• PLAN DE MARCHE EUROLAND - 26 février 2021 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 26 février 2021

    Figure 1 | Évolution des marchésSource : Associés en Finance Un rebond des marchés actions au mois de février Les marchés actions européens ont connu un rebond au mois de février après un début d’année 2021 en berne. Les performances réalisées au cours du mois de février sont positives : +4,4% pour le CAC 40, +1,2% pour le DAX, +3,0% pour l’Euro Stoxx 50 et +2,0% pour l’Euro Stoxx. Les indices américains ont un peu moins performé (ils avaient mieux résisté au mois de janvier) : le S&P 500 gagne +1,0% tandis que le Nasdaq perd -1,6%. La confiance des investisseurs sur la sortie de crise qui pourrait intervenir dans les prochains mois entraine un retour aux bonnes performances qu’avait connu le marché actions en fin d’année 2020. En février, l’euro a été stable face au dollar à 1,21 USD. Covid : La campagne de vaccination s’accélère dans le monde La campagne de vaccination reste le sujet primordial de ce début d’année 2021. Afin de lutter contre la propagation des variants tous les pays ont lancé une campagne de vaccination massive et rapide pour retrouver une situation économique et sanitaire correcte. L’Union Européenne dispose toujours des trois principaux vaccins sur le marché, développés par : l’américano-allemand Pfizer-BioNTech, l’américain Moderna et l’anglo-suédois AstraZeneca-Oxford. Cependant l’OMS au début du mois de février a appelé l’UE à « accélérer la vaccination » en demandant aux entreprises pharmaceutiques d’« unir leurs efforts pour augmenter drastiquement les capacités de production » qui sont à l’heure actuelle, jugées trop faibles. Au 5 février 2021, dans l’Union européenne, le taux de la population ayant reçu une première dose atteint à peine les 2,5 % (loin derrière Israël, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni). La campagne de vaccination massive en Israël rassure sur l’efficacité des vaccins utilisés. A la faveur d'un accord pour fournir au groupe Pfizer des données médicales sur l'efficacité du produit, le pays a reçu en échange des millions de doses. La première étude de grande ampleur a été publiée dans le New England Journal of Medecine, mercredi 24 février, et livre des conclusions encourageantes sur le bénéfice de la vaccination. L'efficacité mesurée dans la population israélienne vaccinée correspond aux résultats des essais cliniques de phase 3 menés par Pfizer et BioNTech, envoyant des signaux positifs sur la lutte contre l’épidémie. Par ailleurs, parmi les autres vaccins candidats à une homologation le vaccin de Johnson & Johnson (administré en une seule dose et stocké à des températures de réfrigérateur), a reçu vendredi 26 février l'avis favorable d'un comité d'experts américains, dernière étape avant le feu vert de l'Agence américaine des médicaments. Ce dernier pourrait donc très prochainement s’ajouter à la liste des vaccins utilisés sur les continents américain et européen. Ces bonnes nouvelles doivent toujours être manipulées précautionneusement compte tenu de la dynamique épidémique alimentée par les variants (britanniques, sud-africain, brésilien) qui continuent de se propager très rapidement dans de nombreux pays. Les états européens ayant durci leurs mesures afin d’endiguer l’épidémie au cours du mois de janvier ont, pour la plupart, maintenus ces mesures. Cependant un assouplissement est entrevu (notamment au Royaume-Uni) compte tenu de l’amélioration de la situation. En France, où seul le couvre-feu est encore en vigueur au niveau national (avec quelques confinement locaux), les mesures plus restrictives envisagées à la fin du mois janvier n’ont pour l’instant pas été mise en place et seront activées en cas de dernier recours. Les Etats-Unis et l’Europe maintiennent un soutien massif de l’économie Aux États-Unis, la Chambre des représentants a approuvé samedi 27 février le vaste plan de relance de 1 900 Mds$ (1 573 Mds€) voulu par Joe Biden grâce aux seules voix des démocrates. Le nouveau président voulait que ce plan de sauvetage soit adopté dès le début du mois de février mais face au retard accumulé, il a pressé en cette fin de mois le Congrès d’avancer plus rapidement. Dans le détail, le plan prévoit : plusieurs dizaines de milliards de dollars pour l’accélération du rythme des vaccinations et le déploiement des tests, le versement des allocations-chômage prolongé jusqu’au 30 septembre 2021, 130 Mds$ pour aider les écoles et lycées face à la pandémie et des chèques d’aide de 1 400 $ pour chaque Américains (selon le niveau de revenus). Le 24 février, dans son discours, Jerome Powell a écarté l’éventualité d’une modification rapide de la politique monétaire américaine. La FED se projette au-delà de toute flambée des prix à court terme et entend maintenir ses taux proches de zéro. Selon l’institution, l'inflation restera égale ou inférieure à l'objectif de 2% de la banque centrale jusqu'en 2023. Jerome Powell a par ailleurs déclaré que la Fed n'augmenterait pas ses taux tant que l'inflation n'aurait pas dépassé son objectif. De son coté, Christine Lagarde présidente de la BCE, a annoncé "surveiller de près" les rendements nominaux des emprunts d'Etat et a réaffirmé l'engagement de la BCE à préserver un financement favorable pendant la pandémie. Performances sectorielles mensuelles Figure 2 | Performances sectorielles du mois de janvierSource : Associés en Finance Une majorité de secteurs a connu une performance positive au cours du mois de février. Le Loisir et tourisme a connu la plus forte hausse (+22,0%) tout comme le secteur de la Finance : les Assurances et les Banques gagnent respectivement +19,3% et +19,2%. L’Immobilier, en revanche,est en léger recul et perd -2,3%. L’Industrie a aussi connu un mois de février encourageant avec des performances positives pour l’Aéronautique (+11,0%), les Services informatiques (+6,7%) et les Services (+7,5%), tout comme le BTP et Concessions (+10,2%). Seuls quelques secteurs sont en léger recul pour le mois de février tels que : la Distribution (-3,6%), la Santé (-2,1%) ou les Biens de consommation (-1,8%). Évolution de la rentabilité sectorielle Figure 3 | Produit de base Figure 4 | Industrie Source : Associés en Finance Source : Associés en Finance Figure 5 | Biens de consommation Figure 6 | Services Source : Associés en Finance Source : Associés en Finance Figure 7 | Infrastructures Figure 8 | Finance Source : Associés en Finance Source : Associés en Finance Évolution de la prime de Marché Trival® Figure 9 | Évolution de la Prime de marché sur les 12 derniers moisSource : Associés en Finance La Prime de Marché Trival® reprend la baisse observée sur le second semestre 2021 de 8,61% à fin janvier 2021 vers 8,13% à fin février 2021 qui reflète l’optimisme retrouvé quant à l’efficacité des vaccins et la possible sortie de crise sanitaire qui se rapproche. Figure 10 | Évolution de la Prime de marché sur longue périodeSource : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2021 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2021

    Figure 1 | Évolution des marchésSource : Associés en Finance Début d’année morose pour les marchés actions Les marchés actions européens ont débuté cette nouvelle année 2021 en berne avec des performances négatives réalisées au cours du mois de janvier : -2,7% pour le CAC 40, -2,1% pour le DAX, -2,0% pour l’Euro Stoxx 50 et -1,4% pour l’Euro Stoxx. Les indices américains ont mieux résisté : le S&P 500 perd -1,1% tandis que le Nasdaq gagne +1,4%. Ces mauvaises performances de début d’année viennent tempérer le rally boursier qui a animé les marchés actions depuis le début novembre 2020 suite aux annonces encourageantes des vaccins contre la Covid-19. Covid : vaccins contre les nouveaux variants Depuis la fin de l’année dernière la course au vaccin est enclenchée. A l’heure actuelle, l’Union Européenne a autorisé la mise sur le marché de trois vaccins développés par : l’américano-allemand Pfizer-BioNTech, l’américain Moderna et l’anglo-suédois AstraZeneca-Oxford. Les deux premiers vaccins qui utilisent la technologie d’ARN messager ont d’ores et déjà été utilisés. Concernant le troisième vaccin développé par AstraZeneca et approuvé par l’Agence européenne des médicaments le 29 janvier les premières livraisons sont attendues courant février. En outre plusieurs autres vaccins sont candidats à leur homologation pour le marché européen parmi lesquels : Janssen Johnson&Johnson, CureVac, Novavax et Sanofi/Pasteur-GSK. En dépit de ces relatives bonnes nouvelles, la dynamique épidémique s’est emballée en ce début d’année alimentée par l’émergence de plusieurs variants caractérisés par une virulence plus forte que la souche initiale. Les différents laboratoires producteurs de vaccin anti-Covid se montrent prudent quant à l’efficacité de leur vaccin face à ces nouveaux variants. Face à l’aggravation de la situation sanitaire, les états européens ont en grande majorité durci leurs mesures au cours du mois de janvier afin d’endiguer l’épidémie. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont fait le choix d’un reconfinement strict, tandis que l’Italie et l’Espagne ont opté pour un confinement partiel. En France, où seul le couvre-feu est encore en vigueur, des mesures plus restrictives sont à attendre en cas de progression de l’épidémie. Soutien des politiques monétaires et budgétaires Aux États-Unis, le mercredi 6 janvier, alors que le Congrès américain devait certifier le résultat des élections présidentielles, des manifestants pro-Trump ont envahis le Capitol interrompant la cérémonie. Néanmoins, l’élection de Joe Biden en tant que 46ème président des États-Unis a bel et bien été certifiée dès le lendemain. Avant même son investiture, actée le 20 janvier, Joe Biden a dévoilé un plan de relance ambitieux de 1900 Mds$ qui sera soumis à l’approbation du Congrès. En Europe, les décisions de politique monétaire restent très accommodantes. Le programme d’achat d’actifs d’urgence face à la pandémie devrait se poursuivre jusqu’en mars 2022 pour un montant total prévu de 1 850 Mds€. Dans son dernier communiqué de décisions de politique monétaire, la BCE indique également que ce programme pourra être recalibré si nécessaire. Par ailleurs, un plan de relance de 750 Mds€ adopté fin 2020 est destiné à réparer les dommages économiques et sociaux causés par la pandémie. Brexit : les effets de l’accord Le 24 décembre dernier, le Royaume-Uni et l’Union Européenne ont finalement conclu in-extremis un accord avec pour principaux effets : la sortie du marché unique, la sortie de l’union douanière, l’exemption de l’application des réglementations européennes et la signature d’un accord commercial sur les biens mais pas sur les services renvoyés à des protocoles ultérieurs. Cependant des tensions sporadiques sont encore à prévoir entre le Royaume-Unis et l’Union Européenne dans les années à venir sur des sujets de contentieux concurrentiels, de négociations commerciales sur les services, notamment financiers. Une première illustration de ces tensions est intervenue fin janvier à la suite de l’annonce de retard de livraison du vaccin AstraZeneca. L’Union Européenne soupçonne le laboratoire anglo-suédois d’avoir livré en priorité au Royaume-Uni des doses produites en Europe et menace le laboratoire de poursuites judiciaires. Performances sectorielles mensuelles Figure 2 | Performances sectorielles du mois de janvierSource : Associés en Finance Une majorité de secteurs a connu une performance négative au cours du mois de janvier. Les Biens de consommation sont les plus durement touchés par les effets de la crise sanitaire : le Loisirs et tourisme et les Biens de consommation perdent respectivement -8,5% et -5,6%. La Santé résiste et perd seulement -0,4%. La Finance est également fortement touchée avec des performances négatives pour l’Assurance (-6,0%), les Banques (-4,8%) et les Banques d’investissement (-4,4%). L’Immobilier résiste et affiche une performance très légèrement positive (+0,3%). Le secteur de l’Électronique (+9,7%) bénéficie, entre autres, du lancement de la 5G en Europe : Nokia progresse de +25,8% au cours du mois de janvier. Évolution de la rentabilité sectorielle Figure 3 | Produit de base Figure 4 | Industrie Source : Associés en Finance Source : Associés en Finance Figure 5 | Biens de consommation Figure 6 | Services Source : Associés en Finance Source : Associés en Finance Figure 7 | Infrastructures Figure 8 | Finance Source : Associés en Finance Source : Associés en Finance Évolution de la prime de Marché Trival® Figure 9 | Évolution de la Prime de marché sur les 12 derniers moisSource : Associés en Finance La Prime de Marché Trival® marque une légère hausse entre fin décembre 2020 (8,57%) et fin janvier 2021 (8,61%) qui reflète notamment l’incertitude quant à l’efficacité des vaccins face au nouveaux variant et une dégradation de la situation sanitaire en Europe. Figure 10 | Évolution de la Prime de marché sur longue périodeSource : Associés en Finance
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2020

      Figure 1 : Évolution des marchés    Source : Associés en Finance Les marchés boursiers clôturent une année 2020 difficile avec des performances mensuelles positives en décembre Les marchés actions en Europe continuent à croître sur le mois de décembre : +0,6% pour le CAC 40, +1,7% pour l’EuroStoxx 50, +2,0% pour l’EuroStoxx, +3,2% pour le DAX. Il en est de même pour les marchés boursiers américains, avec une hausse du S&P 500 et de l’indice technologique du Nasdaq de respectivement +3,7% et 5,7%. Sur le bilan de l’année 2020, les performances positives des deux derniers mois ont limité l’effondrement historique des valeurs boursières européennes en 2020 : le CAC 40 a enregistré une perte annuelle de ‑7,1% et l’EuroStoxx 50 a perdu -5,1% de sa valeur. Les valeurs américaines ont davantage progressé que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +16,3 % pour le S&P 500 et +43,6 % pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +7,3 % en dollar. Par ailleurs, sur l’année, l’euro a connu une forte hausse face au dollar à 1,22 USD (contre 1,12 USD au 31 décembre 2019 soit +9,0%). Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 22,3% et 22,2%, soit près de 8% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 22,8% et 23,4%). La bonne nouvelle des premières vaccinations contrebalancée par la découverte d’une nouvelle souche du coronavirus Covid-19 au Royaume-Uni Le mercredi 2 décembre, les autorités sanitaires britanniques ont pris tout le monde de court en annonçant que le vaccin des laboratoires Pfizer et BioNTech contre la Covid-19 serait disponible dans tout le pays dès la semaine suivante. De son côté, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA – Food and Drug Administration) au travers d’un comité d’experts a commencé le jeudi 10 décembre à examiner les données du vaccin et a choisi, 48 heures après, de recommander son autorisation de mise sur le marché. Le 21 décembre, c’est au tour de l’Union Européenne d’autoriser la mise sur le marché du vaccin de Pfizer et BioNTech. Cependant cette bonne nouvelle a été accueillie froidement avec l’annonce de la découverte d’une nouvelle variante du coronavirus au Royaume-Uni qui est potentiellement impliquée dans la transmission effrénée qui a été observée dans le sud-est de l'Angleterre. Pour freiner la transmission de ce nouveau coronavirus, Boris Johnson, le Premier Ministre britannique, a annoncé un reconfinement sur les secteurs géographiques concernés. La propagation de cette nouvelle souche inquiète fortement les différents gouvernements européens et mondiaux, car ce SARS-CoV-2 semble être beaucoup plus rapide dans la chaîne de transmission que le virus initial (un professeur de virologie moléculaire de l'université de Nottingham souligne une transmission accrue de 70%). Par ailleurs, les experts de l'UE ont estimé que pour l’instant, compte tenu des informations à leur disposition, les vaccins actuels contre la Covid-19 restaient efficaces face à la nouvelle variante. Le Brexit : Londres et Bruxelles parviennent à trouver un accord Les négociateurs britanniques et européens ont eu les plus grandes difficultés à trouver un consensus pour l’accord commercial post-Brexit. Au début du mois de décembre, la livre sterling a été fortement impactée par la perspective d'un « no deal » qui se rapprochait à grands pas. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier Ministre britannique, Boris Johnson, s’étaient donnés jusqu'au dimanche 13 décembre pour décider de l'avenir des pourparlers. Malgré leur rapprochement en cette fin d’année, leurs différends restaient profonds et aucun chemin pour les surmonter ne semblait apparaître. Cependant, les deux dirigeants ont estimé, dans un communiqué commun, qu’il était « responsable » d’éviter un échec aux conséquences importantes. A seulement dix-huit jours de la rupture définitive entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne (le 31 décembre), ils ont donc choisi de poursuivre les discussions. Contre toute attente, le 24 décembre, Ursula von der Leyen et Boris Johnson ont annoncé avoir trouvé un accord sur leur future relation commerciale, après 10 mois de très intenses tractations. Le soulagement des marchés financiers a pu être palpable avec une forte hausse des différentes places tant un « no deal » aurait affaibli des économies déjà ébranlées par la crise sanitaire. Avec cet accord, l’UE offre au Royaume‑Uni un accès inédit, sans quotas ni droits de douane, à son marché de consommateurs, mais avec de strictes conditions (les entreprises d’outre-Manche devront respecter un certain nombre de règles évolutives au fil du temps en matière d’environnement, de droit du travail et de fiscalité pour éviter tout dumping). Cet accord est à prendre avec prudence des deux côtés car des perturbations sont à attendre à compter du 1er janvier 2021, lorsque le Royaume-Uni quittera, après de nombreuses années, le marché unique et l’union douanière. Les investisseurs restent attentifs aux indicateurs et aux annonces des banques centrales Le 16 décembre, les investisseurs ont été rassurés par le baromètre PMI sur l'activité du secteur privé en zone euro qui s'est redressé. Par ailleurs, le marché parisien a bien accueilli la semaine suivante l'annonce d'un plan de relance aux Etats-Unis de 900 Mds$, à l'issue de plusieurs mois d'âpres tractations au Congrès américain. Concernant les banques centrales, les attentes des marchés vis-à-vis de la BCE (inflation négative en zone euro, incitations à baisser les taux de la part du Fonds Monétaire International) qui se réunissaient jeudi 10 décembre étaient très fortes. D'autant que Christine Lagarde, lors de la réunion d'octobre, avait promis un recalibrage de son action. La BCE a pris les mesures qui étaient attendues en soutenant massivement l’économie (augmentation du plan pandémie d’achat de dettes de 500 Mds€, extension de la durée de son intervention de neuf mois, prolongation d’un an de l’accès aux banques des prêts à -1%). Cependant, c’est justement ce manque de surprise qui a déçu les marchés qui ont aussi été sévères compte tenu du rythme très prudent de reprise en Europe annoncé par l’institut. Par ailleurs, la FED a de son côté assuré le 16 décembre qu'elle maintiendrait une politique monétaire accommodante pour assurer le rebond de l'économie américaine. La Banque Centrale va notamment poursuivre ses achats d'actifs « au moins » au niveau actuel et les lie désormais aux progrès en matière d'emploi et d'inflation. Des performances sectorielles globalement positives Figure 2 : Les performances sectorielles sur le mois de décembre                  Source : Associés en Finance Une majorité des secteurs d’activité a connu une hausse de ses valeurs boursières en décembre, avec notamment une performance remarquable de +18,8% pour le secteur des Minerais / Métaux / Acier. Ce secteur a été porté par l’ensemble de ses sociétés dont Derichebourg (+77,64%) et Arcelor Mittal (+23,00%) font partie. Certains segments d’activité tels que les Télécommunications (-3,6%) ou encore le BTP et Concessions (-2,6%) ont, quant à eux, enregistré une baisse de leur performance consolidée sur le mois. Des sociétés comme Telefonica (-11,27%), Orange (‑8,08%), Vinci (-4,84%) ou encore Eiffage (-3,77%) ont vu leur valeur boursière fortement diminuer, pesant sur la performance globale de leur secteur. L’évolution de la rentabilité des secteurs d’activité sur une année   Figure 3 : Secteur Produits de Base   Figure 4 : Secteur Industrie   Figure 5 : Secteur Biens de Consommation   Figure 6 : Secteur Services   Figure 7 : Secteur Infrastructures   Figure 8 : Secteur Finance  Source : Associés en Finance Note : Ces niveaux de performance sont rebasés au 31/12/2019 et présentent l’évolution des rentabilités pondérées de chaque secteur d’activité depuis fin décembre 2019. La prime de risque de marché continue à baisser   Figure 9 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin décembre avant certains ajustements de flux Avec un redressement des valeurs boursières européennes qui se poursuit, la prime de marché continue à baisser en passant de 8,70% en novembre à 8,57% à fin décembre (avec une baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 10 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin décembre avant certains ajustements de flux
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2020 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2020

