PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 août 2019

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 août 2019

Le marché actions en léger recul, dans la continuité d’un mois de juillet morose.

Dans la continuité d’un mois de juillet décevant, les principaux indices boursiers ont une nouvelle fois reculé au mois d’août. La baisse est davantage marquée sur les indices européens : le DAX perd -2,6%, l’Euro Stoxx -2,0% et l’Euro Stoxx 50 -1,8%. Le CAC résiste légèrement mieux et affiche une performance négative limitée de -1,4%. Outre-Atlantique, le Nasdaq perd -0,9% et le S&P 500 -1,8%.

La guerre commerciale sino-américaine demeure un catalyseur important pour les marchés

Sur la scène internationale, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis ont connu une nouvelle escalade au cours du mois d’août après une courte accalmie mi-juin. Le 1er août, le président américain a annoncé dans un tweet l’instauration de tarifs douaniers supplémentaires de 10% sur
300 Mds$ d’importations chinoises dès le 1er septembre. En représailles, Xi Jinping a annoncé le 6 août l’arrêt des achats de produits agricoles américains.

En fin de mois, le président chinois a ravivé les tensions en menaçant d’augmenter les droits de douane de 5% à 10% sur 75 Mds$ d’importations américaines. En réponse, Trump a, à son tour, menacé sur Twitter d’augmenter la taxation de 25% à 30% pour les 250 Mds$ d’importations chinoises et de 10% à 15% les 300 Mds$ d’importations supplémentaires annoncées en début de mois.

Dans ce contexte, il est toutefois important de rappeler que des élections américaines se profilent pour 2020 et que Trump a clairement l’intention de s’y représenter. Dès lors, son entêtement dans une guerre commerciale prolongée avec la Chine risquerait de lui porter préjudice et de compromettre ses chances de réélection.

De son côté, la Chine, qui est économiquement plus dépendante des États-Unis que l’inverse, connaît un ralentissement tendanciel de son activité et pourrait bien jouer la montre en attendant les prochaines élections américaines, d’autant qu’elle doit dans un même temps faire face à un soulèvement populaire persistant à Hong Kong.

Compte tenu de la publication d’indicateurs macroéconomiques semestriels en berne et des multiples points de tensions politiques à l’internationale, les banques centrales sont désormais au centre de l’attention des marchés financiers.

Aux États-Unis, l’inversion de la courbe des taux (2/10 ans) corroborée par la publication d’un sondage de la National Association of Business Economists auprès des économistes américains dont 38% prédisent une entrée en récession en 2020, ont cristallisé les craintes de récession.

En Europe, les sujets sensibles sont multiples. L’Allemagne, dont l’économie est très tournée vers l’extérieur, a été fortement impactée par les tensions commerciales et le ralentissement du commerce mondial qui en a découlé. En Italie, la démission du président du Conseil, Giuseppe Conte, le mardi 20 août, pourrait conduire à la tenue d’élections anticipées. Enfin, au Royaume-Uni, Boris Johnson qui a obtenu la suspension du Parlement jusqu’à la mi-octobre, martèle sa volonté de sortir de l’UE le 31 octobre prochain, avec ou sans accord.

C’est dans ce contexte d’incertitudes que s’est tenu le très attendu meeting annuel des banquiers centraux à Jackson Hole le 23 août dernier. Après la baisse des taux directeurs de 25 pb fin juillet, le Président de la Fed, Jerome Powell, a simplement promis d’agir « comme il convient » pour soutenir la croissance, sans donner d’indications claires. De son côté, la BCE a reconnu que le ralentissement économique pourrait être plus grave qu’attendu et s’interroge sur la forme que pourrait prendre les mesures de relance.

La majorité des secteurs voit leur performance reculer

Les secteurs industriels sont particulièrement touchés par les zig-zags dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine : les Biens d’équipements perdent -3,2%, l’Électronique -2,7% et les Matériaux de construction -1,8%. Seul le secteur Aéronautique/Défense tire son épingle du jeu avec une performance mensuelle de +2,5% en moyenne non pondérée.

L’Automobile continue de décevoir avec une chute de -5,8% en moyenne pondérée (deuxième mois consécutif de baisse pour le secteur après un rebond au mois de juin). En cause, la baisse des perspectives de croissance mondiale du secteur, la contraction de la demande chinoise au premier trimestre, les menaces de taxation de Trump sur l’automobile européenne et les craintes réglementaires en termes d’émissions polluantes.

Dans les services, la quasi-totalité des secteurs affichent des performances négatives (-3,9% pour les Services Informatiques, -2,7% pour les Services, -2,5% pour les Éditeurs de Jeux et -0,8% pour les Médias) tandis que la Distribution résiste avec +0,4%.

Le secteur financier est également sévèrement touché : les Assurances perdent -6,8%, les Banques et les Banques d’Investissement décrochent respectivement de -5,6% et -5,9%.

Du côté de l’infrastructure les Utilities et les Télécoms gagnent respectivement +3,3% et +1,1% tandis que l’Immobilier reste stable.

Une prime de marché toujours en hausse L’enfoncement du rendement du Bund 10 ans en territoire négatif (-0,739 à fin août) conduit mécaniquement à une hausse de la prime de marché qui s’établit dorénavant à 8,55% (contre 8,18% au 31 juillet).

Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché

Source : Associés en Finance

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