PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 juin 2019

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 juin 2019

Les marchés en hausse au mois de juin viennent conclure un premier semestre 2019 très positif

Après un mois de mai mitigé, les performances des principaux indices mondiaux sont reparties à la hausse (+8,2% et +6,9% respectivement pour l’Eurostoxx 50 et le S&P 500 en dollar, contre -7,2% et -6,6% au mois de mai).

Les tensions commerciales, qui avaient joué un rôle de catalyseur dans l’évolution des marchés au mois de mai, se sont apaisées en juin. Dans un discours sur les perspectives à long terme, J. Powell a précisé le 4 juin que la FED regardait de près les développements sur les tensions commerciales et ferait le nécessaire pour pérenniser la phase expansive. De cette manière, il a considérablement renforcé les anticipations d’assouplissement monétaire.

En marge du G20 le 29 juin, la Chine et les Etats-Unis ont accepté de reprendre leurs négociations commerciales. Washington a accepté de lever sa menace d’imposer de nouvelles taxes à l’importation, permettant ainsi d’apaiser les tensions. Cependant, aucun agenda précis n’a été communiqué à la suite de cette rencontre et aucun engagement n’a été pris à l’exception de celui de la Chine qui a garanti l’achat de produits agricoles américains.

Le ton à l’égard de Huaweï a également semblé nettement plus conciliant, même si Trump ne s’est pas engagé formellement à remettre en cause sa décision prise à la mi-mai de quasi-bannissement de l’opérateur chinois du territoire américain.

Par conséquent, la réaction des marchés financiers a été plutôt favorable mais, compte tenu du caractère limité de l’accord, le contexte global reste incertain. Concernant le Mexique, l’accord trouvé le 7 juin sur l’immigration entre Washington et Mexico, a évité l’application de droits de douane sur les produits mexicains importés aux Etats-Unis.

En Europe, le momentum économique reste décevant ces dernières semaines. Le 18 juin, M. Draghi a considérablement assoupli son discours lors de son intervention à Sintra. Le président de la BCE a déclaré que la banque centrale assouplirait de nouveau sa politique si l’inflation ne remontait pas, en précisant que l’hypothèse de nouveaux achats d’obligations, celle d’une baisse de taux et celle d’une modification du discours sur l’orientation future de la politique monétaire avaient toutes été « soulevées et débattues » lors de la réunion du Conseil des gouverneurs au début du mois. Son discours a fait baisser l’euro et les rendements des emprunts d’état du continent. Le Bund a ainsi atteint un point bas historique à -0,36% début juillet, se situant désormais en dessous du JGB 10 ans (-0,15%).

Ces mesures de soutien laissent peu de place à d’éventuels désaccords lors de la prochaine réunion de politique monétaire, le 25 juillet. Mais elles semblent nécessaires face à la guerre commerciale et aux inquiétudes suscitées par les finances publiques italiennes. Sur le marché secondaire des titres de dette, les taux français à dix ans ont chuté sous la barre symbolique du 0 %, tandis que l’euro est tombé à 1,12 dollar, déclenchant l’ire de Donald Trump.

Le départ de M. Draghi en octobre prochain et le processus de nomination qui s’en est suivi n’a pas été de nature à faciliter la conduite de la politique monétaire à court terme. Cependant, la nomination de Christine Lagarde au poste de présidente de la BCE le 2 juillet 2019 a été plutôt saluée par les analystes économiques, qui voient dans son profil plus politique un atout majeur en vue des négociations à venir.

Le mois de juin a été plutôt neutre concernant le pétrole, avec un prix du baril qui a légèrement augmenté (+2,3% au cours du mois). Cette hausse reste très modérée au regard des événements entre les USA et l’Iran. Le 21 juin, dans une série de tweets, le président américain a confirmé qu’une riposte armée avait été lancée contre l’Iran mais qu’il l’avait finalement stoppée « dix minutes avant la frappe ». Washington voulait punir Téhéran, accusé d’avoir abattu un drone américain dans le Golfe. Cet événement est l’aboutissement d’une montée des tensions entre les deux pays depuis les attaques contre deux tankers norvégien et japonais qui naviguaient en mer d’Oman près du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique à l’échelle mondiale, attribuées par Washington à Téhéran.

Une hausse généralisée

La quasi-totalité des secteurs ont affiché une performance positive au cours du mois de juin, à l’exception du secteur Immobilier en léger repli de -0,8%.

Parmi les produits de base, les Minerais & Métaux marquent la plus forte hausse avec +15,1% suivis par l’industrie chimique avec +10,0%.

Les secteurs industriels enregistrent également une belle performance avec +9,8% pour les Biens d’équipement et +9,1% pour l’Aéronautique & Défense. L’automobile quant à elle marque l’un des plus forts rebonds avec une performance de +7,2% contre -14,8% le mois dernier.

Les rentabilités sont plus contrastées parmi les services qui sont tirés par les Services Informatiques (+8,4%) et les Editeurs de logiciels et de jeux (+8,2%), mais freinés par la Distribution (+0,2%) et les Médias (+1,1%).

Une prime de marché en baisse La hausse des marchés actions a conduit à une baisse de la prime de marché qui s’établit désormais à +7,88% contre +8,08% à fin mai. La baisse modérée des taux d’intérêt en Europe (évolution du taux du Bund de -13 pb) a légèrement atténué cette baisse de -0,20%.

Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché

Source : Associés en Finance

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