      Figure 1 : Évolution des marchés    Source : Associés en Finance Les marchés boursiers se redressent et enregistrent des niveaux historiques de performance grâce aux avancées sur le vaccin contre le coronavirus Le mois de novembre est marqué par une très vive remontée des marchés actions. Le CAC 40 présente sa meilleure performance mensuelle depuis février 1988, avec une hausse de +20,1%. Les autres indices européens affichent également des performances positives : +18,1% pour l’Euro Stoxx 50, +16,9% pour l’Euro Stoxx et +15,0% pour le DAX. Il en est de même pour les indices américains avec une hausse du S&P 500 de +10,8% et du Nasdaq de +11,8%. Sur le marché des changes, l’euro est en hausse face au dollar à 1,20 USD. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 25,4% et 24,5%, soit près de 11% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 20,6% et 22,9%). L’arrivée du vaccin contre le virus a contrebalancé les effets de la seconde vague A la suite de la chute des marchés boursiers fin octobre en réaction à la seconde vague européenne du virus, le CAC 40 affiche une performance mensuelle historique en novembre. En prenant près de 1 000 points en un mois, l’indice parisien enregistre sa plus forte hausse depuis plus de 30 ans. Les marchés ont été portés par les diverses annonces concernant l’avancée prometteuse des recherches sur le vaccin contre le coronavirus. Dès le 9 novembre, Pfizer et BioNTech ont communiqué sur des résultats partiels de leur vaccin expérimental efficace à 90%, permettant aux investisseurs d’entrevoir à moyen terme la fin de la crise sanitaire mondiale. Cet espoir a été entretenu par l’annonce de Moderna qui, le 16 novembre, a estimé l’efficacité de son vaccin à 94,5%. Ces bonnes nouvelles étaient attendues depuis longtemps par les investisseurs et ont permis de dissiper certaines de leurs craintes et inquiétudes. Cette dynamique s’inscrit également dans un contexte de reprise économique et d’adaptation des différents secteurs d’activité aux conséquences sanitaires de la pandémie. Au début du mois, les marchés ont réagi favorablement à la publication d’indicateurs économiques positifs : l’activité du secteur industriel chinois a atteint son plus haut point depuis 11 ans tandis que l’activité manufacturière américaine s’est rapprochée de son plus haut niveau en deux ans. Dans cette conjoncture de reprise, la production et la commercialisation d’un vaccin à l’échelle mondiale présente un moyen efficace d’enrayer l’avancée de la pandémie et de permettre une réhabilitation durable de l’économie. Cependant, certains points d’inquiétude continuent à peser sur les marchés. Tandis que la politique américaine se précise avec la fin des élections présidentielles … Les premiers jours de novembre ont été rythmés par un duel serré entre Donald Trump et Joe Biden pour la présidence des États-Unis. Tandis que les marchés prévoyaient une large victoire du candidat démocrate, le dépouillement des votes plus long que prévu et la possible contestation du scrutin final ont engendré quelques tensions chez les investisseurs. Ces incertitudes ont contribué à la volatilité du marché américain en début de mois. La victoire de Joe Biden, s’est précisée par la suite avec 306 grands électeurs en sa faveur, contre 232 pour Donald Trump. Plusieurs recomptages dans certains états-clés ont confirmé cette victoire. Alors que la fin de ces élections a été favorablement accueillie par les marchés financiers, l’issue du contrôle au Sénat est toujours attendue. Le scénario souhaité par les investisseurs serait une administration républicaine. Une telle cohabitation entraînerait une politique américaine plus modérée et limiterait l’adoption de lois qui seraient défavorables aux marchés financiers. … plusieurs autres points demeurent en suspens Les négociations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni concernant leurs accords post-Brexit s’éternisent. La date butoir, prévue initialement pour mi-novembre, a été repoussée à plusieurs reprises. Dès le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni n’appliquera plus les normes européennes. Tandis que la fin de l’année se rapproche, les négociations continuent à bloquer sur les mêmes points : la pêche, les règles de concurrence et le règlement en cas de non-respect de l’accord. Les investisseurs attendent aussi les réunions de la Réserve Fédérale et de la Banque Centrale Européenne prévues courant décembre. La BCE est particulièrement attendue sur l’euro qui, entraîné par la reprise économique de la zone euro, est repassé au-dessus du niveau de 1,20 dollar. Avec une hausse de près de +8% depuis le début de l’année, l’appréciation de la monnaie unique dégrade la compétitivité des exportateurs européens sur les marchés étrangers et augmente la pression déflationniste sur les prix. Par ailleurs, un accord entre les membres de l’OPEP+ sur la stratégie à adopter se fait également attendre. Tandis que certains pays souhaitent maintenir les importants quotas mis en place afin d’éviter une nouvelle chute des prix, d’autres préféreraient augmenter leur production en ouvrant à nouveau les vannes. La réunion a été reportée au mardi 1er décembre. Ces points en suspens sont particulièrement suivis par les marchés financiers et contribuent à leur volatilité. Les investisseurs craignent un « no-deal » entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ou encore une nouvelle chute du prix du pétrole qui, accompagnée d’un euro fort, contribueraient à la déflation en Europe. Une hausse généralisée des performances sectorielles Figure 2 : Les performances sectorielles sur le mois de novembre                  Source : Associés en Finance Le redressement historique des marchés européens se reflètent sur l’ensemble des secteurs de l’économie et a pu profiter à de nombreuses valeurs cycliques. Les Banques et les entreprises en Immobilier ont vu leur performance sectorielle s’apprécier en novembre, avec une hausse respective de +41,8% et +39,5%. Toutes les valeurs boursières de ces secteurs ont augmenté, avec notamment une hausse de +43,91% pour BNP Paribas et de +70,11% pour Klépierre. Il en est de même pour les sociétés du secteur Loisirs et Tourisme (+38,6%), porté par la performance de TUI (+67,12%) et d’Accor (+31,52%). Seuls les secteurs de la Santé (+8,0%), des Biens de consommation (+7,9%) et de la Distribution (+4,0%) présentent une hausse plus modérée. La sous-performance de ces segments d’activité s’explique par la dépréciation de certaines valeurs boursières : bioMérieux (-5,48%) et Sartorius Stedim Biotech (‑6,94%) en Santé, Symrise (-0,80%) en Biens de consommation ou encore Metro (-9,03%) et Colruyt (‑1,57%) en Distribution. L’évolution de la rentabilité des secteurs d’activité sur une année   Figure 3 : Secteur Produits de Base   Figure 4 : Secteur Industrie   Figure 5 : Secteur Biens de Consommation   Figure 6 : Secteur Services   Figure 7 : Secteur Infrastructures   Figure 8 : Secteur Finance  Source : Associés en Finance Note : Ces niveaux de performance sont rebasés au 29/11/2019 et présentent l’évolution des rentabilités pondérées de chaque secteur d’activité depuis fin novembre 2019. Forte diminution de la prime de risque de marché   Figure 9 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin novembre avant certains ajustements de flux Avec un redressement généralisé des actions européennes, la prime de marché diminue significativement, passant de 10,11% en octobre à 8,70% à fin novembre (avec une hausse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 10 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin novembre avant certains ajustements de flux
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 octobre 2020 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 octobre 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés La chute des marchés boursiers européens et américains s’amplifie en octobre Avec une dégradation nette de la situation sanitaire, les marchés actions européens présentent des performances mensuelles négatives à fin octobre : -7,4% pour l’Euro Stoxx 50, -5,8% pour l’Euro Stoxx, -4,4% pour le CAC 40 et -9,4% pour le DAX. Du côté des États‑Unis, le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq ont également chuté, baissant de respectivement -2,8% et -2,3%. Sur le marché des changes, l’euro est en baisse face au dollar à 1,17 USD. Dans un climat tendu et alimenté par la résurgence du virus, la reprise des mesures de confinement et les incertitudes liées aux élections américaines, la volatilité repart à la hausse sur les marchés boursiers. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 27,8% et 29,3%, soit près de 23% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 35,4% et 38,0%). La seconde vague du Coronavirus met les marchés boursiers européens en difficulté Dès mi-octobre, la multiplication des cas de Covid-19 en Europe témoigne du début d’une seconde vague pandémique. Pour entraver cette résurgence du virus, les différents gouvernements ont successivement intensifié leurs mesures de restrictions sanitaires. Les marchés financiers ont donc réagi négativement, craignant que le durcissement de ces mesures ne vienne enrayer une reprise économique fragile. Même si plus de la moitié des 47 entreprises suivies par Morgan Stanley a mieux performé que prévu, les publications de résultats de ces sociétés n’ont pas suffi à rassurer les marchés financiers. Ces derniers ont été fortement impactés par la dégradation de la situation sanitaire qui a entraîné une chute des différents indices boursiers mondiaux. Ainsi, la dernière semaine d’octobre a démarré avec un recul de ‑1,90% du CAC 40, de -3,71% du DAX allemand, de -2,29% pour le Dow Jones et de -1,86% pour le S&P 500. Cette tendance s’est poursuivie sur l’ensemble de la semaine, avec un véritable décrochage des performances. Mercredi 28 octobre, date à laquelle le président Emmanuel Macron a annoncé un reconfinement français, la Bourse de Paris a enregistré sa pire performance du mois avec ‑3,37%. Sur la semaine, elle présentait le deuxième repli hebdomadaire le plus important depuis mars avec une baisse de ‑6,33%. Malgré le soutien de la Banque Centrale Européenne qui prévoit de nouvelles mesures monétaires en décembre, cette dégradation sanitaire pèse sur le marché boursier français. Contrairement aux indices américains, l’indice parisien n’avait pas encore entièrement récupéré du premier « corona krach » notamment à cause du poids important des valeurs financières et énergétiques dans sa composition. Total, 5ème capitalisation de l’indice, a perdu 48% depuis le début de l’année. Il en est de même pour les banques et assurances françaises, dont la Société Générale (‑62%) et Axa (-45%). Cette seconde vague européenne est apparue dans un contexte où l’espoir des investisseurs était déjà fragilisé par de nombreux facteurs tels que l’arrêt des essais cliniques de l’américain Johnson & Johnson pour un vaccin ou encore la stagnation des négociations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. L’incertitude des marchés a également été alimentée par les discussions animées entre les Démocrates et les Républicains qui peinent à trouver un accord sur les mesures supplémentaires de soutien à l’économie américaine. Les négociations du plan de relance américain s’éternisent Tout au long du mois, les investisseurs ont suivi de près les négociations du Congrès américain portant sur un plan de relance économique très attendu par les marchés. Tandis que près de 25 millions d’Américains ont vu leurs revenus chuter, il n’y a toujours pas d’accord entre les Démocrates et les Républicains sur les mesures supplémentaires de soutien à mettre en place. Ces négociations ont d’ailleurs été retardées en début de mois par la contamination de Donald Trump et de plusieurs sénateurs, touchés par le virus. Les premières semaines d’octobre ont ainsi été marquées par Donald Trump qui, une fois rétabli, a décidé de brusquement mettre un terme à ces négociations jusqu’à la fin des élections présidentielles pour ensuite changer d’avis quelques jours après. Dans le cadre de sa campagne électorale, il a demandé au Congrès l’adoption rapide de mesures de soutien au secteur du transport aérien. Le Président américain a d’ailleurs précisé ses ambitions dans une série de tweets : 25 milliards de dollars pour le secteur aérien, 135 milliards de dollars d’aides aux petites entreprises et 1 200 dollars d’aides pour chaque foyer américain. Ce changement de position de la Maison Blanche en faveur d’une adoption rapide de ce plan de soutien a bénéficié aux marchés boursiers : le S&P 500 a enchaîné les séances de clôture à la hausse, avec une performance de +5,16% du 6 au 12 octobre. Ainsi, les deux partis politiques sont d’accord sur certains sujets tels que la nécessité de verser des aides aux ménages, de mettre en place des prêts pour les petites entreprises, et de soutenir les compagnies aériennes. Cependant, les Républicains s’opposent toujours au soutien des collectivités locales les plus sévèrement touchées dont une majorité est gouvernée par des Démocrates. En estimant le montant nécessaire à 2 200 Mds$, les Démocrates du Congrès ont rejeté une enveloppe de 1 800 Mds$ avancée par la Maison Blanche, continuant de juger insuffisantes les mesures proposées par le pouvoir exécutif. Ces divergences de position ont amenuisé de jour en jour la probabilité d’un accord avant le 3 novembre, début des élections américaines. Par ailleurs, l’incertitude portant sur la date exacte de fin de ces négociations et la mise en œuvre de ces mesures de soutien pèsent de plus en plus sur l’aversion au risque des investisseurs. Une baisse généralisée des performances dans les différents secteurs d’activité Figure 2 : Les performances sectorielles sur le mois d’octobre                  Source : Associés en Finance Les performances négatives du marché se reflètent sur l’ensemble des secteurs de l’économie. Les Editeurs Logiciels et Jeux et les Services Informatiques font partie des segments les plus touchés, avec une baisse respective de -27,2% et -11,4%. La quasi-totalité des sociétés de ces secteurs ont vu leur performance chuter, dont SAP (-31,09%), Sopra Group (-24,78%), Capgemini (-9,67%) et Dassault Systèmes (-8,26%). Le secteur de la Chimie présente également une rentabilité négative marquée en diminuant de -9,2% : Bayer chute de -24,29%, tandis que la performance de BASF est de -9,45%. Seuls les secteurs des Minerais / Métaux / Acier (+1,4%), de l’Aéronautique / Défense (+1,7%) et des Banques d’investissement (+3,4%) affichent des rentabilités positives. Ils sont portés par quelques valeurs phares telles que Voestalpine (+6,00%), Safran (+7,20%) ou encore Deutsche Bank (+9,89%). L’évolution de la rentabilité des secteurs d’activité sur une année   Figure 3 : Secteur Produits de Base   Figure 4 : Secteur Industrie   Figure 5 : Secteur Biens de Consommation   Figure 6 : Secteur Services   Figure 7 : Secteur Infrastructures   Figure 8 : Secteur Finance  Source : Associés en Finance Note : Ces niveaux de performance sont rebasés au 31/10/2019 et présentent l’évolution des rentabilités pondérées de chaque secteur d’activité depuis fin octobre 2019. La prime de marché passe au-dessus des 10%   Figure 9 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin octobre avant certains ajustements de flux Face à la dégradation de la situation sanitaire en Europe, la prime de marché augmente ce mois-ci, passant de 9,52% en septembre à 10,11% en octobre (avec une baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen).   Figure 10 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin octobre avant certains ajustements de flux
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 septembre 2020 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 septembre 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés Les marchés européens et américains sont témoins d’une nouvelle chute de leur performance en septembre Ce mois-ci, la dynamique de redressement des marchés amorcée en avril prend fin. Dans un contexte économique difficile, marqué par la résurgence du virus, l’ensemble des marchés actions européens présentent des performances négatives : -2,4% pour l’Euro Stoxx 50, -1,9% pour l’Euro Stoxx, -2,9% pour le CAC 40 et -1,4% pour le DAX. Les marchés américains sont entraînés par le décrochage des actions technologiques en début de mois et subissent, eux aussi, un revirement de tendance : -3,9% pour le S&P 500 et -5,2% pour l’indice technologique du Nasdaq. Sur le marché des changes, l’euro est en baisse face au dollar à 1,17 USD. Les craintes des investisseurs sont alimentées par une résurgence de la pandémie en Europe (seconde vague), un durcissement des mesures sanitaires et des doutes sur la solidité de la reprise économique. Ce climat entraîne une forte volatilité des marchés. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 26,3% et 27,8%, soit 12% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 26,1% et 26,4%). Les craintes autour de la crise sanitaire se poursuivent L’économie mondiale continue de subir les effets de la crise sanitaire alimentée par la propagation du coronavirus. Dès mi-septembre, les risques liés à une résurgence du virus pèsent sur les marchés financiers. L’espoir porté par les recherches de vaccins est assombri par l’avertissement de l’Organisation Mondiale de la Santé sur une seconde vague européenne, ainsi que la mise en place de nouvelles mesures restrictives qui interviennent lors de la deuxième quinzaine du mois. Le 22 septembre, Boris Johnson annonce un couvre-feu pour les pubs et recommande le télétravail. Quelques jours après, le gouvernement français présente de nouvelles restrictions pour les bars, salles de sport, etc. dans les métropoles jugées à risque tandis que l’Espagne décide à son tour d’interdire les rassemblements de plus de six personnes dans la région madrilène. L’arrivée de ces mesures fait craindre un reconfinement général, alors que les conséquences du précédent confinement pèsent sur l’économie. Dans une telle conjoncture, le CAC 40 connaît sa pire semaine en trois mois en présentant une baisse de -5% de sa performance entre le 21 et 25 septembre. Un bilan économique mitigé L’activité économique mondiale continue de pâtir des conséquences de la crise sanitaire dans un contexte de reprise qui ralentit. Tout au long du mois, les marchés ont subi une batterie d’indicateurs économiques tantôt encourageants tantôt décevants. Avec une accélération de la production industrielle en Chine (+5,6% sur un an en août) et un indice Empire State d’activité manufacturière au-dessus des attentes, les indicateurs d’une reprise économique sont bien présents. De telles publications sont favorablement accueillies par les investisseurs. Toutefois, les marchés interprètent la hausse surprise en fin de mois des inscriptions au chômage aux États-Unis comme un signe du ralentissement de cette reprise. Par ailleurs, les bonnes nouvelles sont contrebalancées par une tendance déflationniste en zone euro, avec des prix qui affichent une baisse de -0,2% en août. Durant sa réunion du 10 septembre, la Banque Centrale Européenne confirme cette tendance en prévoyant une inflation négative jusqu’en début 2021. Christine Lagarde affirme également le point d’attention porté sur l’appréciation de l’euro sur le marché des changes. En effet, le premier jour du mois est marqué par la faiblesse du dollar, qui voit l’euro passer pour la première fois depuis un an au-dessus de la barre des 1,20 dollar. Cette tendance s’inverse le lendemain avec un relâchement de la monnaie unique qui bénéficie à la performance des bourses européennes : +1,9% pour le CAC 40 et +2,1% pour le DAX allemand. Cependant, ce relâchement est de courte durée et l’euro atteint un nouveau pic à 1,19 dollar en mi-septembre. Ces signaux mitigés favorisent un climat d’incertitude économique qui vient peser sur les performances des valeurs boursières et des marchés financiers. Des frictions politiques ajoutent de l’ombre au tableau Tandis que les tensions sino-américaines se poursuivent, le mois est marqué par les négociations britanniques avec l’Union Européenne au sujet de leur relation commerciale post‑Brexit qui reprennent. Le Royaume-Uni n’étant plus membre de l’UE, ces discussions portent sur un accord de libre-échange entre l’Angleterre et les 27 autres pays européens. Cet accord devrait prendre effet en 2021 dès lors que les Britanniques ne répondront plus de la réglementation européenne. Le Royaume-Uni et l’Union Européenne n’arrivent pas à se mettre d’accord sur des sujets tels que la pêche ou encore les conditions de concurrence. Ces points de blocage pourraient entraîner un non‑accord entre les pays, qui verront alors leur relation régie par les règles de l’OMC. Le premier ministre britannique, dans un discours qui a attisé l’inquiétude des marchés, agite de nouveau cette possibilité de non-accord. De plus, un projet de loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni est proposé le 9 septembre 2020, réservant au gouvernement britannique la possibilité de prendre des décisions unilatérales sur des sujets de commerce avec l’Irlande du Nord. Un tel projet remet en cause les engagements pris au moment du Brexit, en portant atteinte à l’accord de retrait signé avec l’UE. Cette dernière a annoncé laisser au Royaume-Uni jusqu’à la fin du mois pour retirer ce projet de loi. Ce regain de tensions fait renaître l’incertitude sur les relations futures entre les pays de l’Union Européenne et l’Angleterre et inquiète de nouveau les investisseurs. Des performances sectorielles hétérogènes Sur le mois de septembre, les performances varient d’un secteur à l’autre. Les Produits de Base sont pénalisés par le segment de l’Énergie (-12,9%), entraîné par la chute de Total (-11,78%) et de Royal Dutch Shell (-13,64%). La performance de la Chimie (-1,7%) est plus modérée où une hausse de +4,57% de DSM rattrape la baisse de -4,22% de Linde. Pour les Minerais/MétauxAcier (+0,3%), la chute d’Eramet (-24,26%) et de Thyssen-Krupp (‑28,42%) est compensée par la performance positive des autres sociétés du segment. Dans le secteur de l’Industrie, toutes les valeurs de l’Aéronautique/Défense (-10,3%) ont chuté durant le mois (-9,83% pour Airbus Group, -12,97% pour Safran …). Les Biens d’Equipement (+1,2%) et l’Électronique (-2,5%) ont connu des performances plus hétérogènes : Alstom (-8,83%) face à Kone Elevators (+4,48%), ainsi que Nokia (-17,74%) vs. Soitec (+10,11%). Du côté des Matériaux de Construction (+2,3%), seule la performance de Saint-Gobain, avec une hausse de +5,97%, est positive. L’Agro-Alimentaire et les Loisirs et Tourisme s’inscrivent dans la tendance baissière des marchés et voient leur rentabilité diminuer de respectivement -1,6% et -4,4% Ces segments sont toutefois marqués par les performances positives de Gruppo Campari (+8,46%) et Trigano (+23,76%). Le reste du secteur des Biens de Consommation est en augmentation : la Santé s’accroît de +2,0%, l’Automobile est en hausse de +2,4% et le Luxe affiche une performance de +3,8%. Ils sont portés par Merck (+9,59%), Daimler AG (+7,95%) et Kering (+10,30%). L’ensemble du secteur Financier est en chute : -7,9% pour l’Immobilier, -8,0% pour les Assurances, ‑10,0% pour les Banques d’Investissement et -12,5% pour les Banques. Ces baisses de rentabilité sont le reflet de mauvaises performances pour une très grande majorité des sociétés du secteur, dont notamment Klépierre (-13,09%), Allianz (-9,86%), Deutsche Bank (-10,40%) et BNP Paribas (-15,29%). Cette tendance à la baisse s’étend au secteur des Infrastructures, qui connaît également une diminution généralisée de ses performances : -1,5% pour les Utilities, -4,8% pour les Télécommunications et ‑7,6% pour les BTP et Concessions. A titre d’exemple, Vinci a connu une chute de -8,98%, tandis que Telefonica et Veolia Environnement ont respectivement baissé de -11,30% et -8,81%. Enfin, la Distribution (+1,8%) et les Médias (+1,3%) tirent leur épingle du jeu au sein du secteur des Services. Ils sont portés par des valeurs phares telles que Zalando (+9,24%), RTL Groupe (+20,85%) ou encore Lagardère (+27,08%). Tandis que les Services (-0,8%) et les Transports (-0,9%) stagnent, les Editeurs Logiciels et Jeux, ainsi que les Services Informatiques enregistrent une baisse respective de ‑2,7% et -4,6%. La hausse de +11,75% d’Ubisoft Entertainment ne suffit pas à compenser la performance de SAP (-3,82%). Il en est de même pour Alten (+11,49%) et Wordline (‑8,96%). L’évolution de la rentabilité des secteurs d’activité sur une année Figure 2 : Secteur Produits de Base   Figure 3 : Secteur Industrie   Figure 4 : Secteur Biens de Consommation   Figure 5 : Secteur Services   Figure 6 : Secteur Infrastructures   Figure 7 : Secteur Finance  Source : Associés en Finance Note : Ces niveaux de performance sont rebasés au 30/09/2019 et présentent l’évolution des rentabilités pondérées de chaque secteur d’activité depuis fin septembre 2019. Hausse de la prime de marché   Figure 8 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin septembre avant certains ajustements de flux Alors que l’économie se remet à peine des répercussions de la première vague de la pandémie mondiale, les marchés craignent une résurgence du virus et un retour à des mesures plus drastiques de confinement. La prime de marché est de nouveau en hausse, passant de 9,23% en août à 9,52% en septembre (avec une baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen).   Figure 9 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en FinanceNote : Niveau de prime instantané à fin septembre avant certains ajustements de flux
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 août 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés Source : Associés en Finance En août, les marchés européens se sont redressés et accompagnent les indices américains dans leur dynamique de croissance Après un mois de juillet assombri par la publication de nombreux résultats d’entreprise, les marchés actions européens se redressent à nouveau et présentent en août des performances positives : +3,1% pour l’EuroStoxx 50, +3,4% pour l’EuroStoxx, +3,4% pour le CAC 40 et +5,1% pour le DAX. Du côté des marchés américains, le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq continuent leur bonne dynamique, renforçant la dynamique de croissance entamée en avril dernier. Ils présentent une hausse respective de +7,0% et +9,6%. Wall Street est notamment porté par Apple, dont la capitalisation boursière dépasse les 2 000 Mds$. Sur le marché des changes, l’euro est en légère hausse face au dollar à 1,20 USD. Malgré le retour des restrictions de circulation en Europe et les négociations difficiles au sujet du plan de relance américain, la volatilité sur les marchés actions poursuit son retour progressif à la normale. Les investisseurs ont été rassurés par quelques indicateurs économiques encourageants, l’espoir d’un vaccin contre le coronavirus et le soutien des banques centrales. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 23,9% et 22,9%, soit 10% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 26,7% et 26,4%). La crise sanitaire et ses conséquences économiques continuent à peser sur la bourse parisienne Dès la mi-août, les craintes liées au coronavirus ressurgissent, alimentées par une mesure britannique imposant la quarantaine aux voyageurs arrivant de France et des Pays-Bas. Les restrictions de circulation se multiplient en Europe et les mesures sanitaires se renforcent. Par ailleurs, l’économie continue de faire face aux conséquences de la crise systémique mondiale causée par le coronavirus. En France, le PIB chute de -13,8% au deuxième trimestre et l’inflation ralentit à +0,2% sur un an en août (contre +0,8% en juillet). Le 14 août, la publication d’indicateurs économiques chinois déçoit les investisseurs en présentant un affaissement du commerce de détail en juillet et une production industrielle en‑deçà des attentes. Cela se traduit par une baisse des marchés européens sur la seconde quinzaine d’août, avec un CAC 40 qui clôture le mois en dessous de la barre symbolique des 5 000 points. Cependant, l’activité redémarre progressivement dans un contexte de reprise perçu positivement Après de nombreux mois de difficultés, les différentes puissances économiques mondiales commencent à présenter des signes encourageants de redressement. Au début du mois, les indices manufacturiers de la zone-euro, de la Chine et des Etats-Unis ont été favorablement accueillis par les investisseurs. L’ISM manufacturier américain qui s’élève à 54,2 n’a pas été aussi haut depuis près d’un an et demi. Ces indices reflètent une meilleure reprise que prévu de l’activité économique. Le 12 août, l’office européen des statistiques, Eurostat, confirme cette reprise en précisant une hausse mensuelle de la production industrielle dans l’Union Européenne de +9,1% entre mai et juin 2020. Porté par un regain d’optimisme sur les marchés, l’indice du CAC 40 progresse de +2,2% sur la première semaine d’août. Par ailleurs, en début de mois, les cours du pétrole récupèrent les dommages créés par la guerre des prix déclenchée en mars entre l’Arabie Saoudite et la Russie et atteignent à nouveau les niveaux d’avant cette crise. Toutefois, le coronavirus et la tempête tropicale subie fin août par la côte atlantique américaine (entraînant de nombreuses coupures de courant) continuent à affecter le prix de l’or noir.   Les tensions sino-américaines se renforcent, sur fond d’application musicale Tandis que l’application TikTok, à la recherche d’un acquéreur, est sous le feu des projecteurs médiatiques, Donald Trump menace d’interdire son utilisation sur le territoire américain. ByteDance, sa maison-mère basée à Pékin, est accusée par le président de « capturer automatiquement de larges pans d’information sur ses utilisateurs ». L’application est alors considérée comme un outil d’espionnage pour les services de renseignement chinois par Washington. Le 7 août, Donald Trump met ses menaces à exécution en interdisant le téléchargement aux Etats-Unis de TikTok, ainsi que de WeChat, une application chinoise de messagerie instantanée. De son côté, la Chine souhaite entraver toute vente de TikTok à une entreprise américaine, alors que l’application intéresse beaucoup de candidats dont les géants Microsoft et Walmart. Ces mesures s’inscrivent dans un conflit structurel à multiples facettes qui oppose les Etats-Unis à la Chine et qui revêt de plus en plus des allures de guerre froide. Jusqu’à présent, les deux puissances mondiales s’attaquent à travers des politiques commerciales et douanières offensives, ainsi que des décisions diplomatiques controversées. Ces tensions sont ainsi utilisées comme arme politique par les dirigeants respectifs des deux pays. Un plan de relance économique qui se fait attendre aux Etats-Unis Dès le début du mois d’août, les investisseurs sont attentifs aux négociations du Congrès sur le plan de relance américain. Un accord offrant du soutien aux entreprises en difficulté, aux collectivités territoriales et aux individus en situation de chômage est attendu. Cependant, les républicains et les démocrates peinent à se mettre d’accord. Le 10 août, Donald Trump prend les devants avec une série de mesures introduites par décret, dont des allocations pour le chômage et des reports de remboursements de prêts. Même si la majorité des décisions budgétaires doivent être validées par le Congrès, cette initiative a été bien accueillie par les marchés. Ce regain d’optimisme chez les investisseurs a été démontré par l’enquête mensuelle de l’institut ZEW. Le lendemain de cette annonce, le CAC 40 enregistre une hausse de +2,4%. Le soutien de la Banque Centrale Américaine se poursuit Suite à la réunion du FOMC (Comité Fédéral d’Open Market) du 19 août, la Réserve Fédérale évoque l’incertitude pesant sur l’évolution de la pandémie et l’adoption d’un plan de relance économique aux Etats‑Unis. Dans ce contexte instable, la Banque Centrale affirme la continuité de son soutien à l’économie américaine afin de lui permettre de faire front aux conséquences de la crise sanitaire. En mars, la Fed avait réduit ses taux à zéro, tout en inondant le marché de liquidités. Les marchés ont particulièrement attendu la rencontre des banquiers centraux du 27 août à Jackson Hole, qui a donné suite à une prise de parole de Jerome Powell. Ainsi, tout en confirmant le maintien de sa politique monétaire conciliante, la Réserve Fédérale annonce une plus grande flexibilité en termes d’inflation en fixant ses objectifs à une moyenne sur une période plutôt qu’à un chiffre-cible. Cela permettra de compenser, pendant la reprise de croissance, les niveaux actuels d’inflation qui sont très bas. Ainsi, la Banque Centrale Américaine place le curseur du côté de l’emploi plutôt que de l’inflation, avec des taux d’intérêt qui pourraient rester faibles à plus long terme. Un redressement généralisé des performances pour l’ensemble des secteurs d’activité Le mois d’août est marqué par des performances positives pour la quasi-totalité des secteurs d’activité, en contraste avec un mois de juillet plus sinistre. Le secteur des Produits de Base est globalement en croissance, notamment les Minerais/Métaux/Acier (+5,8%) qui sont portés par Arcelor Mittal (+13,51%) et Voestalpine (+11,02%). La Chimie (+2,6%) et l’Energie (+1,9%) affichent, quant à eux, des hausses plus modérées. Leur croissance a été freinée par quelques performances négatives telles qu’Air Liquide (‑0,39%), Exxon Mobil (-6,07%) et Royal Dutch Shell (-1,64%). Dans le secteur de l’Industrie, les valeurs Aéronautique/Défense (+9,1%) et Matériaux de Construction (+10,3%) ont particulièrement bénéficié de la reprise d’activité et présentent tous des rentabilités mensuelles positives. Airbus Group et Saint Gobain, avec une hausse respective de +11,01% et +9,02%, en font partie. Du côté des Biens d’équipement (+6,1%) et de l’Electronique (+3,5%), les performances intra-sectorielles sont plus hétérogènes : la diminution d’Alstom (-1,25%) contrebalance la hausse de Kone Elevators (+6,84%), tandis que la forte baisse de Philips (-9,69%) s’oppose à la croissance soutenue d’Infineon (+9,61%). En ce qui concerne le secteur des Biens de Consommation, les niveaux de rentabilité diffèrent d’un segment d’activité à l’autre. L’Agro‑alimentaire et la Santé ne suivent pas la dynamique de croissance des marchés européens et décroissent de respectivement -2,1% et -2,3%, entraînés par plusieurs mauvaises performances dont Danone (-2,55%), Heineken (‑5,69%), bioMérieux (-7,64%) et Fresenius SE (‑8,21%). L’Automobile et les Loisirs et Tourisme affichent une importante croissance de respectivement +10,6% et +17,4%, portée par Renault (+18,87%) et Daimler (+14,02%) d’un côté, Accor (+21,19%) et TUI (+15,09%) de l’autre. Quant au Luxe, il croît à +6,3%, entraîné par les performances encourageantes de Kering (+6,82%) et LVMH (+7,10%). A l’exception de l’Immobilier (-2,8%) où la hausse de Gecina (+5,21%) ne compense pas la chute d’Unibail-Rodamco-Westfield (-12,04%), le reste du secteur Financier affiche également des performances positives. La rentabilité d’ING (+15,40%) et de Natixis (+12,17%) expliquent en partie la croissance connue par les segments Banques (+5.5%) et Banques d’Investissement (+5,8%). Les valeurs CNP Assurances (+10,11%) et Sampo (+9,98%) bénéficient, quant à elles, au segment des Assurances qui exprime une hausse de +3,9%. Les performances du secteur des Infrastructures sont plus mitigées : (i) le BTP et Concessions (+6,5%) profite d’une conjoncture économique en redressement avec, comme exemple, la hausse de +7,94% pour Vinci et de +7,91% pour Ferrovial ; (ii) un segment Télécommunications plus stable présentant une légère hausse de +0,4% avec Deutsche Telekom qui augmente de +4,13% et Orange qui baisse de -5,87% ; (iii) une légère diminution des Utilities (-0,4%) où la hausse d’Engie (+3,23%) est plombée par la performance d’Iberdrola (-3,39%). Enfin, l’ensemble du secteur des Services s’inscrit dans la tendance haussière du mois, et notamment avec le redressement des Transports qui croît de +11,8%. Deutsche Post et Ryanair affichent une hausse respective de +11,27% et +14,71%. Seuls les Editeurs de Logiciels et Jeux (+2,9%) présentent une croissance plus modérée, obscurcie principalement par Ubisoft Entertainment (-2,57%). Le reste du secteur gagne respectivement +4,9% pour la Distribution, +5,2% pour les Médias, +6,1% pour les Services et +4,6% pour les Services informatiques. Les valeurs de ces segments aux performances les plus marquantes sont : Zalando avec une hausse de +19,43%, Lagardère avec une croissance de +29,34%, Amadeus IT avec une rentabilité de +10,74%, ainsi qu’Alten augmentant de +9,74%. L’évolution de la rentabilité des secteurs d’activité sur une année   Figure 2 : Secteur Produits de Base   Figure 3 : Secteur Industrie   Figure 4 : Secteur Biens de Consommation   Figure 5 : Secteur Services   Figure 6 : Secteur Infrastructures   Figure 7 : Secteur Finance  Source : Associés en Finance Note : Ces niveaux de performance sont rebasés au 31/08/2019 et présentent l’évolution des rentabilités pondérés de chaque secteur d’activité depuis fin août 2019. Légère baisse de la prime de marché   Figure 8 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin juillet avant certains ajustements de flux Les conséquences de la crise sanitaire se poursuivent et se ressentent sur les marchés, qui se laissent toutefois porter par quelques bonnes nouvelles économiques et un retour du cours du pétrole à son niveau précédant la guerre des prix entre l’Arabie Saoudite et la Russie. La prime de marché poursuit sa tendance baissière pour atteindre un niveau de 9,23% en août, contre 9,81% en juillet (avec une hausse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen).   Figure 9 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin juillet avant certains ajustements de flux
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens sont à nouveau en baisse après le rebond du second trimestre 2020, tandis que les marchés américains poursuivent leur dynamique de croissance Après un second trimestre ayant connu un rebond prometteur, les marchés actions européens ont subi une nouvelle baisse liée aux craintes d’une seconde vague du virus Covid-19 et aux effets de la crise sanitaire. Les principaux indices européens affichent des performances négatives, à l’exception de la bourse de Francfort : -1,8% pour l’EuroStoxx 50, -1,1% pour l’EuroStoxx, -3,1% pour le CAC 40, et +0,0% pour le DAX. Les marchés actions américains, quant à eux, affichent une meilleure résilience et poursuivent leur progression du mois de juin. Le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq sont respectivement en hausse de +5,5% et +6,8%. Sur le marché des changes, l’euro est en hausse face au dollar à 1,18 USD. L’incertitude sur la résurgence du Covid-19 et la hausse des cas de contamination aux Etats-Unis sont contrebalancées par des avancées encourageantes dans la recherche du vaccin et l’optimisme lié au plan de relance européen. La baisse de volatilité sur les marchés actions depuis l’apogée de la crise sanitaire se poursuit. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 26,8% et 26,9%, soit environ 13% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 26,7% et 24,5%). La Bourse de Paris change de tendance et réagit aux conséquences de la crise sanitaire Le CAC 40 commence le mois de juillet par une légère baisse. En effet, le mouvement haussier des mois précédents est assombri par l’inquiétude d’une seconde vague européenne de contaminations et une hausse du nombre de cas atteints du Covid-19 aux Etats-Unis (2,6 millions personnes et plus de 127 000 morts). La bourse de Paris clôture la fin de la première semaine sur une note plus positive, réagissant favorablement aux chiffres de l’emploi américain et une baisse encourageante du chômage. L’indice parisien affiche une hausse de +1,99%. Cette dynamique se poursuit sur la séance du lundi 6 juillet, malgré l’augmentation du nombre de cas atteints du coronavirus. Le mardi 7 juillet, la Commission européenne a choisi de revoir ses prévisions initiales à la baisse en annonçant une récession plus violente que prévue (chute de -8,7% du PIB de la zone euro). La journée est ainsi marquée par un repli de l’ensemble des indices européens (avec un recul de ‑0,74% pour le CAC 40). Ce mouvement baissier se poursuit sur les deux séances suivantes, entretenu par une remontée du taux de contamination dans le monde, notamment aux Etats-Unis avec 60 000 nouveaux cas en 24 heures. Sur la seconde semaine du mois de juillet, le CAC 40 présente une baisse de -0,73%. Néanmoins, la hausse amorcée en fin de semaine se poursuit le lundi 13 juillet, porté par les avancées prometteuses du vaccin contre le virus Covid-19, l’indice parisien clôture à +1,73%. Durant la semaine, les variations des marchés financiers et notamment du CAC 40 sont assez hétérogènes. D’un côté, les avancées médicales portant sur le vaccin contre le coronavirus et la visibilité sur le début des essais cliniques en conditions réelles influencent fortement à la hausse les séances. De l’autre côté, la sortie des premiers résultats d’entreprises américaines, les tensions entre la Chine et les Etats-Unis et la reprise des mesures de confinement dans certains pays européens inquiètent les marchés. A partir du 20 juillet, toute l’attention des marchés financiers est portée sur la conclusion de l’accord du plan de relance européen pour un soutien massif à l’économie. Cette annonce a été très bien accueillie à Francfort avec une appréciation du DAX de +0,96% lui permettant de dépasser son niveau d’avant crise. Cependant, dès le mercredi 22 juillet, les marchés actions européens se sont retournés et ont souffert de la montée en intensité des tensions sino-américaines avec la fermeture controversée d’un consulat chinois par Donald Trump entrainant des représailles de Pékin. L’inquiétude de la propagation du coronavirus et son impact sur l’économie ont de nouveau gagné la bourse de Paris en fin de mois. Le CAC 40 perd -0,34%, poursuivant la tendance baissière des dernières semaines. Aux conséquences de la crise sanitaire, notamment sur le secteur des transports et des loisirs, s’ajoutent un euro qui s’envole face à un dollar en chute. La Bourse de Paris clôture le mois sous les 4.800 points. Les mauvaises nouvelles se sont accumulées avec la publication des PIB nationaux faisant ressortir des niveaux historiques de récession, ainsi que l’annonce des résultats d’entreprises décevants. La baisse des marchés actions est globalisée sur la majorité des secteurs d’activités Le mois de juillet est en rupture avec la tendance haussière initiée en avril sur la plupart des secteurs d’activités. Le secteur des Produits de Base connaît des performances hétérogènes (i) l’Energie chute de -10,2% suite aux mauvaises performances de Royal Dutch Shell (-11,88%) et Total (-7,87%) ; (ii) les Minerais/Métaux/Acier présentent une baisse plus modérée de -1,1% portés par quelques valeurs haussières telles que ThyssenKrupp (+4,05%) ; et (iii) la Chimie gagne +1,3%, marquée par Air Liquide (+8,72%), Linde (+9,83%) qui compensent la chute de Bayer (-14,52%). A l’exception des Biens d’équipement (+2,3%) portés la forte croissance des rentabilités de Kone Elevators (+9,83%) et d’Alstom (+14,05%), le secteur Industrie affiche des performances négatives. L’Aéronautique/Défense connaît une baisse de -3,1%, notamment due à Thales (-14,64%) et Airbus Group (-2,38%), et ce malgré une valeur de Safran stable à +0,25%. Les performances intra-sectorielles de l’Electronique (-2,0%) et des Matériaux de construction (-1,5%) sont variées : la baisse d’ASML (‑8,32%) et de Saint-Gobain est contrastée par la croissance de Siemens (+3,40%). Le secteur Biens de Consommation est tiré vers le bas par les segments Loisirs et tourisme et Luxe qui chutent respectivement de ‑13,3% et -5,1%. Ils sont marqués par les performances négatives de TUI (-23,38%), de NH Hotel Group (-23,01%) et de d’Accor (-12,27%), ainsi que de LVMH (-6,08%) et Hermès (-7,74%). Malgré la baisse globale de l’Automobile (-3,2%), la hausse de +3,47% de Daimler compense légèrement la diminution des autres valeurs, dont VW (-7,37%) et BMW (-3,73%). L’Agro-alimentaire et la Santé diminuent respectivement de -1,0% et -0,3%, résultant de performances très contrastées entre les sociétés : Danone (-8,15%) vs. Pernod Ricard (+4,25%) et Sanofi (-2,32%) vs. Merck (+4,60%). L’ensemble des segments du secteur Financier s’inscrit dans la tendance baissière connue par les marchés actions européens. Les Banques d’Investissement (-7,5%), les Banques (-6,7%) et l’Immobilier (‑7,2%) ont été les plus touchés, plombés par les performances de Grupo Santander (‑16,83%), Deutsche Bank (-10,31%), Natixis (-11,61%) et Klépierre (-17,73%). Les Assurances suivent de près avec une baisse de -4,4%, qui s’explique par les mauvaises performances d’AXA (-9,39%) et d’Allianz (-3,05%). Dans le secteur Infrastructures, les Utilities gagnent +2,4%, tandis que le BTP et Concessions (-10,0%) et les Télécommunications (-6,3%) reculent. De nombreuses valeurs tirent les performances du secteur vers le bas, dont Vinci (-11,22%), Ferrovial (-12,49%) et Deutsche Telekom (-5,22%), tandis que la hausse du premier segment est portée en partie par Engie (+2,64%) et Iberdrola (+5,81%). Les performances du secteur Services sont plus contrastées : les Editeurs Logiciels et Jeux surpassent le marché avec une hausse de +6,3% portée par SAP (+7,61%). Ce segment est accompagné par la croissance plus modérée des Services informatiques (+1,5%) et des Transports (+1,6%), qui résulte de valeurs hétérogènes : Capgemini (+7,41%) compense la baisse de Worldline (-5,66%) et Deutsche Post (+5,25%) contraste avec la baisse de Ryanair (-1,13%). Par ailleurs, les Médias chutent de -6,0%, avec notamment Relx (-12,82%) et Vivendi (-1,93%). La Distribution (-1,9%) et les Services (-0,5%) clôturent également à la baisse, s’expliquant par la baisse de certaines valeurs, dont Amadeus IT (-8,57%) et Zalando (-2,45%). Teleperformance (+9,47%) et Edenred (+8,22%) font partie des rares valeurs du secteur à présenter une très bonne performance. La prime de marché en légère hausse Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance - Note : Niveau de prime instantané à fin juillet avant certains ajustements de flux En juillet, les avancées médicales et la reprise de l’activité sont contrastées par la reprise des mesures de confinement dans certains pays, l’incertitude face à une seconde vague et la publication de résultats décevants des entreprises. Face aux conséquences de la crise sanitaire, la prime de marché repart à la hausse pour atteindre un niveau de 9,81% en juillet, contre 9,56% en juin (avec une légère baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 3 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en Finance - Note : Niveau de prime instantané à fin juillet avant certains ajustements de flux
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 juin 2020 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 juin 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens et américains poursuivent leur rebond suite à la reprise progressive de l’activité et aux soutiens répétés des banques centrales et des gouvernements. Les marchés actions maintiennent la dynamique haussière initiée en avril et poursuivie au mois de mai. Les principaux indices européens continuent leur remontée et affichent des performances positives pour le mois de juin : +6,0% pour l’EuroStoxx 50, +4,6% pour l’EuroStoxx, +5,1% pour le CAC 40, et +6,2% pour le DAX. Le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq progressent, eux aussi, respectivement de +1,8% et de +6,0%. Sur le marché des changes, l’euro est en légère hausse face au dollar à 1,13 USD. La reprise graduelle de l’activité économique et le soutien apporté par les banques centrales est à mettre au regard de la multiplication des nouveaux cas de contamination aux Etats-Unis et de la guerre commerciale sino-américaine qui ont provoqué une légère hausse de la volatilité des marchés actions. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 33,0% et 31,1%, soit environ 20% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 30,4% et 31,7%). Les marchés actions conservent la dynamique croissante du mois de mai Le mouvement haussier initié à la fin du mois de mai s’est poursuivi et amplifié dès le début du mois de juin. Dans un contexte de levée progressive du confinement en Europe, le CAC 40 a pris 1,4% à la clôture du 1er juin, dopé par le regain de confiance des investisseurs. Les séances qui ont suivi durant le reste de la semaine ont été toutes aussi dynamiques. Elles ont permis à l’indice parisien de signer sa meilleure performance hebdomadaire depuis décembre 2011 (+10,7%), franchissant de nouveau le seuil des 5 000 points le 3 juin. Cette tendance à la hausse sur fond d’un espoir de reprise économique rapide a été alimentée par plusieurs nouvelles encourageantes : (i) l’amélioration de l’indice des directeurs d’achat pour le secteur manufacturier en Chine, (ii) la poursuite des plans de relance sectoriels nationaux (environ 40 Mds€) ou encore (iii) l’annonce de la BCE d’augmenter l’enveloppe de son programme d’achat d’urgence en cas de pandémie (PEPP) de 600 Mds€. Cependant, après l’euphorie de cette première semaine, le CAC 40 a enchainé dès la semaine suivante avec quatre séances de baisses successives. L’escalade des manifestations aux Etats-Unis est venue cristalliser l’optimisme des investisseurs déjà fragilisé par les annonces de baisse de la production industrielle en Allemagne et la nouvelle dégradation des prévisions de croissance de la Banque Mondiale. Celle-ci prévoit désormais un repli de 5,2% de l’économie mondiale en 2020. La séance du 11 juin est celle qui a connu le recul le plus marqué (-4,7%) et s’inscrit pour les bourses européennes comme la pire séance depuis deux mois et demi (Londres a perdu -3,7% et Francfort -4,5%). Suite à une réunion de la Fed, Jérôme Powell s’est montré inquiet et a estimé que l’économie américaine devrait subir cette année une contraction de -6,5% de son activité, accompagnée d’un taux de chômage durablement élevé. Signe de nervosité des investisseurs, la VIX a franchi le seuil des 30 points en séance. Après une semaine de doute sur l’intensité de la reprise économique, un vent d’optimisme a soufflé sur le CAC 40 lors de la séance du 16 juin (+2,8%), suite à la publication d’indicateurs américains meilleurs que prévus et grâce au soutien sans faille des banques centrales. L’annonce de la décision de Pékin de relever le niveau d’urgence épidémique de 3 à 2 n’est pas venu altérer l’optimisme des investisseurs ce jour-là. A la clôture du vendredi 19 juin, l’indice parisien avait pris +2,9% sur la semaine écoulée. Les nouvelles injections de liquidité des banques centrales ont permis de soutenir cette tendance haussière, notamment la Banque d’Angleterre qui a pris la décision d’accroitre de 100 Mds€ son enveloppe destinée au rachat d’actifs (soit 745 milliards au total). Cette annonce intervient alors que le Bureau National des Statistiques du Royaume-Uni a estimé à 600 000 le nombre de Britanniques ayant perdu leur emploi salarié depuis le début de la crise sanitaire. Une information Bloomberg qui évoque l’intention de la Chine d’accélérer ses achats de produits agricoles américains est venue rassurer encore davantage les marchés malgré les menaces persistantes d’une reprise de l’épidémie aux Etats-Unis. Durant la semaine du 22 juin, le CAC 40 a continué d’osciller sous les effets d’annonces qui se sont succédées. D’un côté, des nouvelles peu rassurantes sont venues refroidir les marchés actions : (i) le taux de contamination a bondi en Allemagne, (ii) le Président américain a annoncé vouloir taxer les importations européennes sur l’équivalent de 3,1 Mds$ de produits et (iii) le FMI s’est de nouveau montré pessimiste quant à l’ampleur des répercussions économiques de la crise et table sur un repli de -4,9% de l’économie mondiale en 2020. D’un autre côté, différents indicateurs économiques européens ont joué le rôle de catalyseur des soubresauts haussiers, à l’image de l’indice sur le climat des affaires en France qui a été dopé par la poursuite du plan de déconfinement. Bien que les deux dernières séances du mois de juin soient assez stables, le cap des 10 millions de personnes contaminées et des 500 000 morts a été franchi et la propagation du virus continue de menacer la reprise de l’activité. A la clôture du 30 juin, la Bourse de Paris extériorise un repli de -17,4% depuis le début de l’année. Le marché continue de se redresser, les secteurs poursuivent leur dynamique Le mois de juin est marqué par une croissance dans la plupart des secteurs d’activités, en continuité avec la tendance haussière initiée depuis avril. Le secteur des Produits de Base a connu des performances positives mais des niveaux de croissance hétérogènes : la Chimie et les Minerais/Métaux/Acier gagnent respectivement +5,1% et +5,0% portés par Air Liquide (+5,16%), Bayer (+8,35%) Arcelor Mittal (+8,89%) et ThyssenKrupp (+4,19%), alors que l’Energie a pris uniquement +1,1% suite aux hausses mesurées de Total (+1,04%) et Royal Dutch Shell (+1,52%). L’Industrie poursuit sur sa lancée et connait une croissance généralisée de sa rentabilité. En tête de file, l’Electronique et les Matériaux de Construction mènent la cadence avec des hausses de +9,2% et +8,2%, grâce à ASML (+11,59%), Ingenico (+14,33%), ou encore Saint-Gobain (+10,25%). Les secteurs de l’Aéronautique/Défense (7,6%) et des Biens d’Equipement (+7,4%) suivent le pas, soutenus en particulier par Airbus (+12,03%), Thales (+4,51%), Legrand (+10,31%), ou encore Schneider (+10,80%). Le secteur des Biens de Consommation clôture également dans le vert malgré des performances hétérogènes selon l’activité. L’Agro-alimentaire (+0,3%) et la Santé (+1,0%) sont en faible croissance, affectés par des performances intra-sectorielles contrastées : d’une part Heineken est en baisse de -0,51% tandis que Rémy Cointreau augmente de +13,48%. D’autre part bioMérieux est en repli (-5,27%) alors que Fresenius poursuit sa remontée (+2,13%). L’Automobile et le Luxe signent les meilleures performances et prennent respectivement +4,7% et +3,1%, notamment grâce à Daimler (+8,28%), Peugeot (+13,08%), LVMH (+4,13%), ou Kering (+3,12%). Le secteur Loisirs et Tourisme connaît cependant pour sa part une nette contraction (-6,1%) principalement plombée par Accor (-4,50%) et TUI (-13,48%). Le secteur Financier affiche pour sa part une croissance particulièrement marquée. Les Assurances (+10,3%), les Banques (+8,7%) et les Banques d’Investissement (+10,8%) ont été les secteurs les plus performants, dopés par les croissances de Allianz (+11,63%), BNP Paribas (+9,66%), Intesa San Paolo (+9,74%) ou encore Deutsche Bank (+12,39%). L’Immobilier progresse également (+3,3%) grâce aux performances dynamiques de Covivio (+22,51%) et Unibail-Rodamco-Westfield (+5,16%). Le secteur des Infrastructures connait des performances contrastées. Le BTP et Concessions recule de -1,9% tandis que les Télécommunications (+2,3%) et les Utilities (+5,3%) marquent le pas. Les performances fébriles du premier secteur sont tirées vers le bas notamment à cause de Ferrovial (-2,95%), Groupe ADP (-2,40%) ou Vinci (-1,25%). Les performances encourageantes des deux autres secteurs sont portées par Deutsche Telekom (+5,43%), Telia Sonera (+7,92%), Enel (+11,26%) et Iberdrola (+6,52%). Le secteur des Services progresse mais à deux vitesses. D’une part les Services Informatiques (+10,1%), les Editeurs Logiciels et Jeux (+8,1%) et les Transports (+8,1%) connaissent une cadence soutenue, portés notamment pat les croissances de Capgemini (+10,69%), SAP (+9,53%) ou Deutsche Post AG (+16,33%). D’autre part les Médias et les Services ne gagnent que +2,3% et +1,5%, tout de même tirés par Vivendi (+11,80%), Edenred (+3,59%) et Teleperformance (+6,01%).La prime de marché en légère baisse Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin juin avant certains ajustements de flux La reprise de l’activité économique a permis une embellie des marchés, cependant la résurgence des cas de contamination au Covid-19 aux Etats-Unis est venue altérer le regain de confiance des investisseurs. La baisse de la prime de marché a donc été limitée au mois de juin et ressort à un niveau de 9,56%, contre 9,74% en mai (avec une légère baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 3 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin juin avant certains ajustements de flux
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 mai 2020 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 mai 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens et américains confirment leur rebond au mois de mai liée à l’essoufflement de l’épidémie et aux promesses de reprise de l’activité Les marchés actions continuent sur leur lancée après le redressement opéré au mois d’avril. Les principaux indices européens poursuivent leur remontée et affichent des performances positives pour le mois de mai : +4,2% pour l’EuroStoxx 50, +4,7% pour l’EuroStoxx, +2,7% pour le CAC 40, et +6,7% pour le DAX. Le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq progressent, eux aussi, respectivement de +4,5% et de +6,8%. Sur le marché des changes, l’euro est en légère hausse face au dollar à 1,11 USD. La multiplication des annonces de plans de soutien et la reprise graduelle de l’activité économique ont favorisé une accalmie progressive de la volatilité des marchés actions. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 31,6% et 30,8%, soit environ 15% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 27,5% et 31,1%). Les marchés actions poursuivent la reprise amorcée au mois d’avril Le 4 mai, la Bourse de Paris est repartie à la baisse, rattrapée par le regain des tensions commerciales entre Washington et Pékin. L’exécutif américain a réitéré ses menaces douanières à l’égard de la Chine qu’elle accuse d’être à l’origine de la propagation du Covid-19. Cependant, cette baisse modérée a été compensée dès le lendemain. Le CAC 40 a terminé en nette hausse de +2,4% porté par les valeurs pétrolières suite au rebond des cours du pétrole autour des 30 dollars. Même si aucun signe de reprise n’est visible, le redémarrage solide de la demande et l’accumulation des stocks observée en Chine sont venus rassurer les investisseurs. Alors que l’économie mondiale est sortie progressivement du déconfinement, les valeurs françaises ont été en hausse à l’issue des séances du 7 et 8 mai, également portées par la reprise du dialogue sino-américain. La semaine du 11 mai a été marquée par plusieurs annonces qui ont provoqué un décrochage des marchés. Pour sa première séance depuis le début du déconfinement, le CAC 40 repasse sous la barre des 4.500 points (en baisse de plus de 1,3%), extériorisant un recul de près de 25% depuis janvier 2020. La Banque de France a dévoilé le lourd tribut payé par l’économie française lors du confinement (près de 6 pts de PIB). Le 13 mai, Jérôme Powell s’est montré très inquiet sur les conséquences durables que pourrait laisser la pandémie sur l’économie mondiale. Le Président de la Fed croit cependant en la capacité de l’économie américaine à retrouver son niveau d’avant crise, mais a exclu le recours à des taux négatifs pour y parvenir, prônant davantage un soutien budgétaire renforcé. Suite à son intervention et à la publication par l’Institut Pasteur de nouvelles projections moins optimistes que prévues sur la propagation épidémiologique du coronavirus (l’institut a évoqué près de 4 000 nouveaux cas de contamination par jour en France), l’indice français a cédé près de 2,9% à l’issue de la séance du 13 mai. Au total entre le 11 et le 14 mai 2020, le CAC 40 a perdu près de 6,2%. Après une semaine de doutes sur l’intensité de la reprise économique, plusieurs annonces successives ont rassuré les marchés boursiers. Le CAC 40 a redémarré en forte hausse le 18 mai (près de 5,2%), dopé par, (i) la hausse des cours du pétrole, (ii) les espoirs d’un vaccin contre le Covid-19 et (iii) une nouvelle intervention de Jérôme Powell qui s’est montré confiant au sujet de l’arsenal dont dispose la Fed pour affronter la crise. Durant la fin de semaine du 18 mai, le CAC s’est remis à osciller. D’un côté, les investisseurs se sont réjouis des conséquences de la levée progressive du confinement sur l’économie, comme en témoigne la remontée de l’IFO baromètre (climat des affaires en Allemagne), qui est passé à 79,5 contre 74,2 le mois précédent. D’un autre côté, les investisseurs ont limité les prises de risques après la décision de Pékin d’imposer à Hong Kong une loi sur « la sécurité nationale » qui est venue raviver les tensions entre la Chine et les Etats-Unis. Fin mai, un vent d’optimisme a soufflé sur les places financières européennes qui a notamment profité aux valeurs les plus cycliques (tourisme, aéronautique, banque…) qui, jusqu’à présent, n’avaient guère profité des embellies ponctuelles du marché. Cette tendance haussière a principalement été alimentée par la proposition de Bruxelles d’un plan de relance pour l’avenir des finances de l’UE qui reposerait sur un principe d’union des transferts. Le projet présenté par la Présidente de la Commission Européenne s’articule autour (i) d’un mécanisme de subventions à hauteur de 500 milliards d’euros et (ii) d’un mécanisme de prêts qui ne dépasserait pas les 250 milliards d’euros. L’annonce, selon une étude EY, du maintien d’au moins 65% des projets d’investissements étrangers en France, annoncés en 2019, est venue par ailleurs consolider ce mouvement haussier. Des performances en amélioration pour le marché, les secteurs poursuivent leur redressement Le mois de mai est marqué, dans la plupart des secteurs d’activités, par une poursuite de la tendance haussière initiée en avril. Le secteur des Produits de Base a connu, pour sa part, des performances hétérogènes : la Chimie gagne +4,7% portée par Air Liquide (+5,17%) et Linde (+7,27%) alors que l’Energie et les Minerais/Métaux/Acier perdent respectivement -4,0% et -6,4% après les mauvaises performances de ENI (-6,78%), Royal Dutch Shell (-8,37%) ou Arcelor Mittal (-13,97%). L’Industrie confirme la tendance de reprise amorcée en avril portée par les performances de l’Electronique (+8,6%) et des Matériaux de Construction (+11,8%) notamment grâce à ASML (+8,24%), Siemens (+16,36%), ou encore Saint-Gobain (+20,07%). Le secteur des Biens d’Equipement poursuit également sur sa lancée (+5,4%) soutenue notamment par Kone Elevators (+8,97%) ou Schneider (+6,93%). Enfin l’Aéronautique/Défense reste dans le vert (+0,9%) malgré la baisse de Airbus (-2,04%) grâce aux performances encourageantes de Dassault Aviation (+2,95%) et de Safran (+1,95%). Le secteur des Biens de Consommation finit également dans le vert malgré des performances à trois vitesses selon l’activité. Les secteurs Agro-alimentaire (+0,7%) et Santé (+1,7%) sont en faible croissance, affectés par les performances contrastées de Danone (-2,69%), Heineken (+6,26%), Essilor Luxottica (+2,75%) ou encore Merck (-2,78%). L’Automobile et les Biens de Consommation poursuivent leur dynamique positive et prennent respectivement +3,7%, +3,8%, notamment grâce à Ferrari (+5,93%), Volkswagen (+3,34%), Adidas (+13,38%), ou Inditex (+7,74%). Le secteur Loisirs et Tourisme connaît la croissance la plus importante (+9,9%) soutenu principalement par TUI (+32,62%). Le secteur Financier connaît pour sa part des performances en demi-teinte : les secteurs des Assurances et de l’Immobilier perdent respectivement -1,2%% et -6,3%, après les baisses d’Allianz (-3, 59%), Generali (-4,07%), Gecina (-2,85%) et Unibail-Rodamco-Westfield (-11,21%). Les Banques (+4,0%) et les Banques d’Investissement (+9,3%) connaissent, pour leur part, une croissance de leur rentabilité grâce aux performances de BNP Paribas (+12,48%), ING (+15,93%), Amundi (+10,48%) et Deutsche Bank (+11,11%). Le secteur des Infrastructures progresse, tiré par le BTP et Concessions (+8,0%) et les Utilities (+6,6%). Ces deux secteurs ont été portés par les bonnes performances de Ferrovial (+7,11%), Vinci (+11,16%), Enel (+10,66%), et Iberdrola (+6,00%). Quant au secteur des Télécommunications, il connaît une croissance moins soutenue (+2,8%) : alors que Orange et Telecom Italia perdent respectivement -2,60% et -8,19%, Deutsche Telekom (+6,38%) et Iliad (+16,47%) rééquilibrent les performances du secteur. Le secteur des Services continue de progresser et connaît des performances relativement homogènes : la Distribution, les Médias, et les Transports ont terminé respectivement à +5,9%, +3,0%, et +3,5%, avec les croissances de Zalando (+36,75%), Vivendi (+3,68%), Wolters Kluwer (+6,79%), Lufthansa (+12,06%), et Ryanair (+7,36%). Les Services (+1,9%) sont les seuls à connaitre une croissance inférieure à 3%, tout de même portés par Amadeus IT (+6,88%) et Teleperformance (+4,21%).La prime de marché repasse sous les 10% Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché sur les 12 derniers mois Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin mai avant certains ajustements de flux Le redressement des marchés s’est poursuivi au mois de mai, alimenté par la multiplication des plans de relance sectoriels et le maintien d’une politique monétaire accommodante. Cette embellie des marchés a permis à la prime de marché de repasser sous la barre des 10%, à un niveau de 9,74%, contre 10,14% en avril (avec une légère baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 3 : Evolution de la Prime de Marché depuis 2002 Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin mai avant certains ajustements de flux
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 avril 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens et américains se redressent au mois d’avril après la chute historique liée au Coronavirus Les marchés actions se sont redressés après la chute liée à la crise sanitaire du Covid-19. Les principaux indices européens affichent des performances positives pour le mois d’avril : +5,1% pour l’EuroStoxx 50, +6,3% pour l’EuroStoxx, +4,0% pour le CAC 40 et +9,3% pour le DAX. Le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq connaissent, eux aussi, une embellie avec respectivement +12,7% et +15,4%. Sur le marché des changes, l’euro est en légère baisse face au dollar à 1,09 USD. L’agitation financière du mois de mars provoquée par la pandémie a conduit à une très forte hausse de la volatilité des marchés actions. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 42,0% et 42,4%, soit environ 25% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 34,1% et 33,9%). Les marchés actions repartent à la hausse après la chute historique enregistrée au mois de mars Le 2 avril, la Bourse de Paris est repartie à la hausse grâce à un tweet de Donald Trump, moins d’une heure avant la clôture. Le Président américain a évoqué un possible accord entre l’Arabie Saoudite et la Russie qui se sont engagées dans une guerre sur les prix du pétrole. Cependant, cette hausse modérée a rapidement été mise à mal dès le lendemain par l’annonce de l’explosion des nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis. En effet, le taux de chômage outre-Atlantique a bondi de plus de 4,0 %, alors que les Etats-Unis étaient dans une situation de plein-emploi avant l’épidémie de Coronavirus. Le 6 avril, le CAC 40 a franchi la barre des 4.300 points (en hausse de plus de 4,6%), en net rebond après une chute continue depuis la mi-mars. Les investisseurs ont commencé à envisager un début de sortie de crise sanitaire. En effet, les chiffres du week-end précédent pour l’Italie, l’Espagne et la France ont montré un ralentissement de l'épidémie de Coronavirus. Le suivi des bilans quotidiens de la pandémie dans les pays européens les plus touchés a été le principal indicateur de tendance pour les investisseurs du marché actions. En revanche, après les bonnes nouvelles du Président américain en début de mois, le prix des cours du pétrole a connu une nouvelle chute suite au report de la réunion entre l’Opep et la Russie pour trouver une issue à la guerre des prix. Le CAC 40 a poursuivi sa hausse et atteint les 4.500 points le 9 avril, encouragée par la promesse de la Fed de 2.300 Mds$ de nouveaux prêts aux entreprises et aux collectivités locales frappées par la pandémie de Covid 19 et par la perspective d’un pic de l’épidémie bientôt atteint en Europe et outre-Atlantique. Les marchés actions se sont remis à osciller la semaine du 13 avril. D’un côté, les investisseurs ont été rassurés par la baisse moins brutale qu’attendue des exportations chinoises au mois de mars mais de l’autre côté (i) les cours du pétrole sont passés sous la barre des 20 dollars en raison de l’effondrement de la demande et (ii) la publication des résultats des banques américaines a été décevante. Fin avril, plusieurs annonces successives ont rassuré les marchés boursiers. La présentation par Donald Trump d’un plan de redémarrage progressif de l’économie américaine a entrainé Wall Street vers un nouveau rebond, et la montée du prix du baril de pétrole brut américain à partir du 22 avril a apporté un soulagement aux inquiétudes des investisseurs. Le secteur bancaire a bénéficié des annonces de la Banque Centrale Européenne se disant prête à accepter les obligations dégradées en catégorie« spéculative » comme garanties pour des crédits accordés aux banques. La perspective d’un début de levée du confinement et les annonces de Gilead sur un possible traitement contre le Coronavirus ont permis aux différentes places financières de confirmer le rebond entamé en début de mois. Des performances baissières pour le marché, les secteurs fortement impactés par le Coronavirus Le mois d’avril est marqué par une reprise progressive de la plupart des secteurs d’activités. Le secteur des Produits de Base est caractérisé par des performances hétérogènes : la Chimie et les Minerais/Métaux/Acier gagnent respectivement +7,8% et +14,1% portés par Bayer (+13,79%), Linde (+4,95%) ou encore Arcelor Mittal (+15,48%), alors que l’Energie perd -4,9% suite aux mauvaises performances de Royal Dutch Shell (-5,03%) ou Total (-7,18%). L’Industrie renoue avec la croissance de sa rentabilité, malgré les mauvaises performances de l’Aéronautique/Défense (-0,7%) entrainées par Airbus (-2,46%) et Thales (-9,48%). Les secteurs des Biens d’Equipement (+7,1%), de l’Electronique (+12,2%) et des Matériaux de Construction (+10,8%) ont été soutenus par les performances encourageantes de Kone Elevators (+7,17%), Schneider (+6,21%), ASML (+11,63%), Siemens (+9,31%), ou encore Saint-Gobain (+9,23%). Le secteur des Biens de Consommation finit également dans le vert malgré des performances à trois vitesses selon l’activité. Le secteur Loisirs et Tourisme est en léger repli (-0,4%), affecté par la mauvaise performance de NH Hotel Group (-20,85%). L’Agro-alimentaire, les Biens de Consommation et Le Luxe retrouvent une dynamique positive et prennent respectivement +6,6%, +4,2% et +2,7%, notamment grâce à Danone (+7,88%), Pernod Ricard (+7,45%), L’Oréal (+11,05%), Henkel (+10,71%). LVMH (+4,14%) et Hermès (+6,20%). L’Automobile (+13,8%) et la Santé (+11,9%) connaissent la croissance la plus importante, portés par Daimler (+14,59%), Volkswagen (+20,01%) bioMérieux (+10,43%), Sartorius Stedim Biotech (+19,67%) ou encore Sanofi (+11,29%). Le secteur Financier profite également de la tendance haussière du mois d’avril : les secteurs des Assurances et des Banques d’Investissement progressent le plus fortement avec des croissances respectives de +7,4% et +6,9%, notamment grâce aux performances de Allianz (+7,65%), Munich Ré (+9,07%) et Deutsche Bank (+13,55%). L’Immobilier finit également dans le vert (+3,7%) grâce à Covivio (+11,30%) et Unibail-Rodamco-Westfield (+4,19%). Enfin, les Banques restent stables (+0.5%) suite à des variations contrastées : les mauvaises performances de Grupo Santander (-8,14%) et Société Générale (-7,09%) ont été compensées par les croissances de BNP Paribas (+4,23%) et de KBC Group (+17,28%). Le secteur des Infrastructures progresse, tiré par le BTP et Concessions (+5,8%) et les Télécommunications (5,1%). Ces deux secteurs ont été portés par les bonnes performances de Eiffage (+15,81%), Atlantia (+29,97%), Deutsche Telekom (+12,79%) et Iliad (+9,99%). Quant au secteur des Utilities, il connaît une croissance moins soutenue (+1,9%) : alors que E.ON et Enel perdent respectivement -3,12% et -1,62%, Iberdrola (+1,74%) et Engie (+5,23%) redressent progressivement la pente. Le secteur des Services retrouve le chemin de la croissance : les Médias, les Services et les Transports ont terminé respectivement à +4,4%, +6,2%, et +8,8%, avec le redressement de Relx (+5,44%), Lagardère (+28,70%), Sodexo (+17,62%), Teleperformance (+7,74%), et Ryanair (+12,95%). Les Services Informatiques connaissent eux aussi une dynamique positive (+3,1%), soutenue par Capgemini (+11,35%) et Worldline (+15,42%). La prime de marché reste très élevée L’épidémie de Covid 19 a fortement impacté les différents secteurs économiques qui ont connu une forte baisse au mois de mars, le redressement des marchés au mois d’avril a entraîné une légère baisse de la prime de marché à un niveau de 10,14% contre 10,96% au mois de mars (avec une légère baisse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin mars avant certains ajustements de flux
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mars 2020

