PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2018

PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2018

Phase d’ajustement en février

Une grande nervosité a gagné les places boursières en février, en particulier durant la première moitié du mois. Les investisseurs se sont inquiétés du risque de surchauffe de l’économie américaine du fait de la dynamique de croissance mondiale et de la réforme fiscale américaine qui font craindre un regain d’inflation et un rythme plus soutenu de relèvement des taux d’intérêt américains que les trois hausses prévues pour 2018. Ces inquiétudes ont entraîné des séances de grande volatilité sur les indices américains qui s’est propagée sur toutes les places financières, notamment en zone euro.

Le mois de février s’est également caractérisé par le début de la saison de publication des résultats des sociétés. Cette première salve de résultats semble avoir contribué à soutenir les marchés dans la seconde moitié de février même si elle a pu entraîner de fortes réactions en bourse après publication.

Ainsi, les indices actions terminent le mois boursier sur une tendance négative. L’indice Euro Stoxx 50 a chuté de -4,7%. Au sein de la zone euro, les plus forts reculs ont été enregistrés par les indices allemands et espagnols (-5,7% et -5,8% respectivement). L’indice américain S&P500 a baissé de -3,9% tandis que le Nasdaq a enregistré une moindre baisse (-1,9%) grâce à la résilience d’Amazon (+4,2%) et des valeurs technologiques (-0,4% pour l’indice sectoriel Technologies du Nasdaq).

Sur le marché obligataire, les taux américains sur 10 ans ont continué de se tendre (+16 points de base en février). Toutefois, en zone euro, le Bund 10 ans a peu varié d’un mois sur l’autre
(-4 points de base à 0,66% à fin février) malgré quelques tensions en début de mois.

Sur le marché des matières premières, on constate un mouvement inverse de la tendance qui prévalait précédemment (sept mois consécutifs de hausse jusqu’à fin janvier) : le prix du baril de Brent a chuté de 6,3% sur le mois pour atteindre 64,5 $ à fin février.

Dans ce contexte, de fortes disparités des rentabilités mensuelles

De manière générale, les valeurs les plus pénalisées en février ont été les big caps (classe d’illiquidité 1, cf. Tableau 1) ainsi que les secteurs Immobilier et Energie (en particulier les valeurs parapétrolières) en raison du contexte décrit précédemment sur les marchés obligataires et le prix du baril de Brent.

La publication des résultats des sociétés a pu occasionner de fortes réactions sur leur cours et/ou faire l’objet d’arbitrages au sein des secteurs. Il est intéressant de noter les écarts de rentabilité en février au sein même des secteurs ci-dessous :

  • Electronique : Aixtron (+35,2% en février) et Nokia (+23,9%) dont les résultats ont été bien accueillis contrairement à Technicolor et Ingenico (-38,1% et -22,0% respectivement) dont les résultats 2017 et/ou les perspectives 2018 ont déçu ;
  • Médias : le titre Criteo a rebondi après résultats (+28,2% en février) ; à l’inverse Vivendi (-10,1%) a été pénalisé par un quatrième trimestre mitigé et l’absence de prévisions pour 2018 ;
  • Minerais-Métaux : le retour aux bénéfices d’Eramet a été salué (+13,9% en février) tandis que le titre Thyssen-Krupp a souffert (-11,9%) notamment après publication de ses résultats trimestriels jugés en-deça des attentes ;
  • Services Informatiques : les investisseurs ont vu une situation de retournement pour Ordina (+23,8% sur le mois) après publication de ses résultats ; en revanche, Atos
    (-14,6%) a chuté après avoir publié des résultats pourtant conformes à ses objectifs.

Hausse de la prime de marché à 5,85%

La baisse des indices actions a entraîné une hausse de 26 points de base de l’espérance de rentabilité des actions à 6,51%. La prime de marché (écart de rentabilité entre actions et le Bund) ressort à 5,85% à fin février. Ce niveau se compare à une moyenne historique de 6,58%.

En termes d’investissement sur les actions, les signaux donnés par Trival continuent d’être neutres. A l’occasion du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière (du 21 décembre 2017), Associés en Finance indiquait ainsi que «  les valorisations des actions de la zone euro sont donc raisonnables » au vu de meilleures perspectives de croissance mondiale et des niveaux de taux d’intérêt de la zone euro qui devraient rester à de faibles niveaux.

Historique de la prime de marché Trival

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