis ses plus hauts niveaux récents atteints en février, ce qui suscite l’inquiétude des investisseurs. Le baril de Brent atteint 48 $ à fin juin (contre 56 $ fin février).

Sélectivité de la part des investisseurs

Au mois de juin, les investisseurs ont pris leurs bénéfices sur l’ensemble des secteurs, sauf le secteur financier (Assurances & Banques) et le secteur Minerais-Métaux, pourtant perçus comme relativement risqués. Cet arbitrage explique la surperformance de la classe de risque 5 du Tableau 1.

Les arbitrages des investisseurs ont bénéficié aux valeurs les moins liquides. La forte progression des cours de Groupe Flo (+72,7%) et Derichebourg (+22,2%) contribue à la surperformance relative de la classe d’illiquidité 5 au sein de Trival (cf. Tableau 1).

Quasi-stabilité de la prime de marché

Malgré le recul des indices boursiers, la prime de risque au sein du marché actions a baissé de
-38 points de base à 5,95% du fait de la revalorisation de valeurs risquées mentionnées ci-dessus (Assurances, Banques, Minerais-Métaux). La préférence donnée aux titres les moins liquides a conduit à une baisse de la prime d’illiquidité (-18 points de base) à 0,64%.

A fin juin, la prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) s’établit à 5,88%, en légère baisse de 4 points de base. La prime de marché s’éloigne de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,61% impliquant une légère surévaluation des actions.

Comme évoqué lors du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière qui s’est tenu le 15 juin 2017, les investisseurs sont actuellement réconfortés par le recul du risque politique (élections françaises, dernières élections législatives au Royaume-Uni hypothéquant la politique de hard Brexit) et une conjoncture économique qui s’améliore.

Toutefois, il convient de rester attentif au niveau de valorisation absolue des actions, que traduit la prime de marché.

Historique de la prime de marché depuis 2002

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