    Figure 1 : Évolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens et américains ont connu une chute historique au cours du mois de mars 2020 Les marchés actions continuent de chuter en raison de la crise sanitaire du Covid-19 et des répercussions économiques engendrées par la pandémie. Les principaux indices européens affichent des performances négatives historiques : -16,3% pour l’EuroStoxx 50, -17,0% pour l’EuroStoxx, -17,2% pour le CAC 40 et -16,4% pour le DAX. Le S&P 500 et l’indice technologique du Nasdaq connaissent, eux aussi, des reculs historiques avec respectivement -12,5% et -10,1%. Sur le marché des changes, l’euro se maintient face au dollar à 1,10 USD. L’agitation financière et le séisme économique provoqués par la pandémie ont conduit à une très forte hausse de la volatilité des marchés actions. Les moyennes mensuelles des indices VIX et VStoxx se situent respectivement à 57,0% et 57,1%, soit environ 40% au-dessus des niveaux observés fin 2019 (clôturant à respectivement 53,5% et 48,6%). La pandémie de coronavirus fait rentrer l’économie mondiale dans une crise majeure La propagation du coronavirus s’est largement amplifiée au cours du mois de mars, entraînant les pays les plus touchés dans une crise sanitaire et économique majeure. Au début du mois de mars, l’opinion des investisseurs a balancé entre espoir et inquiétude dans l’attente d’une réaction conjointe des grandes banques centrales. Le 3 mars, la FED a surpris les investisseurs en annonçant une baisse de 50 points de base de ses taux directeurs pour contrer les effets négatifs de la pandémie sur l’économie américaine. C’est en effet la première fois depuis la crise financière de 2008 que la banque centrale américaine décide d’une baisse de ses taux entre deux réunions de politique monétaire. Le 9 mars dans le sillage de la propagation du coronavirus et de l’écroulement des cours du pétrole, la panique s’empare des marchés financiers et les cours ont plongé, forçant la bourse de New-York à suspendre la cotation pendant 15 minutes peu après son ouverture. La situation a continué de se dégrader jusqu’au 12 mars, date d’un krach historique pour la Bourse de Paris, le CAC 40 ayant enregistré la plus forte chute de toute son histoire (-12,3% sur une seule séance). Les investisseurs ont vendu massivement des actions après l’annonce par Donald Trump de l’interdiction pour les Européens d’entrer sur le sol américain. La chute s’est accélérée en séance, à la suite des annonces jugées décevantes de la BCE, qui a laissé ses taux directeurs inchangés et a préféré annoncer une nouvelle vague de prêts aux banques et une enveloppe supplémentaire de 120 Mds€ dans le cadre de son programme de rachats d’actifs. En France, le même jour, le Président, Emmanuel Macron, lors d’une première allocution télévisée, parle de « la plus grave crise sanitaire depuis un siècle » et décrète la fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités. Par ailleurs, toutes les entreprises pourront reporter « sans justification, sans formalités, sans pénalités » le paiement des cotisations et impôts dus en mars. Un mécanisme« exceptionnel et massif » de chômage partiel est également envisagé. Dans les jours suivants, l’Allemagne annonce un plan de soutien aux entreprises de 550 Mds€ tandis qu’aux États-Unis les discussions s’ouvrent entre la Maison Blanche et le Congrès sur les mesures budgétaires de soutien à l’économie, sans parvenir à un accord immédiat. Le 16 mars, le Président de la République Française prononce une deuxième allocution nationale, insistant à plusieurs reprises sur le fait que la « France est en guerre » contre le virus Covid-19. Il annonce la mise en place de nouvelles dispositions telles que : la restriction de tous les déplacements, la fermeture des frontières de l'espace Schengen, la suspension des voyages entre pays, la suspension des loyers des factures d'eau, gaz et électricité pour les « plus petites » entreprises « livrées au risque de faillite », c’est le début du confinement. La nouvelle baisse surprise des taux de la Fed annoncée la veille n’aura cependant pas permis d’enrayer la chute du CAC 40. Le lendemain, les annonces de la Fed et l’interdiction de la vente à découvert de certains titres ont soutenu les marchés et ont permis de légèrement atténuer la débâcle. Parmi elles, des facilités de crédit aux entreprises et aux ménages, alors que les craintes d’une crise de liquidité grandissaient, et une nouvelle offre de 500 Mds$ pour assurer la liquidité du marché monétaire. Le 24 mars, les investisseurs ont été rassurés par les injections massives de liquidités annoncées par la Réserve Fédérale et par l’espoir d’une relance budgétaire sans précédent aux États-Unis, qui pourrait avoisiner les 2.000 Mds$. Ce rebond modéré a été entrecoupé de baisses significatives face à la progression grandissante de la pandémie. La fin du mois de mars est marquée par une explosion des demandes de chômage aux États-Unis, malgré l’accord trouvé le 24 mars entre la Maison Blanche et le Congrès sur un plan de relance de plus de 1 800 Mds$. Parallèlement, la BCE demande aux banques européennes de suspendre le versement des dividendes en 2020, tandis que la Banque Populaire de Chine annonce la baisse de ses principaux taux directeurs et l’injection de 50 Mds¥ sur le marché monétaire. Une crise pétrolière vient s’ajouter à la crise du Coronavirus Le 6 mars, l’échec inattendu des négociations entre les membres de l’Opep, les pays exportateurs de pétrole, et la Russie a fait plonger lourdement les prix du baril entraînant la chute du cours des valeurs pétrolières. L’Arabie Saoudite, en chef de file, a vivement réagi au refus de Moscou de réduire davantage la production de brut pour enrayer la chute des cours liée à l’épidémie de coronavirus, entamant une guerre des prix. De plus, les mesures de confinement qui se multiplient à travers le monde provoquent un choc de demande important accentuant la baisse des cours du pétrole. Les négociations autour du Brexit sont suspendues Le vendredi 20 mars, a eu lieu par visioconférence le rendez-vous entre les journalistes et les communicants de l’exécutif européen. En raison de la situation sanitaire actuelle, au sein même des institutions, personne ne souhaite donner un avis sur la suite des négociations entre Londres et Bruxelles : « des deux côtés, les esprits ne sont pas là », commente un diplomate. Après une première bataille à Bruxelles au cours de laquelle les Européens et les Britanniques ne s’étaient pas accordés sur les contours du Brexit, les négociations auraient dû reprendre à Londres le 18 mars, ce qui n’est pas envisageable en ces temps de confinement et de pandémie. Des performances baissières pour le marché, les secteurs fortement impactés par le Coronavirus Le mois de mars est marqué par une chute significative de tous les secteurs d’activités. Le secteur des Produits de Base a subi un recul important : la Chimie, l’Energie et les Minerais/Métaux/Acier perdent respectivement -11,9%, -14,8% et -29,8% marqués par les mauvaises performances de Bayer (-18,95%), ENI (-17,37%), Royal Dutch Shell (-16,03%), ou encore Arcelor Mittal (-32,53%). L’Industrie poursuit sa chute, plombée par les performances désastreuses de l’Aéronautique/Défense (-38,7%) et des Matériaux de Construction (-29,1%) entrainées par Airbus (-45,11%), Safran (-35,42%), HeidelbergCement (-27,40%), ou encore de Saint Gobain (-29,86%). Les Biens d’Equipement, et l’Electronique subissent eux aussi le ralentissement de l’activité avec des baisses respectives de -15,9% et -10,9%, notamment suite au recul des performances de Schneider (-13,17%), Tenaris (-31,68%), Infineon (-28,54%) et Siemens (-16,88%). Le secteur des Biens de Consommation connait une baisse généralisée à l’amplitude hétérogène selon l’activité. L’Automobile et le Loisirs et Tourisme dévissent respectivement de -24,5% et -29,3%, suite aux mauvaises performances de Daimler (-26.69%), Peugeot (-30,51%) et Accor (-23,48%). L’Agro-alimentaire perd -11,6%, impacté par les reculs de Danone (-7,97%) et Heineken (-15,58%). Les Biens de Consommation (-8,7%) et le Luxe (-7,4%) chutent également, mais s’en sortent relativement mieux. Les baisses de Inditex (-15,89%) et LVMH (-8,74%) sont partiellement compensées par les performances relativement meilleures de L’Oréal (-0,87%) et Hermès (-0,19%). Le secteur Financier subit en première ligne la baisse généralisée du mois de mars : le secteur des Assurances encaisse une baisse de -22,5%, notamment à cause de Allianz (-19,47%) et AXA (-24,66%). Les Banques s’effondrent et perdent -36,7% en un mois suite aux reculs significatifs de Société Générale (-40,02%) et Grupo Santander (-33,33%). L’Immobilier n’est pas non plus épargné (-38,6%) avec les mauvaises performances de Covivio (-46,51%) et Unibail-Rodamco-Westfield (-52,70%). Le secteur des Infrastructures est également affecté par la dynamique baissière. Les performances décevantes des Utilities (-17,9%) ne permettent plus de compenser l’enlisement général du secteur BTP et Concessions (-23,7%). Alors que EDF et Engie perdent respectivement -42,92% et -37,38%, Atlantia (-41,04%) et ADP (-34,64%) ne redressent toujours pas la pente. Notons que concernant ADP, le Conseil Constitutionnel a constaté jeudi 26 mars l’échec du projet de référendum sur la privatisation du groupe. Les Télécommunications dévissent dans de mêmes proportions (-15,6%) suite aux performances en retrait de Deutsche Telekom (-19,94%) et Telefonica (-22,14%). Le secteur des Services termine également dans le rouge au mois de mars : les Médias, les Services et les Transports tirent le secteur vers le bas en terminant respectivement à -13,5%, -26,7%, et -14,7%, avec les performances négatives de Publicis (-25,33%), Vivendi (-15,18%), Amadeus IT (-31,97%), Bureau Veritas (-21,50%), Air France - KLM (-26,20%), et Ryanair (-24,86%). La Distribution s’en sort relativement mieux (-5,3%), soutenue par la stabilité de Ahold Delhaize (+0,50%). Hausse importante de la prime de marché L’épidémie du coronavirus qui ne touchait encore qu’une partie restreinte de la population mondiale en janvier et en février est devenue une pandémie mondiale au cours du mois de mars (reclassification en « pandémie » le 11 mars par l’OMS). Tous les pays et secteurs sont désormais touchés et en forte baisse, entraînant une envolée de la prime de marché qui passe de 9,07% à 10,96% (avec une légère hausse du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance Note : Niveau de prime instantané à fin mars avant certains ajustements de flux
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2020 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2020

    Figure 1 : Evolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens et américains en forte baisse sur le mois de février Les marchés actions connaissent une importante baisse liée aux craintes de propagation du Coronavirus Covid-19. Les principaux indices européens affichent des performances très négatives : -8,6% pour l’EuroStoxx 50, -7,9% pour l’EuroStoxx, -8,5% pour le CAC 40 et -8,4% pour le DAX. Le S&P 500 est, lui aussi, en fort recul avec -8,4%, ainsi que l’indice technologique du Nasdaq, en baisse de -6,4%. Sur le marché des changes, l’euro se maintient face au dollar à 1,10 USD. La volatilité des marchés actions a connu une hausse très importante liée à cette baisse soudaine des marchés, la moyenne annuelle des indices VIX et VStoxx est en hausse de 18%, à environ 40% entre le 1er et le 28 février, clôturant à respectivement 40,1% et 42,2%. Les négociations autour des modalités du Brexit restent tendues Le Premier Ministre britannique, Boris Johnson, compte bien faire durer le bras de fer avec les Européens concernant la négociation sur la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Le gouvernement britannique a menacé, jeudi 27 février, de sortir des négociations dès le mois de juin si Bruxelles ne cède pas sur l’accord de libre-échange. Les Britanniques et les Européens ont encore dix mois pour s'entendre sur leur nouvelle relation, mais le dossier est complexe. Bruxelles exige que le Royaume-Uni continue de respecter certaines règles de l'UE sur le long terme (notamment en matière d'aides d'État, d'environnement, de droit du travail, de fiscalité ou de partage des eaux territoriales concernant la pêche) avec pour contrepartie une ouverture très large du marché européen (notamment sans droit de douane pour les marchandises) ce que combat fermement Boris Johnson. La guerre commerciale s’apaise entre les Etats-Unis et la Chine Les tensions semblent s'apaiser entre les États-Unis et la Chine avec une baisse importante des droits de douane punitifs chinois sur 75 Mds$ de produits américains. Cette mesure est entrée en vigueur le 14 février et concernera les surtaxes douanières en application depuis le 1er septembre 2019. L’épidémie de coronavirus affole les marchés Le coronavirus s’est répandu au cours du mois de février et inquiète maintenant tous les pays. Le président chinois Xi Jinping a tenté de rassurer, le vendredi 7 février, Donald Trump sur la capacité de son pays à rétablir la situation. La Chine « est entièrement confiante et capable d’éradiquer l’épidémie », a déclaré M. Xi lors de cet entretien téléphonique avec le président américain. A cette date, le virus avait causé la mort de 717 personnes en Chine (ce chiffre est supérieur au nombre de personnes mortes du SRAS). Cependant, durant la semaine du 21 février, la propagation du virus a pris une nouvelle tournure. Un Italien de 78 ans est mort après avoir été infecté par le coronavirus en Italie, où une partie du Nord du pays s’était barricadée après plusieurs cas de contamination (une quarantaine de cas, dont au moins 32 en Lombardie, autour d'un foyer identifié à Codogno). Les cas de contamination se sont multipliés, avec une forte inquiétude de l’OMS sur la capacité des pays à endiguer l’épidémie (602 cas de contamination en Corée du Sud à cette date). Le 24 février, alors que l’Italie comptait 149 contaminés (pour 3 décès), entrevoyant un risque de récession et que la vitesse de propagation de l’épidémie s’était fortement accélérée dans le monde (notamment en Corée du Sud où le nombre de cas a été multiplié par 20 en 5 jours), la tension sur les bourses européennes est montée d’un cran. Le CAC 40 a, en effet, subi un premier plongeon de -3,94% pour finir sous la barre symbolique des 6 000 points. Le 28 février a été marqué en France par le dépassement du seuil des 100 cas confirmés et l’annonce du basculement en stade 2 de l’épidémie, ce qui correspond à l’entrée du virus en plusieurs points du territoire national (impliquant des mesures d’ampleur telles que l’annulation d’événements de plus de 5000 personnes). En Italie, la criticité de la situation a poussé le gouvernement italien à débloquer 25 Mds€ pour faire face au coronavirus. La propagation du coronavirus a été ressentie comme un très important facteur de risque et d’incertitude par les bourses en Europe, qui ont enregistré la pire semaine depuis la crise de 2008 (-12% pour le CAC 40). La FED surveille de près la situation de l’épidémie et se tient prête à ajuster les taux Aux États-Unis, le Président de la FED, Jerome Powell, a déclaré le 11 février que la Banque Centrale« surveillait de près » les potentielles perturbations économiques mondiales causées par l'émergence du coronavirus. Globalement, la Fed estime que sa politique monétaire actuelle reste adaptée, mais que des risques demeurent pour l'économie mondiale. De son côté, le PBOC chinois (Banque Populaire de Chine) a décidé de baisser le taux des prêts à moyen terme de 10 bps (à 3,15% contre 3,25% auparavant) pour soutenir l’économie, tandis que les politiques tentent de réduire la propagation du virus. Des performances baissières pour le marché, les secteurs fortement impactés par le Coronavirus Le mois de février est marqué par une baisse globale de tous les secteurs d’activités. Le secteur des Produits de Base a connu une chute importante : la Chimie, l’Energie et les Minerais/Métaux/Acier perdent respectivement -9,1%, -15,7% et -9,1% tirés par les mauvaises performances de BASF (-13,08%), Royal Dutch Shell (-18,27%), Total (-13,06%), ou encore Thyssen-Krupp (-22,06%). L’Industrie clôture dans le rouge, particulièrement affectée par les mauvaises performances de l’Aéronautique/Défense (-16,9%) entrainées par Airbus (-18,87%) et Safran (-14,97%). Les Biens d’Equipement, l’Electronique et les Matériaux de Construction subissent également des baisses respectives de -4,5%, -6,7% et -9,1%, notamment suite au recul des performances de Tenaris (-12,44%), Siemens (-16,52%), HeidelbergCement (-12,14%), ou encore de Saint Gobain (-7,70%). Le secteur des Biens de Consommation n’est pas épargné par la chute généralisée des marchés. L’Agro-alimentaire perd -16,7%, impacté par les nets reculs de Anheuser-Bush InBev (-25,86%) et Danone (-11,99%). L’Automobile ne redresse toujours pas la pente (-8,6%) plombé par les baisses significatives de Daimler (10.20%), Renault (-24,83%) et Volkswagen (-8,50%) et la Santé (-4,5%) est affectée par les mauvaises performances de EssilorLuxottica (-8,31%) et Fresenius SE (-8,04%). Le secteur Financier termine également dans le rouge au mois de février : les Assurances connaissent une chute de -11,2% à cause de Allianz (-9,75%) et AXA (-12,98%), le Secteur Bancaire perd -7,4%, à cause de Société Générale (-12,44%) et ING (-12,38%), l’Immobilier perd également -9,1% avec notamment les mauvaises performances de Covivio (-10,45%) et Unibail-Rodamco-Westfield (-11,09%). Contrairement à janvier, où il avait été seul à clôturer dans le vert, le secteur des Infrastructures n’est pas épargné en février par la dynamique baissière. Les Utilities sont relativement épargnés (-2,5%) grâce à EDF (+12,86%) et Iberdrola (+4,56%), et ont permis de compenser la performance décevante du BTP et Concessions (-9,9%) avec des baisses importantes de Atlantia (-12,56 %) et d’ADP (-21,75%). Le secteur des Services a également connu une chute marquée : les Médias, les Services Informatiques et les Transports tirent le secteur vers le bas en terminant respectivement à -7,5%, -8,9%, et -15,3%, avec les performances négatives de Relx (-9,48%), Vivendi (-7,03%), Capgemini (-11,69%), Wirecard (-13,70%), Deutsche Post (-14,11%), et Ryanair (-17,75%). Hausse importante de la prime de marché Au mois de février, la crainte de l’expansion d’épidémie du coronavirus a fortement impacté les marchés. Tous les secteurs sont désormais touchés et en forte baisse, entrainant une hausse de la prime de marché qui passe de 8,18% à 9,07% (malgré la baisse encore significative du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen). Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2020

    Figure 1 : Evolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européen et américain commencent l’année en baisse Les marchés actions commencent l’année en baisse inversant la tendance de forte croissance de la fin de l’année 2019. Les principaux indices européens affichent des performances décevantes sur le premier mois de l’année : -2,8% pour l’EuroStoxx 50, -1,8% pour l’EuroStoxx, -2,9% pour le CAC 40 et -2,0% pour le DAX. Le S&P 500 ne perd que -0,2%, tandis que l’indice technologique du Nasdaq est en hausse de +2,0%. Sur le marché des changes, l’euro est en baisse face au dollar et clôture l’année à 1,11 USD. La volatilité des marchés actions a connu une hausse assez importante, s’éloignant de sa moyenne annuelle avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 15% entre le 1er et le 31 janvier avant de clôturer à respectivement 17,2% et 18,9%. La Grande-Bretagne quitte l’Union Européenne Le jeudi 9 janvier, les députés britanniques de la Chambre des Communes ont voté et donné le feu vert à l’accord négocié par Boris Johnson avec Bruxelles. Cet accord a été validé par la Chambre des Lords, promulgué par la reine puis ratifié par le Parlement Européen deux jours avant la date fatidique du 31 janvier (date à laquelle le Royaume-Uni a quitté l’UE). Dans les mois à venir, le Royaume-Uni va entrer dans une phase de négociation jusqu'au 31 décembre 2020 afin de permettre aux deux parties de nouer une nouvelle relation en termes de commerce, de concurrence et de sécurité. Cependant, ces nouvelles négociations s’annoncent longues et compliquées et pourraient entraîner un décalage de calendrier. La fin de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ? Un accord commercial partiel entre les Etats-Unis et la Chine a été signé le 15 janvier à Washington. La rencontre entre ces deux superpuissances marque une nouvelle étape après deux ans de tensions et de sanctions douanières contre les entreprises des deux nations. Dans ce traité, qui entrera en vigueur au mois de février, la Chine s'est engagée à acheter 200 Mds$ de produits américains supplémentaires au cours des deux prochaines années (en grande partie agricoles) permettant de réduire le déficit commercial américain. L'accord contient également des dispositions relatives à la protection de la propriété intellectuelle et aux conditions de transfert de technologies, autres exigences des Etats-Unis. De son côté, le président américain a indiqué que les droits de douane punitifs qui avaient été mis en place et qui frappent actuellement plus de 370 Mds$ de produits chinois seraient maintenus tant que la phase 2 de l'accord ne serait pas signée. La mort du général Soleimani créée une tension maximale entre l’Iran et les Etats-Unis Suite à l’attaque de l’ambassade américaine le mois dernier, Donald Trump a choisi, le vendredi 3 janvier, d’éliminer l’homme-clé de l’influence iranienne au Moyen-Orient le général Soleimani, chef de la Force Qods des Gardiens de la Révolution, chargée des opérations extérieures de l’Iran. Après dix jours de grande tension entre l'Iran et les Etats-Unis, notamment des menaces d’attaque de 52 bases iraniennes et le crash d'un avion de ligne ukrainien abattu "par erreur" par un missile iranien, la perspective d’une guerre entre les deux pays commençait à émerger. Cependant, à partir de mi-janvier, des déclarations en apparence apaisantes en provenance de Téhéran et Washington ont permis de rassurer la communauté internationale. Donald Trump a maintenu la pression avec quelques mises en garde mais le climat apparait comme orienté à la désescalade. L’épidémie de coronavirus en provenance de Chine inquiète la population mondiale Apparu dans des marchés de la ville de Wuhan, le coronavirus a tué plus de 200 personnes en Chine et touche désormais plus d’une vingtaine de pays avec 11 800 personnes infectées. Malgré la mise en quarantaine de la ville pour endiguer la propagation de l’épidémie, le virus s’est répandu et inquiète tous les pays qui pourraient être impactés à la fois d’un point de vue sanitaire, politique et économique. Les mesures restrictives à la production et à la circulation pourraient peser très négativement sur l’économie chinoise et par extension mondiale. Il apparaît qu’au total, c’est environ 75% du PIB chinois (et environ 95 % de la production industrielle), soit 20 provinces, qui a été affecté par des mesures de prolongation de congé du nouvel an signifiant que le choc d’offre a une bonne probabilité d’être encore plus intense. La FED maintient les taux Aux Etats-Unis, la Fed a laissé mercredi 29 janvier ses taux inchangés (dans une fourchette comprise entre 1,50% et 1,75%) à l'issue de sa première réunion monétaire de l'année, malgré la pression de Donald Trump qui souhaitait une nouvelle baisse. Par ailleurs, la Réserve Fédérale des États-Unis n’envisage pas de modifications des taux dans les prochains mois. Des performances hétérogènes pour les différents secteurs Le mois de janvier est marqué par une baisse quasi globale de tous les secteurs d’activités. Le secteur des Produits de Base a connu une chute importante : la Chimie, l’Energie et les Minerais/Métaux/Acier perdent respectivement -3,4%, -9,8% et -11,4% tirés par les mauvaises performances de Solvay (-9,45%), Total (-10,27%), TechnipFMC (-22,05%), Royal Dutch Shell (-9,23%) ou encore Arcelor Mittal (-14,61%).              L’Industrie clôture dans le rouge malgré la bonne performance de l’Aéronautique : ce dernier termine à +4,1% grâce aux performances de Safran (+6,03%) et Thalès (+7,24%). Les Biens d’Equipement, l’Electronique et les Matériaux de Construction impactent négativement le secteur avec des baisses respectives de -1,9%, -2,4% et -5,4%, notamment suite aux mauvaises performances de Vallourec(-18,56%), Tenaris (-7,18%), ASML (-3,58 %), Siemens (-4,20%) ou encore Saint Gobain (-6,21%). Les Biens de Consommation affichent des performances homogènes. Le Luxe perd -3,9%, tiré par la mauvaise performance de LVMH (-4,56%) et Kering (-5,16%). L’Automobile (-9.8%) et les Loisirs et Tourisme (-12.8%) connaissent une période difficile, en raison des baisses significatives de Renault(-16.44%), Daimler (15.32%) et Volkswagen (-7.86%), mais également Accor (-11.31%). Le secteur Financier termine également dans le rouge au mois de janvier : le Secteur Bancaire perd -6,5%, à cause de BNP Paribas (-9,06%) et ING (-8,07%), l’Immobilier perd -4,3% avec notamment les mauvaises performances d’Unibail-Rodamco-Westfield (-12,83%) et Klépierre (-9,22%). Les banques d’investissement gagnent, quant à elles, +8,0% grâce à Deutsche Bank (+19,76%) et Amundi (+4,79%) Le secteur des Infrastructures est le seul à clôturer dans le vert au mois de janvier : la performance positive des Utilities, +8,5%, grâce à EDF (+11,15%), Enel (+7,85%) et Iberdrola (+9,87%), a permis de compenser la performance décevante de 1,3%, des Télécommunications avec des baisses importantes de Telecom Italia (-12,51 %), SES Global (-10,80%) Après un mois de janvier stable, le secteur des Services a également connu une baisse malgré la performance de +6,9% des Services Informatiques, Wirecard (+23,91%), Capgemini (+3,17%). Les Transports et la Distribution tirent le secteur vers le bas en terminant respectivement à -6,1% et -1,4%, avec les performances négatives de Deutsche Post (-7,16%), Lufthansa (-15,72%), Casino (-12,09%) et Metro (-12,83%) Hausse de la prime de marché Au mois de janvier les tendances du mois précédent se sont inversées, la baisse des marchés, notamment liée à l’inquiétude sur l’épidémie de coronavirus a entrainé une hausse de la prime de marché (malgré la baisse encore significative du Bund 10 ans, assimilé au taux sans risque européen) qui passe de 7,62% à 8,18%. Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2019

    Figure 1 : Evolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens et américains finissent l’année en forte croissance Les marchés actions clôturent l’année en hausse avec une croissance qui s’est confirmée sur toute la durée du 4ème trimestre 2019. Les principaux indices européens affichent encore de belles performances sur le dernier mois de l’année : + 3,3% pour l’EuroStoxx 50, +3,1% pour l’EuroStoxx, +3,3% pour le CAC 40 et +2,2% pour le DAX. Le S&P 500 gagne +3,8%, tandis que l’indice technologique du Nasdaq connait une hausse une nouvelle fois très importante avec +4,7%. Sur le marché des changes, l’euro est en hausse face au dollar et clôture l’année à 1,12 USD. Sur le bilan de l’année 2019, les valeurs américaines ont davantage progressé que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +28,7 % pour le S&P 500 et +34,6 % pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +21,8 % en dollar. La volatilité des marchés actions est légèrement en hausse, proche de sa moyenne annuelle avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 14% entre le 1er et le 31 décembre avant de clôturer à respectivement 14,0% et 13,8%. La victoire de Boris Johnson aux élections britanniques ouvre la voie pour le Brexit Le Premier ministre britannique et les conservateurs ont remporté une majorité absolue à la Chambre des communes suites aux élections législatives du 12 décembre 2019. Boris Johnson a ainsi acquis la confortable majorité qu’il souhaitait pour enclencher son plan de retrait de l’Union Européenne négocié avec Bruxelles. Le Royaume-Uni sortira de l'UE le 31 janvier 2020 avec une période de transition qui se terminera le 31 décembre 2020. Cependant, le chemin à parcourir reste encore long, il s’agit maintenant de trouver un accord commercial avant la fin de l’année, qui définira les règles de la future relation entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. Dans cette perspective, Boris Johnson souhaite conclure un accord en moins d’un an et a prévu d’interdire dans la loi d’application de l’accord toute extension au-delà de 2020. Cette position très ferme et radicale a fait resurgir les craintes d’une sortie sans accord (no deal). L’Union Européenne a pour sa part rétorquée qu’elle ferait le « maximum » pour aboutir à un accord avant l’échéance, tout en prévenant qu’un « no deal » aurait « plus d’impact sur le Royaume-Uni » que sur les Européens. Guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, le feuilleton interminable Après quelques mois d'apaisement sur le front commercial entre les deux pays, le président américain Donald Trump a brutalement relancé les hostilités au début du mois de décembre avec de nouvelles menaces de taxation sur les produits chinois. Finalement, le 13 décembre 2019, Donald Trump et Pékin ont annoncé que les Etats-Unis renonçaient à imposer une nouvelle vague de tarifs douaniers prévue le 15 décembre sur environ 160 Mds$ de biens chinois. Des médias américains ont annoncé que Pékin avait en contrepartie accepté d'augmenter les achats de produits agricoles américains à hauteur de 50 Mds$ en 2020. Outre ces achats, Pékin s'engage à ne pas manipuler sa monnaie pour favoriser ses exportations et à ouvrir son secteur financier aux firmes étrangères. Une première partie de cet accord commercial entre la Chine et les États-Unis devrait être signée au tout début du mois de janvier. Regain de tension entre l’Iran et les Etats-Unis Les tensions entre les deux pays sont montées d’un cran en cette fin d’année sur le front irakien. Des frappes américaines ont visé le 29 décembre un groupe lié à l’Iran après une attaque qui a tué un ressortissant américain dans le nord de l’Irak. Le 30 décembre les milices chiites irakiennes affiliées à l’Iran ont manifesté devant l’ambassade des Etats-Unis, à Bagdad avant d’attaquer l’enceinte de l’ambassade. Ces événements font craindre un retour des tensions entre Trump et l’Iran pour l’année 2020. La FED stabilise les taux Aux Etats-Unis, l’année 2019 se termine sur une note positive avec une croissance atteignant environ 2,0%. Comme prévu, Jerome Powell a confirmé le 11 décembre les taux directeurs actuels, qui restent inchangés dans une fourchette comprise entre 1,5 % et 1,75 % (après les trois baisses successives entre juillet et octobre 2019). Par ailleurs, la Réserve fédérale des États-Unis n’envisage pas de modifications des taux dans les prochains mois (Sur les 17 banquiers centraux de la Fed, 13 ne prévoient aucun changement en 2020). Des performances hétérogènes pour les différents secteurs Après un mois de novembre marqué par une hausse de la majorité des secteurs, le mois de décembre a été marqué par des croissances plus hétérogènes. Le secteur des Produits de base a connu une croissance importante : la Chimie, l’Energie et les Minerais/Métaux/Acier gagnent respectivement +2,2%, +1,6% et +3,7% portés par la bonne performance d’Umicore (+11,24%), CGG (+21,64%), Fugro (+16,87%), Derichebourg (+16,84%) ou encore Eramet (+12,96%).                      L’Industrie clôture dans le vert malgré la mauvaise performance de l’Aéronautique et des Matériaux de constructions : respectivmement -3,1% et -0,5%, à cause des performances de Dassault Aviation(-5,26%), Safran (-7,28%) et HeidelbergCement (-3,19%). Les Biens d’équipement et l’Electronique portent le secteur avec des croissances respectives de +3,7% et +3,5%, notamment grâce aux performances de Vallourec (+20,53%), Nexans (21,07%), Schneider (+4,45%) ou encore STMicroelectronics (+7,49%) et ASML (+6,76%). Les Biens de consommation affichent des performances hétérogènes. Le Luxe progresse de +2,5%, porté par la bonne performance de Prada (+11,68%) et Kering (+7,04%), les Loisirs et Tourisme continuent leurs progressions (+0,9%) ainsi que la Santé (+0,8%), tandis que l’Automobile et l’Agro-alimentaire marquent un coup d’arrêt dans leurs progressions avec des performances respectives de-2,0% et -0,8% (Valeo : -12,16% ; Daimler : -3,57%). Le secteur Financier a connu la croissance la plus importante du mois de décembre : le secteur bancaire progresse de +3,9%, porté par Société Générale (+8,60%) et Grupo Santander (+5,46%), les Assurances gagnent +0,8% avec Sampo à +6,02%, tandis que les Banques d’Investissement et l’Immobilier connaissent une croissance de +2,7% et +0,5% avec notamment les bonnes performances de Deutsche Bank (+5,70%) et d’Icade (+6,82%). Le secteur des Infrastructures a connu un recul significatif : les performances positives du BTP/Concessions et des Utilities, respectivement +0,7% et +1,5%, n’ont pas permis de compenser les performances décevantes, -6,2% des Télécommunications. Les plus grosses pertes des Télécommunications sont : Orange (-12,53%), Telefonica (-10,43%) et Proximus (-6,79%). Le secteur des Services a connu pour sa part un mois de décembre relativement stable. La baisse de la prime de marché continue Au mois de décembre les tendances du mois précédent se sont poursuivies, la combinaison de la hausse des marchés et de la hausse du Bund 10 ans (assimilé au taux sans risque européen) a entrainé une baisse de la prime de marché de 7,85% à 7,62%. La prime de marché reste cependant bien supérieure à sa moyenne sur longue période. Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2019

    Figure 1 : Evolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions européens et américains poursuivent leur bonne dynamique La hausse des marchés actions des deux derniers mois s’est confirmée au mois de novembre avec une progression importante pour le 3ème mois consécutif. Les principaux indices européens affichent de solides performances sur le mois de novembre : + 2,2% pour l’EuroStoxx 50 et +2,0% pour l’EuroStoxx, +2,5% pour le CAC 40 et +2,1% pour le DAX. Le S&P 500 gagne +2,4%, tandis que l’indice technologique du Nasdaq connait une hausse plus importante à +3,3%. Sur le marché des changes, l’euro est en recul face au dollar et clôture le mois de novembre à 1,10 USD. Depuis le début de l’année, les valeurs américaines progressent davantage que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +25,1 % pour le S&P 500 et +30,0 % pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +18,3 % en dollar. La volatilité des marchés actions est légèrement en baisse, proche de sa moyenne annuelle sur une grande partie du mois de novembre avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 13% entre le 1er et le 30 novembre avant de clôturer en baisse à respectivement 12,6% et 13,2%. Une issue toujours incertaine pour le Brexit en cette fin d’année 2019 Boris Johnson, partisan d'un Brexit « coûte que coûte », a été contraint par le parlement britannique de revoir son plan d’exécution et demander un nouveau délai jusqu’au 31 janvier 2020. Cependant, le 12 décembre 2019, les électeurs britanniques seront appelés réélire le parlement dans un vote qui s’annonce décisif en vue des décisions prises pour un Brexit début 2020. Le premier ministre et le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn se sont écharpés lors d’un débat télévisuel le 19 novembre 2019 en se présentant chacun comme l'homme de la situation pour résoudre le problème du Brexit. Selon les enquêtes d’opinion, la lassitude de l’électorat (qui votera pour la troisième fois en 5 ans) pourrait bien être favorable au premier ministre actuel et donner à Boris Johnson la majorité absolue qu’il désire. Regain de tension dans la relation sino-américaine Après la reprise des discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine qui ont permis d’aboutir à un accord entre les deux pays, la tension est remontée d’un cran le 28 novembre 2019. Donald Trump a signé une loi en faveur des manifestants pro-démocratie à Hong Kong s’attirant par conséquent les foudres du pouvoir chinois. Dans la foulée, la Chine a menacé Washington de représailles, ravivant la guerre commerciale entre les deux pays. Les relations entre les deux pays vont être suivies de près les prochaines semaines par les marchés boursiers qui craignent un regain de tension et la réapparition des représailles commerciales mises de cotées au cours des derniers mois. Un possible « cessez-le-feu » entre l’Arabie Saoudite et le Yémen La coalition emmenée par l’Arabie Saoudite et qui intervient depuis 2015 dans la guerre au Yémen a décidé « de libérer 200 rebelles » yéménites Houthis. Cette annonce fait suite à une baisse des attaques menées par les rebelles contre l’Arabie Saoudite, saluée le 22 novembre 2019 par l’émissaire de l'ONU au Yémen Martin Griffiths, qui y a vu un possible prélude à un cessez-le-feu général. La FED fait une pause sur les taux d'intérêt Jerome Powell, le patron de la Banque centrale américaine, a indiqué devant le Congrès le 12 novembre qu’il estimait que l'économie poursuit une « croissance durable », que l’emploi est « fort » et que l’inflation se situe à un niveau proche de 2% (même si le ralentissement mondial et les incertitudes liées à la guerre commerciale présentent un « risque persistant »). Le directeur de la FED a également confirmé que la Banque centrale allait faire une pause dans ses interventions sur les taux d'intérêts tant que les informations concernant l'économie restent en ligne avec les prévisions énoncées. Cependant, Jerome Powell s'est inquiété de la dette fédérale qui « est à un haut niveau et continue de croître », ce qui pourrait « à long terme » peser sur l'investissement privé et in fine sur la croissance économique du pays. Des performances positives pour la grande majorité des secteurs Globalement, le mois de novembre est marqué par une hausse de la majorité des secteurs. Le secteur des Services a connu une croissance très importante : les Services Informatique et les Services gagnent respectivement +6,6% et +5,8% portés par la bonne performance d’Atos (+11,03%), Sopra (+11,72%), Europcar (+26,08%) ou encore Amadeus (+8,98%). Les Transports progressent aussi fortement de +8,0% (notamment grâce à Lufthansa +10,78% et Ryanair +14,90%), tandis que les Editeurs de Logiciels et Jeux progressent de +4,1%. L’Industrie clôture également dans le vert : l’Aéronautique & Défense gagne +3,8%, l’Electronique marque la plus belle performance avec +7,8 %, tandis que les Matériaux de construction et les Biens d’équipement (pénalisés par Andritz qui chute de -12,12%) restent stables (+1,2%). Les Biens de consommation affichent de belles performances. Le Luxe progresse de +6,9%, porté par la bonne performance de LVMH (+6,48%) et Moncler (+15,14%), les Loisirs et Tourisme continuent leurs progressions (+4,5%) ainsi que la Santé (+4,3%), tandis que les l’Automobile et l’Agro-alimentaire marquent un coup d’arrêt dans leurs progressions avec des croissances respectives de +1,2% et 0,7%. Le secteur Financier a connu des performances hétérogènes : les Banques progressent de +4,2%, portés par BNP Paribas (+8,89%), tout comme les Assurances avec une croissance de +1,7%, tandis que les Banques d’Investissement et les Holding sont en recul de respectivement -0,8% et -2,4% avec notamment la mauvaise performance de Natixis (-7,74%). Seul secteur significativement en recul, les Infrastructures ont connu des performances plutôt décevantes : le secteur Utilities a connu une baisse de -1,7% tout comme les Télécommunications et le BTP et Concessions avec des performances respectives de -0,8% et -1,0%. La baisse de la prime de marché continue Au mois de novembre les tendances du mois précédent se sont poursuivies, la combinaison de la hausse des marchés et de la hausse du Bund 10 ans (assimilé au taux sans risque européen) a entrainé une baisse de la prime de marché de 8,11% à 7,84%. La prime de marché reste cependant bien supérieure à sa moyenne sur longue période. Figure 1 : Evolution des marchés Source : Associés en Finance
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2019

    Figure 1 : Evolution des marchés Source : Associés en Finance Les marchés actions poursuivent leur embellie, les bourses européennes à leur avantage Après une rentrée 2019 marquée par une hausse des marchés actions, l’embellie s’est poursuivie en octobre. Les principaux indices européens affichent de solides performances sur le mois d’octobre : + 2,4% pour l’EuroStoxx 50 et l’EuroStoxx, et +2,4% et +4,9% pour le CAC 40 et le DAX. Le S&P 500 gagne+3,3%, l’indice technologique du Nasdaq connait une hausse plus importante à +4,9%. Sur le marché des changes, l’euro rebondit face au dollar après plusieurs mois de baisse et clôture le mois d’octobre à 1,11 USD. Depuis le début de l’année, les valeurs américaines progressent davantage que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +21,0 % pour le S&P 500 et +24,4 % pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +16,5 % en dollar. La volatilité des marchés actions est restée stable, proche de sa moyenne annuelle sur une grande partie du mois d’octobre avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 15% entre le 11 et le 31 octobre avant de clôturer en baisse à respectivement 13,2% et 13,8%. Une partie de cette hausse s’explique par un réajustement des primes de marché action qui étaient restées élevées par rapport aux autres classes d’actifs. Sortira-t-on de l’impasse Brexit : la question de l’automne 2019 En Europe, le vote de l’amendement Letwin sur le Brexit (qui suspend le processus de ratification tant que la législation nécessaire à son application n’est pas mise en œuvre) réduit la probabilité d’un No Deal, entrainant un regain de confiance des investisseurs. Après ce revers, traduisant une défiance du parlement britannique à l’encontre de son premier ministre, Boris Johnson a déclaré vouloir organiser des élections législatives anticipées le 12 décembre 2019. Cependant, l’incertitude demeure suite au refus du parlement britannique d’un examen accéléré de l’accord trouvé avec l’Union Européenne. En effet, les députés britanniques ont soutenu l'accord de Brexit décroché par Boris Johnson sur le principe, mais refusé l'examen accéléré du texte voulu par le Premier ministre. Boris Johnson a donc annoncé qu'il suspendait l'examen de l'accord conclu avec Bruxelles par le Parlement jusqu'à ce que l'Union européenne prenne une décision sur un report de la date définitive. Apaisement de la guerre commerciale sino-américaine La reprise des discussions commerciales entamée en septembre entre les Etats-Unis et la Chine a permis d’aboutir à un accord entre les deux pays. En effet, Donald Trump avait besoin d’une trêve pour afficher une victoire et rassurer son électorat, notamment vis-à-vis des agriculteurs américains représentant son électorat pivot et directement impactés par ces tensions. Mais les plus gros enjeux (monnaie, transferts de technologie) de la guerre commerciale restent toujours en suspens. La seule avancée de cet accord concerne les droits de douane qui étaient censés monter de 25 % à 30 % pour 250 milliards de dollars d’importations chinoises. A la suite des négociations, le taux d’imposition est resté à son niveau actuel. Malgré des avancés peu significatives, ces nouvelles d’apaisement ont été accueillies avec enthousiasme par les marchés financiers (l’indice Dow Jones a gagné près de 1,5%, à la suite de cette annonce). Tensions toujours vives au Moyen-Orient Début octobre, l'Arabie saoudite a étudié l'offre de cessez-le-feu des rebelles yéménites Houthis afin de mettre fin au conflit déclenché par l’Arabie saoudite, en 2015. Désormais, le pays est au centre des rivalités régionales entre Riyad et Téhéran mais aussi Abou Dhabi, le Qatar et Oman, exacerbant des tensions déjà vives dans la région. Le 11 octobre, les prix du pétrole ont bondi après des explosions à bord d'un tanker iranien au large des côtes saoudiennes, ravivant les craintes d'un regain de tensions. La Banque Centrale Européenne face à des défis de taille Le 18 octobre Christine Lagarde a succédé à Mario Draghi à la présidence de la BCE. Dans un contexte économique instable, l’ancienne directrice du FMI doit ramener le calme dans les rangs de l’institution. Les mesures prises, le 12 septembre, sous l’impulsion de Mario Draghi face au ralentissement de l’activité ont en effet soulevé une violente vague de contestation parmi les gouverneurs de la zone euro. Cependant, les marges de manœuvre semblent limitées. En effet, la baisse du taux de dépôt, qui navigue désormais en territoire négatif, et la reprise des rachats de dettes publiques ont pris des allures de dernières cartouches pour la BCE tandis qu’un ralentissement mondial se profile. Des performances positives pour la grande majorité des secteurs Globalement, le mois d’octobre est marqué par une hausse de la majorité des secteurs. Le secteur financier marque la plus forte croissance de ce début d’automne : les Banques et l’Immobilier gagnent respectivement +2,5% et +4,8%. Les Assurances progressent de +2,2%, quand les Holding progressent de +3,4%. L’industrie clôture également dans le vert : l’Aéronautique & Défense gagnent +1,4%, les Biens d’équipement marquent la plus belle performance avec +4,5 %, les Matériaux de construction + 2,3%, tandis que l’Électronique reste stable, pénalisé par les performances d’Aixtron (-12,61%) et Nokia(-29,17%) Les biens de consommation affichent des performances moins homogènes. L’Agro-alimentaire recule de -11,1%, pénalisé par la mauvaise performance de Anheuser-Busch (-17,59%) et General Mills(-9,74%), tandis que l’Automobile continue sur sa lancée de septembre et progresse de +7,1%, grâce aux performances des groupes Valeo (+12,07%) et Fiat Chrysler (+17,32%). Après plusieurs mois de stabilité, le Luxe progresse de +4,8%. Le secteur des Services a également connu des performances hétérogènes : les Editeurs de Logiciels et jeux progressent de +8,2%, portés par Mandadori (+23,76%), les Services Informatiques chutent de-8,3% avec la mauvaise performance de Wirecard (-22,62%). Les Transports quant à eux progressent de +6,6%. Une baisse de la prime de marché Au mois d’octobre, la combinaison de la hausse des marchés et de la hausse du Bund 10 ans (assimilé au taux sans risque européen) a entrainé une baisse de la prime de marché de 8,29% à 8,11%. La prime de marché reste cependant bien supérieure à sa moyenne sur longue période. Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 septembre 2019

    Figure 1 : Evolution des marchés Source : Associés en Finance Le rebond des marchés actions marqué par une bonne performance des bourses européennes Cette rentrée 2019 marque un rebond des marchés actions après la baisse connue au mois d’août. Les indices européens affichent de belles performances sur le mois de septembre : +4,0% et +3,4% respectivement pour l’EuroStoxx 50 et l’EuroStoxx, et +3,4% et +4,0% pour le CAC 40 et le DAX. Le S&P 500 gagne +1,7%, tandis que l’indice technologique du Nasdaq reste stable à +0,5%. Sur le marché des changes, l’euro poursuit sa baisse face au dollar, expliquant le surplus de performance des indices européens exprimés en euro par rapport au dollar. Depuis le début de l’année, les valeurs américaines progressent davantage que les européennes (exprimées en dollar) avec une hausse de +18,6% pour le S&P 500 et +20,0% pour le Nasdaq tandis que l’EuroStoxx affiche une croissance de +12,6% en dollar. La volatilité des marchés actions a retrouvé des niveaux proches de sa moyenne annuelle sur une grande partie du mois de septembre avec des indices VIX et VStoxx oscillant autour de 15 entre le 6 et le 23 septembre. Les deux indices sont repartis à la hausse en fin de mois pour clôturer à 16,24 pour le VIX et 15,83 pour le VStoxx. Tensions commerciales sino-américaines, conflit géopolitique au Moyen-Orient, Ukraingate et Brexit dur : les sources de tensions économiques se multiplient en cette rentrée 2019 Alimentées par l’inversion de la courbe des taux à la fin du mois d’août, des indicateurs macroéconomiques décevants, et la multiplication des tensions politico-économiques, les craintes de l’arrivée prochaine d’une récession se sont intensifiées au mois de septembre. En Europe, Boris Johnson s’enlise dans un conflit avec la Parlement britannique après la décision finale de la Cour suprême rendue le 24 septembre qui a jugé illégale la suspension du Parlement imposée par le Premier Ministre. Plus tôt dans le mois, les Lords avaient adopté une proposition de loi sur le report du Brexit en cas d’absence d’accord le 31 octobre prochain. Tous ces rebondissements penchent en faveur d’un report du Brexit à la fin l’année, voire au début de l’année prochaine avec la tenue probable d’élections anticipées au Royaume-Uni. Enfin au Moyen-Orient, de nouvelles attaques revendiquées par les rebelles yéménites houthis ont été perpétrées contre deux sites pétroliers de la société saoudienne Aramco. Dès le lundi suivant à l’ouverture de la bourse, le cours du Brent a bondi de +14,2%. Ces nouvelles attaques cristallisent encore davantage les tensions entre les États-Unis et l’Iran (allié des rebelles yéménites) qui risqueraient de déraper et provoqueraient sans doute une flambée des prix du pétrole. Concernant la guerre commerciale sino-américaine, la tendance est à l’apaisement. Pékin et Washington ont en effet annoncé le 11 septembre vouloir faire une pause dans l’escalade de la guerre commerciale qui les oppose depuis maintenant plus d’un an. Cette annonce qui devrait être matérialisée par une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping courant octobre annonce la reprise des négociations. En outre, l’approche des élections américaines pourrait pousser Donald Trump à se montrer davantage coopératif, ce qui augmenterait la probabilité de conclusion d’un accord entre les deux nations avant la fin de l’année. Relevons cependant l’entrée en vigueur au 1er septembre de nouveaux droits de douane américains de 10% sur 300 Mds$ d’importations chinoises sans grandes conséquences sur les marchés mondiaux qui avaient anticipé cette annonce faite au cours du mois d’août. Les banques centrales en ordre de bataille pour soutenir l’économie Face à la multiplication des sources de tensions économiques sur le plan international, les principales banques centrales mondiales ont initié depuis le début d’année un mouvement d’assouplissement de leur politique monétaire. Ainsi, à l’issue de la réunion du Conseil des Gouverneurs qui s’est tenue le 12 septembre, la BCE a annoncé 5 mesures d’assouplissement monétaire : La baisse du taux de dépôt de 10 pb, à -0,5% ;La reprise du Quantitative Easing à un rythme mensuel de 20 Mds€ à partir du 1er novembre ;Le réinvestissement des remboursements des titres achetés dans le cadre des programmes de Quantitative Easing sur une longue période ;L’assouplissement des conditions des opérations de refinancement à long terme (TLTRO) ;La mise en place d’un système de rémunération à deux paliers, qui exclura les fonds en excès des réserves obligatoires placés sur les comptes des banques à la BCE d’une rémunération à taux négatif. Une semaine plus tard, la Réserve fédérale américaine a, à son tour, officiellement annoncé une nouvelle baisse d’un quart de point sur son principal taux directeur, la deuxième en deux mois. Précisons cependant que ces décisions de relance monétaire sont de plus en plus en proie aux critiques au sein même des institutions financières. La décision de la FED a été adoptée à 7 voix contre 3, tandis que la BCE exhorte les gouvernements européens, notamment l’Allemagne, à prendre le relais en mettant en place des relances budgétaires. Des performances positives pour la grande majorité des secteurs Globalement, le mois de septembre est marqué par la bonne reprise des valeurs cycliques. Le secteur financier marque le plus fort rebond de la rentrée : les Banques et les Banques d’Investissement gagnent respectivement +9,0% et +7,3%. Les Assurances engrangent +7,8%, tirées par la très bonne performance d’Axa de +12,3% sur la période. Les infrastructures clôturent également dans le vert avec des performances cependant plus modestes : le BTP & Concessions gagnent +1,3%, les Télécoms +4,3% et enfin les Utilities +4,0%. Les biens de consommation affichent des performances moins homogènes. L’Agro-alimentaire recule de -0,4%, tandis que l’Automobile progresse de +6,1%. Le Luxe, fortement exposé aux exportations et donc aux tensions commerciales internationales, croît timidement de +1,7%. Parmi les valeurs industrielles, l’Électronique marque la plus belle performance avec +7,3%, tandis que l’Aéronautique & Défense reste quasi-stable avec +0,4%, pénalisé par la mauvaise performance d’Airbus (-4,90%). Une baisse de la prime de marché Au mois de septembre, la combinaison de la hausse des marchés et de la hausse du Bund 10 ans (assimilé au taux sans risque européen) a entrainé une baisse de la prime de marché de 8,55% à 8,29%. La prime de marché reste cependant bien supérieure à sa moyenne sur longue période. Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 août 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 août 2019

    Le marché actions en léger recul, dans la continuité d’un mois de juillet morose. Dans la continuité d’un mois de juillet décevant, les principaux indices boursiers ont une nouvelle fois reculé au mois d’août. La baisse est davantage marquée sur les indices européens : le DAX perd -2,6%, l’Euro Stoxx -2,0% et l’Euro Stoxx 50 -1,8%. Le CAC résiste légèrement mieux et affiche une performance négative limitée de -1,4%. Outre-Atlantique, le Nasdaq perd -0,9% et le S&P 500 -1,8%. La guerre commerciale sino-américaine demeure un catalyseur important pour les marchés Sur la scène internationale, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis ont connu une nouvelle escalade au cours du mois d’août après une courte accalmie mi-juin. Le 1er août, le président américain a annoncé dans un tweet l’instauration de tarifs douaniers supplémentaires de 10% sur300 Mds$ d’importations chinoises dès le 1er septembre. En représailles, Xi Jinping a annoncé le 6 août l’arrêt des achats de produits agricoles américains. En fin de mois, le président chinois a ravivé les tensions en menaçant d’augmenter les droits de douane de 5% à 10% sur 75 Mds$ d’importations américaines. En réponse, Trump a, à son tour, menacé sur Twitter d’augmenter la taxation de 25% à 30% pour les 250 Mds$ d’importations chinoises et de 10% à 15% les 300 Mds$ d’importations supplémentaires annoncées en début de mois. Dans ce contexte, il est toutefois important de rappeler que des élections américaines se profilent pour 2020 et que Trump a clairement l’intention de s’y représenter. Dès lors, son entêtement dans une guerre commerciale prolongée avec la Chine risquerait de lui porter préjudice et de compromettre ses chances de réélection. De son côté, la Chine, qui est économiquement plus dépendante des États-Unis que l’inverse, connaît un ralentissement tendanciel de son activité et pourrait bien jouer la montre en attendant les prochaines élections américaines, d’autant qu’elle doit dans un même temps faire face à un soulèvement populaire persistant à Hong Kong. Compte tenu de la publication d’indicateurs macroéconomiques semestriels en berne et des multiples points de tensions politiques à l’internationale, les banques centrales sont désormais au centre de l’attention des marchés financiers. Aux États-Unis, l’inversion de la courbe des taux (2/10 ans) corroborée par la publication d’un sondage de la National Association of Business Economists auprès des économistes américains dont 38% prédisent une entrée en récession en 2020, ont cristallisé les craintes de récession. En Europe, les sujets sensibles sont multiples. L’Allemagne, dont l’économie est très tournée vers l’extérieur, a été fortement impactée par les tensions commerciales et le ralentissement du commerce mondial qui en a découlé. En Italie, la démission du président du Conseil, Giuseppe Conte, le mardi 20 août, pourrait conduire à la tenue d’élections anticipées. Enfin, au Royaume-Uni, Boris Johnson qui a obtenu la suspension du Parlement jusqu’à la mi-octobre, martèle sa volonté de sortir de l’UE le 31 octobre prochain, avec ou sans accord. C’est dans ce contexte d’incertitudes que s’est tenu le très attendu meeting annuel des banquiers centraux à Jackson Hole le 23 août dernier. Après la baisse des taux directeurs de 25 pb fin juillet, le Président de la Fed, Jerome Powell, a simplement promis d’agir « comme il convient » pour soutenir la croissance, sans donner d’indications claires. De son côté, la BCE a reconnu que le ralentissement économique pourrait être plus grave qu’attendu et s’interroge sur la forme que pourrait prendre les mesures de relance. La majorité des secteurs voit leur performance reculer Les secteurs industriels sont particulièrement touchés par les zig-zags dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine : les Biens d’équipements perdent -3,2%, l’Électronique -2,7% et les Matériaux de construction -1,8%. Seul le secteur Aéronautique/Défense tire son épingle du jeu avec une performance mensuelle de +2,5% en moyenne non pondérée. L’Automobile continue de décevoir avec une chute de -5,8% en moyenne pondérée (deuxième mois consécutif de baisse pour le secteur après un rebond au mois de juin). En cause, la baisse des perspectives de croissance mondiale du secteur, la contraction de la demande chinoise au premier trimestre, les menaces de taxation de Trump sur l’automobile européenne et les craintes réglementaires en termes d’émissions polluantes. Dans les services, la quasi-totalité des secteurs affichent des performances négatives (-3,9% pour les Services Informatiques, -2,7% pour les Services, -2,5% pour les Éditeurs de Jeux et -0,8% pour les Médias) tandis que la Distribution résiste avec +0,4%. Le secteur financier est également sévèrement touché : les Assurances perdent -6,8%, les Banques et les Banques d’Investissement décrochent respectivement de -5,6% et -5,9%. Du côté de l’infrastructure les Utilities et les Télécoms gagnent respectivement +3,3% et +1,1% tandis que l’Immobilier reste stable. Une prime de marché toujours en hausse L’enfoncement du rendement du Bund 10 ans en territoire négatif (-0,739 à fin août) conduit mécaniquement à une hausse de la prime de marché qui s’établit dorénavant à 8,55% (contre 8,18% au 31 juillet). Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2019

    Les marchés en légère baisse au mois de juillet après un premier semestre 2019 très positif Après un mois de juin très positif, les performances des principaux indices mondiaux ont connu un certain ralentissement (-2,5% et +0,5% respectivement pour l’Eurostoxx 50 et le S&P 500 en dollar, contre +8,2% et +6,9% au mois de juin). En effet, la conjoncture mondiale reste instable, le PIB mondial continue de croître mais la persistance des tensions commerciales a affecté les perspectives de redressement. A la suite de son discours du 4 juin sur les perspectives à long terme, J. Powell a précisé que la FED regardait de près les développements des tensions commerciales et ferait le nécessaire pour pérenniser la phase expansive. La FED sous l’impulsion de son directeur a décidé le 31 juillet de baisser les taux. Malgré une croissance correcte, d’environ 2,0 % au 2ème trimestre, la FED a réduit ses taux d’intérêt de 0,25 point (afin de les ramener entre 2 % et 2,25 %), tout en laissant la porte ouverte à une autre baisse des taux d’ici à la fin de l’année. Même si le contexte économique reste favorable cette baisse est justifiée par son directeur J. Powell comme une « assurance contre les risques », qui sont selon la banque centrale : la dégradation du contexte international (Chine et en Europe), les incertitudes commerciales et l’inflation, qui reste basse. Selon lui, cette décision devrait aider le pays à affronter ces risques. Cependant cette baisse a plutôt été mal accueilli par les marchés qui au fil des dernières semaines espéraient plusieurs baisses possibles d’ici à la fin de l’année (ce qui a semblé être écarté par le président de la FED lors de son discours). L’agenda a été précisé dans la guerre commerciale sino-américaine. Les gouvernements chinois et américains ont convenu de se rencontrer de nouveau début septembre aux États-Unis. Néanmoins le 31 juillet, Donald Trump s’est une nouvelle fois montré belliqueux vis-à-vis de Pékin sur Twitter, suspectant la Chine de ne pas honorer son engagement d’augmenter ses achats de produits agricoles américains. La guerre commerciale qui empoisonne depuis plus d’un an les relations entre Pékin et Washington et qui est maintenant étendue au domaine technologique, affecte toujours le géant chinois des télécoms Huawei. Le groupe a été inscrit au mois de mai sur la liste noire de l'administration américaine pour des raisons de sécurité. Avant la reprise des négociations, le président américain avait estimé que la Chine jouait la montre et attendait l'élection présidentielle américaine de 2020, en espérant sa défaite. En conséquence de ce regain des tensions, les marchés financiers sont toujours dans l’attente d’un éclaircissement de la relation économique entre les deux pays, exprimant ainsi leur insatisfaction quant au caractère trop limité des accords conclus et de l’avancée des discussions. En Europe, la nomination de Christine Lagarde au poste de présidente de la BCE le 2 juillet 2019 a été plutôt saluée par les analystes économiques, qui voient dans son profil plus politique un atout majeur en vue des négociations à venir. Le 25 juillet, M. Draghi a annoncé qu'il pourrait à nouveau assouplir sa politique monétaire en agissant dès septembre pour contrer le ralentissement de l’économie européenne et la faiblesse de l’inflation. Selon les observateurs, les mesures les plus probables sont : (i) qu’il commence par baisser le taux de dépôt qui est aujourd’hui de -0,4 %, et (ii) qu’il lance de nouveaux rachats de dettes publiques et privées. Durant sa conférence de presse du 25 juillet, le président de l’institution, Mario Draghi, a dressé un tableau plutôt sombre de la conjoncture actuelle. Malgré la bonne résilience de l’emploi en zone euro, les tensions commerciales, le ralentissement mondial et les craintes d’un Brexit sans accord pèsent sur l’activité. Suite à cette annonce l’euro est tombé à 1,11 dollar, son plus bas niveau depuis 2017, avant de se ressaisir, tandis que les taux d’emprunt à dix ans allemands et français se sont enfoncés un peu plus encore sous la barre du zéro, respectivement à -0,42 % et -0,18 %. Le mois de juillet a été plutôt neutre concernant le pétrole, avec un prix du baril qui est resté stable (+0,0% au cours du mois). Cette évolution est surprenante au regard des événements entre les USA et l’Iran. De plus, les prix du pétrole ont sensiblement varié autour du 15 juillet, alors que la tempête tropicale Barry passait dans le Golfe du Mexique (qui est une zone de production importante). Mais cette dernière n’a visiblement pas fait trop de dégâts, ce qui a fait revenir le prix du baril à son niveau initial. Une rentabilité variée suivant les secteurs Les secteurs ont affiché une performance assez variée au cours du mois de juillet. Parmi les produits de base, les Minerais & Métaux subissent une forte correction de -8,9% (après une forte hausse avec +15,1% en juin) tandis que l’industrie chimique, l’énergie et les papier/emballages affichent des performances comprises entre -1,5% et +1,9%. Les secteurs industriels enregistrent également une rentabilité neutre avec pour seule exception le secteur de l’Electronique qui a connu une hausse de +5,7%, tout comme l’Agro-alimentaire et les Loisirs qui enregistrent des performances mensuelles respectives de +6,6% et +5,3%. Les rentabilités sont aussi contrastées parmi les services qui sont freinés par les Editeurs Logiciels et Jeux (-6,1%) mais tirés par la Distribution (+2,3%), les Services (+2,2%) et les Services Informatiques (+2,6%). Le secteur financier a lui aussi connu des rentabilités variées avec une hausse pour les Banques d’investissements (+2,3%) et une baisse pour les Banques (-2,0%) et l’Immobilier (-3,2%). Une prime de marché en légère hausse La baisse des taux d’intérêt en Europe a conduit à une prime de marché de 8,18% à fin juillet, en légère hausse par rapport à fin juin (7,90%). Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 juin 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 juin 2019

    Les marchés en hausse au mois de juin viennent conclure un premier semestre 2019 très positif Après un mois de mai mitigé, les performances des principaux indices mondiaux sont reparties à la hausse (+8,2% et +6,9% respectivement pour l’Eurostoxx 50 et le S&P 500 en dollar, contre -7,2% et -6,6% au mois de mai). Les tensions commerciales, qui avaient joué un rôle de catalyseur dans l’évolution des marchés au mois de mai, se sont apaisées en juin. Dans un discours sur les perspectives à long terme, J. Powell a précisé le 4 juin que la FED regardait de près les développements sur les tensions commerciales et ferait le nécessaire pour pérenniser la phase expansive. De cette manière, il a considérablement renforcé les anticipations d’assouplissement monétaire. En marge du G20 le 29 juin, la Chine et les Etats-Unis ont accepté de reprendre leurs négociations commerciales. Washington a accepté de lever sa menace d’imposer de nouvelles taxes à l’importation, permettant ainsi d’apaiser les tensions. Cependant, aucun agenda précis n’a été communiqué à la suite de cette rencontre et aucun engagement n’a été pris à l’exception de celui de la Chine qui a garanti l’achat de produits agricoles américains. Le ton à l’égard de Huaweï a également semblé nettement plus conciliant, même si Trump ne s’est pas engagé formellement à remettre en cause sa décision prise à la mi-mai de quasi-bannissement de l’opérateur chinois du territoire américain. Par conséquent, la réaction des marchés financiers a été plutôt favorable mais, compte tenu du caractère limité de l’accord, le contexte global reste incertain. Concernant le Mexique, l’accord trouvé le 7 juin sur l’immigration entre Washington et Mexico, a évité l’application de droits de douane sur les produits mexicains importés aux Etats-Unis. En Europe, le momentum économique reste décevant ces dernières semaines. Le 18 juin, M. Draghi a considérablement assoupli son discours lors de son intervention à Sintra. Le président de la BCE a déclaré que la banque centrale assouplirait de nouveau sa politique si l'inflation ne remontait pas, en précisant que l'hypothèse de nouveaux achats d'obligations, celle d'une baisse de taux et celle d'une modification du discours sur l'orientation future de la politique monétaire avaient toutes été « soulevées et débattues » lors de la réunion du Conseil des gouverneurs au début du mois. Son discours a fait baisser l'euro et les rendements des emprunts d'état du continent. Le Bund a ainsi atteint un point bas historique à -0,36% début juillet, se situant désormais en dessous du JGB 10 ans (-0,15%). Ces mesures de soutien laissent peu de place à d'éventuels désaccords lors de la prochaine réunion de politique monétaire, le 25 juillet. Mais elles semblent nécessaires face à la guerre commerciale et aux inquiétudes suscitées par les finances publiques italiennes. Sur le marché secondaire des titres de dette, les taux français à dix ans ont chuté sous la barre symbolique du 0 %, tandis que l’euro est tombé à 1,12 dollar, déclenchant l’ire de Donald Trump. Le départ de M. Draghi en octobre prochain et le processus de nomination qui s’en est suivi n’a pas été de nature à faciliter la conduite de la politique monétaire à court terme. Cependant, la nomination de Christine Lagarde au poste de présidente de la BCE le 2 juillet 2019 a été plutôt saluée par les analystes économiques, qui voient dans son profil plus politique un atout majeur en vue des négociations à venir. Le mois de juin a été plutôt neutre concernant le pétrole, avec un prix du baril qui a légèrement augmenté (+2,3% au cours du mois). Cette hausse reste très modérée au regard des événements entre les USA et l’Iran. Le 21 juin, dans une série de tweets, le président américain a confirmé qu’une riposte armée avait été lancée contre l’Iran mais qu’il l’avait finalement stoppée « dix minutes avant la frappe ». Washington voulait punir Téhéran, accusé d’avoir abattu un drone américain dans le Golfe. Cet événement est l’aboutissement d’une montée des tensions entre les deux pays depuis les attaques contre deux tankers norvégien et japonais qui naviguaient en mer d’Oman près du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique à l’échelle mondiale, attribuées par Washington à Téhéran. Une hausse généralisée La quasi-totalité des secteurs ont affiché une performance positive au cours du mois de juin, à l’exception du secteur Immobilier en léger repli de -0,8%. Parmi les produits de base, les Minerais & Métaux marquent la plus forte hausse avec +15,1% suivis par l’industrie chimique avec +10,0%. Les secteurs industriels enregistrent également une belle performance avec +9,8% pour les Biens d’équipement et +9,1% pour l’Aéronautique & Défense. L’automobile quant à elle marque l’un des plus forts rebonds avec une performance de +7,2% contre -14,8% le mois dernier. Les rentabilités sont plus contrastées parmi les services qui sont tirés par les Services Informatiques (+8,4%) et les Editeurs de logiciels et de jeux (+8,2%), mais freinés par la Distribution (+0,2%) et les Médias (+1,1%). Une prime de marché en baisse La hausse des marchés actions a conduit à une baisse de la prime de marché qui s’établit désormais à +7,88% contre +8,08% à fin mai. La baisse modérée des taux d’intérêt en Europe (évolution du taux du Bund de -13 pb) a légèrement atténué cette baisse de -0,20%. Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mai 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mai 2019

    Les marchés secoués au rythme des tensions commerciales La tendance haussière initiée depuis le début de l’année 2019 s’est trouvée mise à mal au mois de mai. Les performances des principaux indices mondiaux ont chuté (-7,2% et -6,6% respectivement pour l’Eurostoxx et le S&P 500 en dollar, contre +4,7% et +3,9% au mois d’avril). Les tensions commerciales ont joué un rôle de catalyseur dans l’évolution des marchés tout au long du mois de mai. Le 5 mai, Trump a annoncé que les taxes sur 200 Mds$ de produits chinois seraient relevées de 10% à 25% et a menacé sur Twitter de taxer 325 Mds$ d’importations chinoises supplémentaires. Alors que les négociations entre les États-Unis et la Chine semblaient sur la bonne voie depuis janvier, cette nouvelle menace du président américain a de nouveau ébranlé les principales places boursières. Le 19 mai, Trump a officialisé sa position contre le géant chinois des télécoms Huawei en signant un décret interdisant aux groupes télécoms américains de faire affaire avec ce dernier. Quelques jours plus tard, Google, suivi de Panasonic, annoncent l’arrêt de leurs relations commerciales avec le groupe chinois, entrainant de fortes corrections sur le cours des valeurs technologiques. Le secteur des semi-conducteurs a également été sévèrement touché par la nouvelle. Par ailleurs, Trump est prêt à étendre sa guerre commerciale à d’autres pays que la Chine. Le Mexique, qui constitue le 2ème partenaire commercial des États-Unis, devrait faire l’objet d’une augmentation des droits de douanes de +5% sur tous les biens importés. Une mesure qui devrait être effective à compter du 10 juin et qui devrait augmenter à 10% au 1er juillet, puis de +5% chaque mois jusqu’à 25% si aucun accord concernant l’immigration clandestine mexicaine n’est trouvé avec les autorités d’ici là. Du côté de l’Europe, l’environnement politique demeure instable. L’annonce de la démission de Theresa May pour le 7 juin et la probabilité croissante de voir Boris Johnson accéder au 10 Downing Street augmente les chances d’un No Deal à l’automne prochain, tandis que les élections européennes, qui se sont déroulées entre le 23 et 26 mai, ont d’avantage bénéficié aux partis populistes et eurosceptiques. Cependant, le vrai enjeu de cette élection pour les marchés financiers demeure la nomination du remplaçant de Mario Draghi à la tête de la BCE, qui pourrait influer fortement sur la situation économique européenne à l’heure où les deux grandes puissances économiques mondiales (les États-Unis et la Chine) s’enlisent dans une guerre commerciale. Quoi qu’il en soit, face à la vulnérabilité de la zone euro dans ce contexte de tensions commerciales, la BCE devrait poursuivre son positionnement dovish sur les prochains mois. De son côté, la Fed, qui avait déjà abandonné l’idée de relever ses taux le mois dernier, devrait commencer à les baisser dans la 2ème partie de l’année. La première nouvelle réconfortante est à chercher du côté du secteur automobile européen, à la suite du report de 6 mois des éventuelles tarifications douanière américaines et de l’annonce stimulante d’un projet de rapprochement entre Renault et Fiat-Chrysler. Enfin, le prix du baril a plongé de -13,5% au cours du mois de mai en réponse au regain de tensions commerciales sino-américaine et notamment de la menace de Pékin de répliquer aux pressions américaines par l’arrêt des exportations de terres rares, minéraux indispensables à la production des équipements technologiques. Le brent a perdu -9,5% sur les 4 dernières séances de cotation du mois (passant de 61,45$ à 55,61$ le baril). Une baisse généralisée La quasi-totalité des secteurs ont souffert des tensions commerciales mondiales, à l’exception des Opérateurs de Marché qui signent une performance de +4,1%. Les secteurs industriels sont les plus sévèrement touchés : les Minerais & Métaux et la Chimie perdent respectivement -17,5% et -12,2%. Le secteur Automobile toujours sous le joug des menaces protectionnistes dévisse en bourse et affiche une rentabilité pondérée de -14,8% sur le mois de mai. Le secteur financier affiche des performances négatives, plombé par un climat économique mondiale morose. Les banques et les banques d’investissement perdent -13,9% au cours du mois. Une prime de marché en hausse La baisse des taux d’intérêt en Europe (évolution du taux du Bund de -213 point de base) et la baisse des marchés actions ont conduit à une hausse de la prime de marché qui s’établit désormais à 8,08% contre 7,31% à fin avril. Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 avril 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 avril 2019

    Poursuite de la hausse des marchés La bonne dynamique boursière initiée depuis le début de l’année 2019 s’est poursuivie au mois d’avril. Les performances des principaux indices mondiaux sont positives (+3,9% et +4,7% respectivement pour le S&P 500 et l’Euro Stoxx en dollar), et sont également supérieures à celles du mois précédent. L’évolution des marchés a été animée par les nombreuses publications de résultats d’entreprise de part et d’autre de l’Atlantique. L’évolution des marchés a également été rythmée par les perspectives d’accord dans les négociations commerciales sino-américaines, la pause de la Fed, les perspectives de relance de l’activité en Chine et le rebond substantiel de l’appétit pour le risque. Sur le court terme (mois d’avril), le rallye actuel semble excéder les fondamentaux macroéconomiques, corrigeant ainsi les excès de pessimisme de la fin 2018. Le sujet du Brexit, quant à lui, ne fait quasiment plus réagir les marchés. Le président de la BCE, Mario Draghi, a délivré un message accommodant, évoquant des « risques » susceptibles de dégrader la conjoncture économique et indiquant disposer des outils nécessaires pour soutenir l’économie européenne. Bien que les issues des diverses négociations soient incertaines, les marchés ont conservé leur optimisme et la volatilité s’est maintenue à un niveau faible au mois d’avril. Cela s’est matérialisé par une stabilité de l’indice VIX (« l’indice de la peur ») à 13,12 à fin avril (vs. 13,7 à fin mars contre 25,42 à fin décembre 2018). Enfin, le prix du baril poursuit sa hausse initiée début 2019 (+6,8% au mois d’avril), suite à l’accord en janvier entre les pays de l’OPEP et la Russie sur la réduction de leur production. La hausse du prix du baril atteint +21,1% depuis le début de l’année 2019. Une hausse qui reste généralisée L’ensemble des secteurs a progressé en bourse au mois d’avril, à l’exception de la distribution (-2,3% en pondéré) et du papier/emballage (-1,6% en pondéré). Après avoir enregistré une performance négative en mars (-3,6% en pondéré), le secteur bancaire a rebondi en avril (+8,7%). L’optimisme des marchés a bénéficié aux secteurs les plus exposés à la croissance mondiale, tels que les Matériaux de construction (+10,2%) et l’Automobile (+9,4%).  Une prime de marché en baisse La hausse des taux d’intérêt en Europe (évolution du taux du Bund de +84 bp) et la hausse des marchés actions ont conduit à une baisse de la prime de marché actions par rapport à fin mars, qui s’établit désormais à 7,31% (contre 7,73%). Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mars 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mars 2019

    La hausse des marchés ralentie La bonne dynamique boursière initiée depuis le début de l’année 2019 s’est poursuivie au mois de mars, mais son intensité s’est quelque peu éreintée. Si les performances des principaux indices mondiaux sont légèrement positives (+1,8% et 0,2% respectivement pour le S&P 500 et l’Eurostoxx en dollar), elles sont sensiblement inférieures à celles des deux mois précédents. L’évolution des marchés a été rythmée par trois principaux déterminants, à savoir l’avancée des négociations commerciales sino-américaines, le Brexit et les annonces des politiques monétaires de la Fed et de la BCE. Les avancées des discussions entre les Etats-Unis et la Chine ont été moins manifestes que le mois dernier, mais les parties semblent optimistes quant à trouver un accord dans les prochaines semaines. Concernant le Brexit, le Parlement Britannique a rejeté le cas d’une sortie de l’Union Européenne sans accord avec Bruxelles. La Fed, lors de son dernier discours, s’est montrée accommodante, indiquant qu’elle ne relèverait pas ses taux cette année, mais qu’elle débuterait un resserrement monétaire en 2020. Enfin, la BCE s’est montrée peu rassurante, en abaissant ses prévisions de croissance pour la zone euro dans un premier temps, puis en annonçant la mise en place d’un système de prêts préférentiels aux banques, ce qui a eu pour effet de faire reculer sensiblement les taux d’intérêts. Bien que les issues des diverses négociations soient incertaines, les marchés ont conservé leur optimisme et la volatilité a continué de baisser au mois de mars. Cela s’est matérialisé par une baisse de l’indice VIX (« l’indice de la peur ») à 13,7 à fin février (vs. 14,8 à fin février). L’indice européen de volatilité implicite est quant à lui passé de 13,6 à 15,3, signe d’inquiétudes plus marquées en Europe. Enfin, le prix du baril poursuit sa hausse initiée début 2019 (+3,4% au mois de mars), suite à l’accord en janvier des pays de l’OPEP et de la Russie sur la réduction de leur production. La hausse du prix du baril s’établit à +28,1% depuis le début de l’année 2019. Une hausse qui reste généralisée L’ensemble des secteurs a progressé en bourse au mois de mars, à l’exception des Télécoms (-0,3% en pondéré) qui souffrent des investissements importants nécessaires aux plans de développement des sociétés (5G, accroissement de services, …). Bien que modéré, l’optimisme des marchés concernant l’issue du Brexit et les négociations entre les Etats-Unis et la Chine a bénéficié aux secteurs les plus exposés à la croissance mondiale, tels que l’Aéronautique (+13,4%), et l’Automobile (+11,9%).  La baisse de l’aversion au risque engendre des performances moins dynamiques pour les secteurs plus défensifs, tels que la Santé (+2,9%) et les Biens de Consommation (+3,3%), tandis que l’Immobilier et les Services Informatiques poursuivent leur rebond (+15,0% et +11,1% respectivement dans Trival®). Une prime de marché en hausse Le recul des taux d’intérêt en Europe (évolution du taux du Bund de -25 bp) a conduit à une augmentation de la prime de marché actions par rapport à fin février, qui s’établit désormais à 7,73% (contre 7,43%). Les marchés restent suspendus à l’avancée des deux évènements majeurs que sont les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et ses potentiels effets sur la croissance mondiale et le Brexit. Il semble donc encore opportun de rester prudent quant à un retour sur les marchés actions. Figure 2 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2019

    Les marchés poursuivent leur rebond Le mois de février a vu se poursuivre la bonne dynamique boursière initiée depuis le début de l’année 2019. Bien que leurs performances soient légèrement inférieures à celles du mois de janvier, les principaux indices mondiaux s’inscrivent en hausse. Les performances des indices Eurostoxx (en dollar) et S&P 500 s’établissent à +3,6% et +3,0% respectivement. L’évolution des marchés a été rythmée par trois principaux déterminants, à savoir la saison des publications de résultats de l’exercice 2018 des sociétés, l’avancée des négociations commerciales sino-américaines et le Brexit. Les publications de résultats ont été jugées plutôt positives par les marchés, aussi bien en Europe qu’outre Atlantique, ce qui est confirmé par les performances boursières de l’ensemble des secteurs (cf. ci-après). La rencontre des représentants (dont le Secrétaire au Trésor Steve Mnuchin) des gouvernements américains et chinois à Pékin a débouché sur le report de la date butoir fixée aux négociations (initialement le 1er mars pour la mise en place des pénalités douanières), ce qui a eu pour effet de rassurer les marchés. Concernant le Brexit, Michel Barnier a déclaré que l’accord négocié au cours des deux dernières années ne serait pas ouvert à une renégociation. Par ailleurs, la date du 29 mars 2019 à l’issue de laquelle la sortie du Royaume-Uni doit être prononcée, pourrait être reportée au mois de juin 2019, par Theresa May faute d’accord entre les parlementaires britanniques et Bruxelles. Dans ce contexte d’optimisme, bien que les issues des diverses négociations soient incertaines, la volatilité a continué de baisser au mois de février. Cela s’est matérialisé par une baisse de l’indice VIX (« l’indice de la peur ») à 14,8 à fin février (vs. 16,6 à fin janvier). L’indice européen de volatilité implicite est quant à lui passé de 15,1 à 13,6. Enfin, le prix du baril poursuit sa hausse initiée au mois de janvier (+9,6% au mois de février), suite à l’accord en janvier des pays de l’OPEP et de la Russie sur la réduction de leur production. La hausse du prix du baril s’établit à +23,9% depuis le début de l’année 2019. Une hausse qui reste généralisée Tout comme le mois précédent, le mois de février a vu l’ensemble des secteurs progresser en bourse, à l’exception du secteur des Télécoms (-1,9% en pondéré) qui souffre notamment des investissements importants nécessaires aux plans de développement des sociétés (5G, accroissement de services, …). L’amélioration des relations entre les Etats-Unis et la Chine a rassuré en février les marchés sur les perspectives de croissance. Les plus fortes hausses en bourse ont été à nouveau réalisées par les secteurs les plus exposés à la croissance mondiale tels que les secteurs Aéronautique (+14,2%), Automobile (+12,0%) et des Minerais et Métaux (+9,0%). Cette hausse est également visible au sein des secteurs tels que le Luxe (+8,2%) et le Tourisme (+7,5%).  La baisse de l’aversion au risque engendre des performances moins dynamiques des secteurs plus défensifs tels que la Santé (+2,7%) et les Biens de Consommation (+3,4%). Les secteurs Immobilier et des Services Informatiques poursuivent leur rebond (+12,4% et +10,8% respectivement dans Trival). Une prime de marché qui poursuit sa baisse Dans ce contexte du mois de février de hausse des marchés et de stabilité des taux d’intérêt en Europe (évolution du taux du Bund de +3 bp), la prime de marché actions a diminué par rapport à fin janvier, à 7,43% (contre 7,63%), dans un mouvement de retour vers sa moyenne de long terme (cf. graphique ci-dessous).  Les marchés ont bien réagi à la saison des publications qui s’achève en Europe mais restent suspendus à l’avancée des deux évènements majeurs que sont les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et ses potentiels effets sur la croissance mondiale et le Brexit. Il semble donc opportun de rester prudent quant à un retour sur les marchés actions. Figure 1 : Evolution de la Prime de Marché
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2019 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2019

    Un début d’année bien orienté L’année 2019 a démarré en bourse de manière particulièrement dynamique, les principaux indices mondiaux s’inscrivant en hausse au mois de janvier. Les performances des indices Eurostoxx (en dollar) et S&P 500 s’établissent à +6,5% et +7,9% respectivement. Bien que les statistiques économiques publiées au début du mois de janvier en provenance des Etats-Unis (chômage) et de la Chine (production manufacturière) aient fait reculer les marchés à leur publication, Jerome Powell (Président de la Fed) s’est voulu rassurant, écartant les risques de récession, et jugeant les statistiques économiques sur une « bonne dynamique ». Par ailleurs, l’avancée des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, matérialisées par les déclarations positives de Donald Trump, et la baisse de la fiscalité en Chine, ont été autant de facteurs qui ont soutenu le rebond des actions. En Europe, le Brexit, et en particulier le rejet de l’accord négocié avec Bruxelles par les députés britanniques, a de nouveau focalisé l’attention des marchés, sans pour autant les déstabiliser. Dans ce contexte d’apaisement des tensions, la volatilité a fortement baissé au mois de janvier. Cela s’est matérialisé par une baisse de l’indice VIX (« l’indice de la peur ») à 16,6 à fin janvier (vs. 25,4 à fin décembre). L’indice européen de volatilité implicite est quant à lui passé de 23,9 à 15,1. Enfin, soulignons que le prix du baril s’inscrit en forte hausse au mois de janvier (+14,6%), suite à l’accord des pays de l’OPEP et de la Russie sur la réduction de leur production, ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs mois. Une hausse généralisée Le mois de janvier a vu l’ensemble des secteurs progresser en bourse, à l’exception du secteur des Télécoms (-2,1% en pondéré), secteur qui était apparu l’un des plus résilients ces derniers mois, lors de la baisse générale des marchés actions. L’apaisement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine a eu pour effet de rassurer les marchés sur les perspectives de croissance. A ce titre, les plus fortes hausses en bourse concernent ce mois-ci les secteurs les plus exposés à la croissance mondiale comme les secteurs des Minerais/ Métaux (+8,6%), l’Automobile (+11,7%) et l’Aéronautique (+13,0%). Ce phénomène est également visible au sein des secteurs exportateurs tels que le Luxe (+8,3%). Dans ce contexte de baisse de l’aversion au risque, les secteurs plus défensifs affichent des hausses modérées tels que les Biens de consommation (+2,6%) ou la Santé (+2,6%). Le secteur immobilier est toutefois pour sa part en net rebond (+12,3% pour le secteur dans Trival). Une prime de marché qui se détend Dans ce contexte du mois de janvier où les marchés sont en hausse et où les taux d’intérêt ont reculé en Europe (baisse légère du taux du Bund, de -9 bp), la prime de marché actions a diminué par rapport à fin décembre, à 7,63% (contre 8,02%), dans un mouvement de retour vers sa moyenne de long terme (cf. graphique ci-dessous). Faut-il anticiper la poursuite du rebond des actions ? Nous demeurons toujours prudents sur ce sujet, dans une période où la saison de publication des résultats n’en est qu’à ses débuts en Europe. Figure 1 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 décembre 2018

    Le calme n’a été que de courte durée Le calme apparent sur les marchés au mois de novembre n’aura été que de courte durée. Au mois de décembre, les marchés ont fortement reculé, notamment aux Etats-Unis où la baisse des indices S&P 500 et Nasdaq a été proche de -10% (-9,2% et -9,5% respectivement). L’année 2018 se conclut donc avec des baisses de l’ordre de -15% pour l’Eurostoxx et de -6% pour le S&P 500, performances les plus faibles depuis 10 ans. L’écart de performance entre marchés américains et européens, manifeste depuis le printemps, subsiste toujours même s’il s’est en partie réduit en cette fin d’année. Les marchés ont de nouveau pâti d’inquiétudes sur l’évolution de la croissance économique, sur laquelle les prévisions ont été revues en baisse en décembre tant par la Réserve Fédérale – pour ce qui concerne les Etats-Unis – que par la BCE – pour la zone euro. Si la trêve entre les Etats-Unis et la Chine sur la « guerre commerciale » en marge du sommet du G20 a été un facteur rassurant pour les marchés, la complexité politique sur le Brexit en Grande-Bretagne (report du vote au Parlement) et la mise en place du « Shutdown » aux Etats-Unis ont été les sources de profonds troubles pour les marchés. Au mois de décembre, les tensions accrues ont provoqué une envolée de la volatilité, matérialisée par une hausse de l’indice VIX (« l’indice de la peur ») à 25,4 à fin décembre avec notamment un pic à 36,1 le jour de Noël. L’indice européen de volatilité implicite est quant à lui passé de 18,5 à 23,9. Enfin, soulignons que le prix du baril a continué de reculer en décembre, portant sa baisse à plus de 20% sur l’ensemble de l’année. Un recul presque généralisé Le mois de décembre a vu l’ensemble des secteurs reculer en bourse, à l’exception du secteur des Utilities, sur lequel les anticipations de résultats restent solides (plusieurs sociétés affichent même des hausses de cours supérieures à +5%, notamment Enel, Endesa, Iberdrola ou Italgas). Au-delà des Utilities, les secteurs les plus résilients restent les Télécoms et le secteur Agroalimentaire, dont la baisse moyenne est contenue entre 0% et -5%. A noter aussi la relative bonne tenue du secteur du Luxe, sur fond d’un certain apaisement de la guerre commerciale sino-américaine. A l’inverse, les plus forts reculs ont été enregistrés par le secteur de l’Energie, sur fond de recul du prix du pétrole, le secteur bancaire (notamment Commerzbank -24%, Erste Bank -16,6%, Natixis -15,6%, pénalisé par son avertissement sur ses résultats en Asie), les Biens d’équipement ou encore les services informatiques. Comme en octobre dernier, lorsque les actions européennes avaient reculé de plus de 6%, les investisseurs ont aussi arbitré en faveur des valeurs défensives et pénalisé les valeurs les plus risquées. En conséquence, la rémunération du risque au sein des actions de la zone euro (pente de risque), s’est nettement accrue, mouvement qui confirme la tendance notée sur l’ensemble de l’année 2018. Enfin, au-delà de la zone euro, notons que la nette baisse du marché américain en décembre a elle-aussi touché de nombreux segments de marché : outre les GAFAM (en particulier Amazon -11,1% en USD, et -25% sur trois mois, et Apple, -11,7% en décembre et -29,9% sur le trimestre), la baisse a également fortement affecté le secteur bancaire (Citi -19,7% en USD, Wells Fargo -15,1%, Bank of America -13%, JP Morgan -12%), mais aussi des sociétés hors secteur technologique comme Johnson & Johnson (-12,2%) AT&T (-8,6%) ou DowDupont (-7,6%), reflet des inquiétudes sur une possible dégradation de la croissance américaine. Une prime de marché en hausse Dans le contexte du mois de décembre où les taux d’intérêt ont peu évolué en Europe (légère baisse du taux du Bund, de -7 bp) et où les marchés ont nettement reculé, la prime de marché actions a sensiblement augmenté par rapport à fin novembre, à 8,02% (contre 7,36%). Celle-ci s’établit désormais à un niveau supérieur d’un écart-type à sa moyenne de long terme (cf. graphique ci-dessous). Cependant, elle est encore loin de s’en écarter de manière très significative comme cela a été plusieurs fois le cas depuis dix ans. L’année 2018 aura été le pire millésime boursier de la dernière décennie durant lequel la prime de marché actions a augmenté de plus de 200 points de base (5,98 à fin décembre 2017). Aussi, dans l’environnement économique, financier et boursier actuel incertain, il ne semble toujours pas opportun dans l’immédiat de revenir sur les marchés d’actions. Figure 1 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2018

    Un calme relatif après la tempête A la suite du mois d’octobre qui a représenté l’un des pires mois boursiers de ces dernières années (-6,9% pour le S&P 500 et -6,7% pour l’Eurostoxx), le mois de novembre a vu les indices boursiers retrouver des niveaux de performance mensuelle plus en lien avec ce qui était observé depuis le début de l’année 2018 (-0,8% pour l’Eurostoxx 50, et +1,8% pour le S&P 500). Par ailleurs, si le mois d’octobre a vu plonger parallèlement les indices européens et américains, le mois de novembre a vu l’écart de tendance des performances se manifester à nouveau, avec des indices américains en hausse et des indices européens en baisse. L’année 2018 poursuit ainsi sa baisse en bourse en Europe, tandis que la performance de l’indice S&P 500 demeure positive.  De nombreux évènements, concernant particulièrement les Etats-Unis (discussions sur les accords commerciaux sino-américains, élections de mi-mandat, thanksgivng, blackfriday et les discours de politique monétaire de la Fed) sont venus animer les marchés au cours du mois de novembre. Les marchés ont réagi positivement aux résultats des Midterms à la suite desquels la Chambre est contrôlée par le parti Démocrate et le Sénat par les Républicains ainsi qu’aux déclarations de Jerome Powell (Président du Conseil des gouverneurs de la Fed) sur les niveaux de taux directeurs qu’il juge « juste en dessous d’un niveau neutre pour l’économie ». Les marchés ont perçu cela comme le signe d’une remontée des taux plus modérée qu’anticipée. Les annonces en provenance d’Europe n’ont en revanche pas été de nature à modifier le rapport de force de court-terme entre les performances boursières américaines et européennes. La décision de la Commission Européenne de revoir à la baisse sa prévision de croissance pour la zone euro en 2019 à +1,9%, tout comme la démission de plusieurs ministres en Grande-Bretagne (dont le ministre chargé du Brexit) suite au projet d’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur le Brexit ont été particulièrement mal accueillis par les marchés. Après une forte hausse de la volatilité en octobre (augmentation de 12,1 à 21,2 de l’indice VIX, « l’indice de la peur ») la volatilité sur les indices actions, qu’il s’agisse des volatilités constatées ou des volatilités implicites via les marchés d’options a diminué, mais reste à des niveaux élevés, signe que les marchés sont sous tension. L’indice VIX, est ainsi passé aux Etats-Unis d’un niveau de 21,2 à fin octobre à 18,1 à fin novembre, et son homologue européen, de 20,3 à 18,5 sur la même période. Par ailleurs, si la montée des inquiétudes sur la croissance, manifeste au mois d’octobre à travers les publications des résultats trimestriels des sociétés et les nombreux « profit warning », se reflète moins dans les performances des actions ce mois-ci, la poursuite de la chute du prix du baril (-21% pour le Brent) en est bien le signe. Un recul qui reste quasi généralisé Bien que meilleures que le mois passé dans l’ensemble, les performances boursières s’inscrivent en baisse dans la quasi-totalité des secteurs. Tout comme au mois d’octobre, l’analyse des reculs les plus marqués extériorise une certaine hétérogénéité sectorielle. Les secteurs Produits de base, Luxe, Tourisme, Automobile, Services Informatiques et le secteur du Papier et de l’emballage sont autant de secteurs qui affichent des baisses comprises entre -10% et -25% au mois de novembre. A l’inverse, rares sont les secteurs dont la baisse a été relativement modérée voir légèrement positive : les Assurances, le secteur Agro-Alimentaire, les Biens de Consommation et les Utilities dont les performances s’établissent entre -4% et +1%. Le secteur des télécoms se distingue quant à lui par une hausse sensible (+8%) tiré par Orange Belgium +26,7%, Proximus +23,2% mais aussi British Telecom +21,6 %. Les investisseurs continuent clairement leur arbitrage en faveur des valeurs défensives et à fort rendement. Contrairement au mois précédent, la différenciation des rentabilités selon le risque mais également selon la liquidité des titres est cette fois plus marquée au sein des marchés actions. Une prime de marché en hausse Dans ce contexte où les taux d’intérêt ont peu évolué (légère baisse du taux du Bund, de -7 bp) et où les marchés ont baissé, la prime de marché actions a augmenté par rapport à fin octobre, à 7,36%. Même si celle-ci s’établit à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (cf. graphique ci-dessous), elle est encore loin de s’en écarter de manière suffisamment nette comme cela a été plusieurs fois le cas depuis dix ans. Aussi, dans l’environnement économique, financier et boursier actuel plus incertain voire quelque peu dépressif, il ne semble pas opportun à ce stade de revenir sur les marchés d’actions. Figure 1 : Evolution de la Prime de Marché Source : Associés en Finance
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2018

    Octobre noir … Un des plus mauvais mois boursiers de ces dernières années, voilà ce que l’on retiendra du mois d’octobre 2018. L’indice CAC 40, en recul de -7,3%, n’avait pas connu une telle baisse depuis 2011, et plus marquant encore, les indices américains ont également décroché, de -6,9% pour l’indice S&P 500 et de -9,2% pour l’indice Nasdaq, sa plus mauvaise performance depuis l’automne 2008. L’année 2018 s’enfonce ainsi dans le rouge en bourse en Europe, et la performance de l’indice S&P demeure de peu positive.   Le climat boursier, qui s’était alourdi depuis le printemps, s’est nettement dégradé ce mois-ci, en contre-coup principalement des nouvelles en provenance des sociétés, qui sont venues transformer ce qui n’était encore que des inquiétudes en risque avéré, celui d’un ralentissement de la croissance économique. Octobre, mois de publication de résultats trimestriels, a vu ainsi se multiplier les avertissements sur les bénéfices ou sur les perspectives de croissance des sociétés, chacun d’entre eux entraînant de violentes réactions à la baisse des cours des titres concernés (y compris dans les « stars » de la cote américaine, comme Amazon, en recul de -18,2% en euro). Autre signe des questionnements sur la croissance, le recul marqué du prix du Brent ce mois-ci (-11%, à 73,9 $ le baril). Se sont ajoutés en octobre une montée des inquiétudes sur un resserrement monétaire qui s’accélèrerait aux Etats-Unis, et en Europe, la situation de l’Italie, dont le budget a été rejeté par la Commission Européenne, et dont les taux souverains ont encore grimpé ce mois-ci (les taux italiens à 10 ans, à 3,43% en fin de mois, ont doublé en six mois) … Sans oublier de mentionner les incertitudes liées aux élections américaines de mi-mandat. Le mois écoulé a ainsi été marqué par une forte hausse de la volatilité sur les indices actions, qu’il s’agisse des volatilités constatées ou des volatilités implicites via les marchés d’options : l’indice VIX, « l’indice de la peur », est ainsi passé aux Etats-Unis d’un niveau de 12,1 à fin septembre à 21,2 à fin octobre, et son homologue européen, de 14,8 à 20,3 sur la même période. Une baisse quasi généralisée Ce très mauvais climat boursier a affecté une large majorité de sociétés, et il y a pléthore de baisses au-delà de -10%. On peut citer en particulier les reculs marqués de l’ensemble des Produits de Base (Chimie, Minerais/Métaux/Acier), le secteur bancaire (avec en première ligne les banques italiennes), les sociétés de services informatiques, particulièrement attaquées, le secteur automobile (au sein duquel les profit warnings se multiplient depuis juin dernier), ou encore les secteurs du luxe ou du tourisme. La liste est longue … A l’inverse, rares sont les secteurs dont la baisse a été relativement modérée : les assurances, le secteur agro-alimentaire (Bonduelle +15,7%, Suedzucker +19,3%), le secteur immobilier, et les télécoms, ce dernier secteur se distinguant même par une légère hausse (Orange Belgium +17,1%, mais aussi Proximus +9,6%, Deutsche Telekom +4,4%, Telefonica +6,2%). Les investisseurs ont ainsi clairement arbitré en faveur des valeurs défensives et à fort rendement. Faut-il alors parler d’un retour en grâce des actions « Value » ? C’est en tout cas un comportement classique dans les phases de crise boursière. En conséquence, la rémunération du risque au sein des actions (pente de risque) a continué de s’accroître, mouvement notable depuis le début de l’année, tandis que la faible différenciation des rentabilités selon la liquidité des titres a laissé quasiment inchangée la prime d’illiquidité. Correction ou cycle baissier ? L’année 2018 a été marquée par plusieurs coups de semonce sur les marchés, mais entre avril et fin septembre, les cours étaient demeurés globalement supérieurs à leur niveau de fin d’année 2017, en tenant compte des dividendes. Le mois d’octobre 2018 reflète-t-il alors une simple correction ou la fin du cycle haussier sur les actions ? La volatilité constatée sur les marchés en octobre, et l’amplitude des baisses de certaines sociétés en réaction à des nouvelles décevantes, semblent le reflet de phénomènes de surréaction. D’autres éléments doivent aussi être considérés : en premier lieu, le retard accumulé par les actions non américaines par rapport à leurs consœurs outre-Atlantique. Celui-ci s’explique certes par une dynamique de croissance sous-jacente plus faible hors Etats-Unis, mais aussi par un poids plus important des valeurs défensives sur le Vieux Continent, ce qui pourrait aujourd’hui jouer en faveur des sociétés européennes. D’autant que, d’un strict point de vue de valorisation, les résultats du modèle Trival, qui, rappelons-le, reposent sur des hypothèses prévisionnelles plutôt prudentes, font ressortir une prime de marché actions qui atteint à fin octobre près de 7% (6,95%), un niveau en absolu confortable, et légèrement supérieur à sa moyenne de long terme. Pour autant, il semble probable que le ralentissement de la croissance économique hors Etats-Unis se confirme, dans un contexte où la guerre commerciale, si elle doit s’étendre, ne pourra que peser négativement sur cette croissance, même si son impact est sujet à controverse. De ce point de vue, le momentum des nouvelles risque de demeurer négatif dans les prochaines semaines et la volatilité perdurer. Et les marchés financiers sont exposés à un écosystème de plus en plus fragile au sens de Nassim Taleb où peuvent surgir à tout moment les fameux « unknown unknowns ».
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 septembre 2018

    Les indices actions terminent le mois sans grande tendance Après un mois d’août agité, et marqué en particulier par la crise sur les devises turques et argentines, Septembre 2018 se clôt sur une stabilité des indices européens : l’indice Euro Stoxx 50 termine le mois sur une variation de +0,2%, à l’image de celle de l’échantillon Trival zone euro (également +0,2% en pondéré). Cette absence de tendance apparente résulte de mouvements de sens inverse au cours du mois : après une première phase à la baisse dans la lignée du recul du mois d’août, les indices actions ont repris le chemin de la hausse. Les marchés ont retrouvé une certaine sérénité sur le sujet de la guerre commerciale, considérant que le durcissement des relations sino-américaines demeure mesuré. Les annonces des banques centrales, BCE et Réserve Fédérale américaine, à l’issue de leurs réunions respectives des 13 et 26 septembre, sont par ailleurs ressorties plutôt conformes aux attentes. A signaler toutefois, tranchant avec cette remontée des cours sur la majeure partie du mois, un recul en toute fin de mois, en contrecoup aux annonces sur le creusement du déficit public italien et à aux tensions sur la dette italienne. Cette absence de tendance marquée sur le mois de septembre se manifeste aussi sur les autres grandes zones boursières, aux Etats-Unis comme dans les pays émergents, l’amplitude des variations étant modérée par rapport aux mouvements du mois d’août (+0,4% pour l’indice S&P, -0,8% pour le Nasdaq, et -0,8% pour l’indice MSCI Emerging Markets). Enfin, on peut noter la poursuite de la nette hausse du prix du pétrole (Brent en hausse de +7,5% sur le mois et +24,1% depuis le début de l’année), et, dans une moindre mesure, celle des matières premières. Mais des mouvements sectoriels différenciés Même si les indices actions, dans leur ensemble, ont évolué sans grande tendance, certains mouvements sectoriels sont manifestes, comme la hausse des secteurs liés au pétrole et aux matières premières : au sein du secteur Energie, tant les valeurs pétrolières (Royal Dutch Shell +5,7%, Total +4,8%, ENI +4,5%) que les sociétés parapétrolières (Saipem +15,3%, SBM Offshore +12,0%, Bourbon +10,2%) sont en nette progression. Pour sa part, le secteur Minerais / Métaux / Acier bénéficie de la hausse des grands groupes miniers internationaux (Rio Tinto +6,6%, BHP Billiton +8,5%, Anglo American +12,3%) et en zone euro, de la progression de titres comme Eramet (+23,5%) et Acerinox (+6,4%). Les valeurs bancaires ont également été orientées à la hausse, sur fond de légère hausse des taux d’intérêt, et de rebond, notamment des banques italiennes, dans un secteur qui avait particulièrement souffert au mois d’août (Banco BPM +9,5%, Unione di Banche Italiane +8,9%, Unicredit +4.3%, mais aussi Commerzbank +10,2%, Crédit Agricole +5,0%, Société Générale +4,9%, BNP Paribas + 4,2%). Les hausses sont également assez marquées au sein du secteur des Assurances (dont Aegon +8,2%, Axa +6,5%, et Scor +14,6%, cette dernière faisant de plus l’objet d’une tentative de rachat par Covea). En sens inverse, on remarque principalement le recul du secteur Electronique / semi-conducteurs (Aixtron -19%, STMicroelectronics -11,1%, Infineon -10,7%, Soitec -10,6%, ASML Holding -8,4%), dans le sillage de ce segment de marché aux Etats-Unis, secteur qui pourrait être en première ligne des surtaxes douanières sur les produits importés de Chine. Enfin, notons que les mouvements de hausse du secteur de l’énergie et des banques et assurances se reflètent dans les évolutions différenciées des indices au sein de la zone euro, la progression de l’indice CAC 40 (+1,6% sur le mois) ou du FTSE MIB (+2,2%) y étant directement liée. A l’inverse, l’indice DAX (-0,9%) n’a pas bénéficié de ces effets. Une prime de marché inchangée Dans ces conditions, comme indiqué lors du petit-déjeuner du Club de Gestion Financière du mois de septembre, « Le marché actions de la zone euro, au regard de la prime de marché dans TRIVAL, est à l’équilibre, sur la base de prévisions qui n’ont rien d’euphorique ».
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 août 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 août 2018

    Un mois d’août agité Août 2018 n’aura pas été un été meurtrier comme certains mois d’août (2015 ou 2011), mais a quand même été marqué par la reprise des inquiétudes sur la guerre commerciale, qui s’étaient apaisées en juillet, et par des mouvements de forte amplitude sur certaines zones et certains actifs. Ces mouvements ont porté principalement sur les devises de pays émergents, qui viennent confirmer la situation difficile de certains de ces pays. La dégradation des relations entre Ankara et Washington a précipité le décrochage de la livre turque, qui a reculé en un mois de -25% face à la devise américaine, ce qui porte sa baisse à -42% depuis le début de l’année. Cette dégringolade a fait craindre une contagion à la monnaie d’autres pays émergents, ces inquiétudes se propageant en particulier en fin de mois à l’Argentine, qui a, elle-aussi, subi une forte dépréciation de sa monnaie, de -25% face au dollar en un mois. Ces tensions ont logiquement pesé sur les marchés financiers de ces pays, et plus généralement sur les indices boursiers des pays émergents, l’indice MSCI Emerging Markets terminant le mois d’août en recul de -2,9% (et de -8,8% depuis le début de l’année 2018). Enfin, si ces mouvements se sont répercutés sur les actions en Europe, ils ont été aussi l’occasion de constater une dichotomie toujours plus forte entre actions en Europe et actions aux Etats-Unis : l’indice Euro Stoxx est ainsi en baisse de -2,7% sur le mois, tandis que les indices américains continuent d’évoluer en territoire positif. Depuis le début de l’année, l’écart de performance entre les deux zones atteint ainsi plus de 13% (avec un indice S&P en hausse de +8,5% à comparer à un indice Euro Stoxx en recul de -4,6% en dollar depuis janvier). Un mouvement de baisse assez généralisé Peu de secteurs ont échappé au mouvement de recul des cours, hormis les quelques segments les plus défensifs (Biens de consommation, Santé), expliquant la bonne tenue des titres les moins risqués (classe de risque 1, cf. tableau 1). Les investisseurs ont en particulier délaissé le secteur Automobile qui souffre depuis trois mois des risques induits par la politique commerciale américaine et de perspectives qui se dégradent (la plus forte baisse étant enregistrée par Continental, en recul de -19,8% sur le mois, à la suite d’une nouvelle révision à la baisse de ses perspectives). Le secteur Minerais / Métaux / Acier (cf. par exemple Eramet -13,2%) a également repris le chemin de la baisse, sur fond de retour de la thématique de la guerre commerciale. Enfin, le secteur bancaire a le plus souffert de la remontée de l’aversion au risque liée à la crise turque, toutes les valeurs bancaires européennes étant en recul, notamment les banques d’Europe du Sud (Banco BPM -28,7%, Intesa -19,2%, Unicredit -18%, BBVA -14,6%). Dans ce contexte, rares sont les sociétés de la zone euro dont le cours progresse significativement, et il s’agit pour la plupart de phénomènes de rebond après des reculs marqués dans les semaines qui avaient précédé (comme Lisi +19,4%, Stora +13,4%, Bourbon +14%, Pierre et Vacances +13,2%, Altran +16,3% après -34% en juillet). Une prime de marché qui se renforce Cette situation de marché perturbé, outre son impact à la baisse sur les actions de la zone euro, aura vu aussi un repli des investisseurs sur les marchés obligataires, et un recul du taux du Bund à dix ans (-12 points de base). Corrélativement, la prime de marché s’est renforcée, à 6,51% (+26 points de base en un mois). Cette prime de marché qui s’éloigne peu de sa moyenne de long terme (6,6%) depuis de nombreux mois (cf. graphique ci-dessous), ressort aujourd’hui à un niveau équivalent à cette moyenne. Dans ces conditions, même si le contexte de marché s’est dégradé depuis le printemps, la valorisation actuelle des actions de la zone euro ne révèle pas de déséquilibre de valorisation.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2018

    Un rebond des marchés actions Le mois de juillet aura été marqué par deux thématiques : les publications de résultats et, comme en juin, les problématiques de guerre commerciale. Mais, à l’inverse du mois de juin, cette dernière thématique a comporté des développements considérés comme positifs, notamment l’accord entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker, permettant un rebond des marchés actions. L’indice Euro Stoxx termine ainsi le mois de juillet en hausse de 3,4% et les principaux indices européens suivent une tendance voisine. Ainsi l’indice DAX a repris plus de 4%, en image inversée de son recul du mois précédent, traduisant la sensibilité des valeurs allemandes au commerce mondial. Les actions américaines continuent pour leur part leur parcours haussier, et progressent ce mois-ci à un rythme assez proche de leurs consœurs européennes, au regard de la performance de l’indice S&P 500. L’indice NASDAQ affiche une hausse plus modeste en juillet, certains résultats de sociétés technologiques ayant été mal accueillis par les investisseurs. Des performances individuelles reflétant les publications des résultats semestriels Si le rebond des cours apparaît assez généralisé, ce mouvement de marché est ressorti plus marqué sur les titres risqués (cf. dans le Tableau 1 la performance de 5% de la classe de risque 5 des valeurs les plus risquées). La baisse de la pente de risque au sein du marché actions en est le reflet. Le mois de juillet ayant vu la publication de nombreux résultats semestriels, ceux-ci et les perspectives indiquées par les sociétés à cette occasion sont les éléments clés expliquant les performances les plus élevées ce mois-ci, à la hausse ou à la baisse, celles-ci ne recelant que peu de discriminations sectorielles, si ce n’est en défaveur des produits de base (matières premières) ou des valeurs liées au secteur publicitaire. Ainsi, parmi les mouvements significatifs à l’occasion des résultats semestriels, on peut noter le coup de froid sur les géants du web américain en fin de mois (et notamment de Facebook, en recul sur le mois de -11%, après l’annonce des perspectives décevantes de revenus publicitaires en Europe et des dépenses de sécurité importantes). La plupart des titres liés au secteur publicitaire sont en recul ce mois-ci (Omnicom -10%, Publicis -7%, Dentsu -12%). En Europe, Peugeot (en classe de risque 5, en hausse de +26%, en réaction au redressement rapide d’Opel), Edenred (+24%), Orion (+28%) pointent parmi les plus fortes hausses. A l’autre extrémité du spectre des performances, les résultats ont déçu les attentes pour Eramet (-25%), Bekaert (-13%), Stora Enso (-16%), dans le secteur des produits de base, mais aussi pour Trigano (-19%). Enfin, on peut noter la contreperformance marquée d’Altran (-34%, après l’annonce de la découverte d’anomalies comptables dans la filiale nouvellement acquise Aricent). Une prime de marché qui recule légèrement Dans un contexte de légère hausse des rendements obligataires (+14 points de base pour le taux du Bund) et de rebond des cours, la prime de marché est en léger recul, à 6,25% à fin juillet (contre 6,52% à fin juin), mais demeure proche de son niveau moyen de 6,6% depuis 2002. Aussi, nous réitérons les conclusions présentées lors du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière au mois de juin, qui soulignaient que la valorisation des actions de la zone euro demeure raisonnable.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 juin 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 juin 2018

    Des marchés actions encore inquiets Depuis la fin du mois de mai, les marchés actions évoluent en territoire négatif, entraînés par une série d’inquiétudes, la principale d’entre elles portant sur les conséquences de la guerre commerciale initiée par le gouvernement américain, cette thématique ayant été exacerbée par l’échec de la réunion du G7. S’y ajoutent, comme en mai, les questionnements politiques (en Italie ou en Allemagne) et la perception d’une conjoncture économique un peu décevante. Ainsi, l’indice Euro Stoxx a encore reculé au mois de juin de -1%, après -2,5% en mai, hors dividendes. Par pays, l’Europe du Sud a résisté, après la correction du mois de mai (notamment en Italie) : les valeurs italiennes ne sont qu’en légère baisse (-0,7% pour l’indice FTSE MIB), tandis que les indices ibériques progressent de plus de 1%. En revanche, l’indice Dax recule de plus de 2%, les tensions commerciales pénalisant particulièrement les grandes sociétés exportatrices allemandes. Les indices actions américains continuent pour leur part de progresser légèrement, et accroissent leur avance par rapport aux valeurs européennes : sur le premier semestre, la différence de rentabilité des actions américaines par rapport aux actions européennes est de plus de 6% (S&P 500 vs. EuroStoxx). Un marché segmenté Le facteur Risque est demeuré discriminant ce dernier mois, en faveur des titres les moins risqués (cf. Tableau 1 : la classe de risque 1 affiche une rentabilité de +0,4% en moyenne non pondérée contre -3,1% pour la classe de risque 5 des valeurs les plus risquées). Ce mouvement se traduit par un nouveau renforcement de la pente de risque au sein du marché actions. Les mouvements du mois de juin font ressortir une nette défiance vis-à-vis des grands secteurs qui pourraient être pénalisés par les tensions commerciales (mesures commerciales américaines et mesures de rétorsion annoncées en Europe ou en Chine). Les secteurs Minerais / Métaux / Acier, Biens d’équipement, ou le secteur Automobile (Fiat Chrysler -15,8%, Faurecia -14,2%, VW -11,6%, Valeo -11,5%, Daimler -10,6%) ont été en particulier affectés. De premiers éléments tangibles viennent renforcer ces inquiétudes, comme un abaissement par Daimler de ses prévisions de résultats 2018, justifié notamment par les droits de douane chinois sur l'importation de voitures fabriquées aux Etats-Unis.  Au-delà de ces effets négatifs sur les grands secteurs exportateurs, plusieurs sociétés ont nettement reculé, après les avertissements sur bénéfices qu’elles ont émis ou des communications décevantes, comme Osram Licht(-30,7%), Nexans (-22,6%), Prysmian (-10,4%), Technicolor (-28,6%), Pierre et Vacances (-18,5%), Trigano (-10,5%). Ces différentes annonces, parfois justifiées par des reports de commandes ou des croissances organiques faibles, alimentent les craintes sur la conjoncture économique. Dans ce contexte, peu de valeurs se distinguent à la hausse, sur fond de mouvements spéculatifs (EDP Renovaveis, Ingenico, ADP), ou de rebond par rapport à de fortes baisses précédentes (Criteo, Banco BPM). Une prime de marché qui se renforce L’indice EuroStoxx termine stable à fin juin par rapport à fin décembre, en tenant compte de l’effet des dividendes. A l’issue d’un semestre marqué par un regain de volatilité sur les actions en Europe, la prime de marché s’est sensiblement renforcée, pour atteindre 6,52% à fin juin (contre 5,98% à fin décembre 2017), à comparer à un niveau moyen de 6,6% depuis 2002 (cf. graphique ci-dessous). Comme commenté lors du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière au mois de juin, la valorisation des actions de la zone euro demeure ainsi raisonnable. Il convient d’ajouter que cette valorisation repose sur des prévisions qui demeurent prudentes sur les sociétés. De ce point de vue, les actions pourraient absorber des anticipations de croissance un peu révisées à la baisse.
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mai 2018

    Marchés actions sous tension Après un rebond sensible des indices actions de la zone euro depuis fin mars, le sentiment des investisseurs s’est retourné sur les sept dernières séances boursières du mois de mai, ce qui traduit le regain de volatilité des marchés depuis le début de l’année. Le retour du risque politique en Italie (illustré par l’intervention du Président Mattarella afin d’obtenir des garanties auprès du prochain gouvernement pour le maintien de l’Italie dans la zone euro) et la posture offensive de Donald Trump sur le terrain commercial et géopolitique (notamment vis-à-vis de la Chine, de l’Europe et de l’Iran) ont été des facteurs anxiogènes pour les investisseurs. Ainsi, le mois de mai se solde par une baisse de -3,7% de l’indice Euro Stoxx 50 (-2,5% après dividendes) et une forte correction de l’indice principal italien (-9,2% hors dividendes). Ce contexte s’est caractérisé par une vente massive des titres bancaires et un élargissement des spreads entre les taux souverains italiens et allemands. Outre-atlantique, les indices actions sont en revanche en progression, principalement l’indice Nasdaq qui a connu un net rebond au mois de mai avec une hausse de +5,3%, tirée notamment par la progression des titres Apple (+13,1%) et Facebook (+11,5%). Sur le front des commodities et des devises, le prix du baril de Brent (77 $ à fin mai) a continué de s’apprécier alors que le climat diplomatique s’est tendu autour du dossier iranien tandis que la devise européenne a continué de s’affaiblir face au dollar (parité à 1,17 en fin de mois). Forte hétérogénéité des performances Le facteur Risque est apparu très discriminant ce dernier mois, comme le reflètent la hausse des valeurs les moins risquées et, en sens inverse, le net repli des titres les plus risqués (cf. Tableau 1, classe de risque 5 : -5.6% en moyenne non pondérée). Ce mouvement a entraîné un renforcement de la prime de risque au sein du marché actions. Le repli des titres risqués est à mettre en relation avec le vif recul des valeurs financières, en particulier des banques italiennes (Banco BPM -26,4%, Unione di Banche Italiane -21,9%, Unicredit -21,4% et Mediobanca -19,8%) mais également des banques françaises les plus exposées à l’Italie (BNP Paribas -12,3% et Crédit Agricole -9,3%). Par ailleurs, le titre Deutsche Bank (-19,8%) a été pénalisé par la mise sous surveillance par la Fed de ses activités américaines. Toutefois, d’autres secteurs ont également souffert au mois de mai tels que : Le secteur Médias, dont notamment les titres italiens mais aussi ProSiebenSat (-10,0%), TF1 (-10,0%)et Axel Springer (-8,5%) en réaction à leurs publications trimestrielles qui ont déçu ;Le secteur Distribution, en particulier les titres Dia (-24,4%), Casino (-10,2%) et Carrefour (-9,5%) qui souffrent notamment d’un effet devises négatif au Brésil et en Argentine ;Le secteur des Télécoms  où les titres Telecom Italia (-16,0%) et Iliad (-12,7%) sont confrontés à une détérioration des fondamentaux et/ou une concurrence plus vive. A l’inverse, malgré l’orientation baissière des marchés actions, de nombreux secteurs ont enregistré des performances positives au mois de mai, notamment les secteurs ci-après qui se sont distingués : Le secteur Electronique qui, après le recul du mois précédent, s’est redressé dans le sillage du Nasdaq (notamment d’Apple) à l’instar de Soitec (+15,8%) et STMicroelectronics (+12,4%) ou encore Infineon (+10,4%) dont le management s’est montré plus optimiste sur les perspectives du groupe lors de la publication de ses résultats trimestriels ;Le secteur Luxe en réaction aux publications du premier trimestre d’Hermès (+13,6%) et de Kering (+10,7%) qui indiquaient une activité très soutenue malgré une base de comparaison élevée ;Le secteur Energie en raison de la poursuite du renchérissement du prix du pétrole. Prime de marché à 6,32% Face aux incertitudes en Italie et aux craintes de guerre commerciale, les investisseurs se sont tournés vers les taux souverains les plus sûrs, provoquant ainsi une baisse du rendement du Bund 10 ans de -22 points de base à 0,34%. Par conséquent, la prime de marché a augmenté de +32 points de base pour s’établir à 6,32%. Ce niveau se compare à un niveau moyen de 6,57% depuis 2002. Ainsi, ces indicateurs mis en valeur dans le modèle Trival, proches de leur niveau moyen, incitent à rester neutres sur le niveau de valorisation des actions de la zone euro même si certains risques se sont déjà manifestés.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 avril 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 avril 2018

    Rebond des marchés actions de la zone euro dans un climat qui reste agité Après deux mois de baisse, les indices de la zone euro ont connu un rebond, soutenu par la forte progression des plus grosses capitalisations boursières, et renouent ainsi avec leurs plus hauts niveaux atteints en janvier. L’indice Euro Stoxx 50 a enregistré une hausse de +5,2% tandis que l’indice large européen (Euro Stoxx) a progressé de +4,4%. Les indices principaux des marchés français et italien se sont distingués avec des hausses respectives de +6,8% et +7,0%. Les indices S&P500 et Nasdaq sont en revanche restés stables. Les taux d’intérêt américains se sont à nouveau tendus à 2,95% (+21 points de base sur le T-Bond 10 ans) compte tenu d’anticipations d’inflation qui s’accroissent et de craintes liées au creusement du déficit américain. En début de mois, les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et la Russie ont connu un nouvel épisode de vives tensions, entraînant une baisse sensible du rouble, tandis que les relations sino-américaines ont continué de cristalliser l’attention des investisseurs. Ce contexte agité a été accompagné à la fois par un renchérissement du prix du pétrole (+8,3% sur le mois) jusqu’à atteindre 75 $ le baril de Brent en fin de mois et un renforcement du dollar (+2,0% par rapport à l’euro). Dès mi-avril, l’attention des investisseurs s’est également portée sur la publication des résultats trimestriels des sociétés et leurs perspectives. Revalorisation de tous les secteurs De manière générale, la baisse de l’euro a favorisé l’investissement en actions européennes. Tous les secteurs ressortent en hausse (en moyenne non pondérée). Toutefois, la forte hausse du prix du pétrole a profité très largement aux valeurs du secteur Energie qui a enregistré une performance mensuelle excédant 12% (cf. Tableau 2-A). La revalorisation de 13% de Total et d’ENI ce mois-ci a contribué à la surperformance relative des indices CAC40 et FTSEMIB au sein de la zone euro. De plus, le secteur du Luxe a enregistré la plus forte rentabilité mensuelle (+14,0% en moyenne non pondérée), soutenue par l’évolution des titres Kering (+23,4%) et LVMH (+17,0%) qui ont publié des chiffres d’affaires au premier trimestre en forte hausse entraînant, par ricochet, une revalorisation de l’ensemble des titres du secteur. Notons, à l’inverse, les moindres performances sur le mois d’avril des secteurs tels que : Le secteur Electronique en raison du recul des titres Aixtron (-24,4%) suite à des prises de bénéfices malgré un bon premier trimestre et ASML (-16,1%) pénalisé après le point sur son activité ;Le secteur Distribution resté à la peine en raison du profit warning de Metro (-16,5% en avril) et la dégradation de la rentabilité au premier trimestre de Rexel (dont le titre a baissé de -6,5%) ;Le secteur des Transports  avec Air France (-9,7%) qui a été pénalisé par le conflit social et Lufthansa (-6,8%) par des résultats trimestriels jugés décevants. Recul de la prime de marché à 6,00% Le rebond des indices actions en avril a entraîné une réduction de la prime de marché (écart de rentabilité entre les actions et le Bund à dix ans) de 25 points de base sur le mois à 6,00%. Les conclusions d’Associés en Finance restent inchangées. Comme présentées lors du denier Club de Gestion Financière du 21 mars 2018, elles indiquent que la « prime de marché […] continue de traduire l’absence d’investissement rémunérateur alternatif » et que malgré des « risques de guerre commerciale et du risque dollar sur l’activité des sociétés européennes », la valorisation actuelle des actions de la zone euro intègre des hypothèses de croissance dans le modèle Trival considérées comme prudentes au vu des perspectives de croissance mondiale. En outre, les indicateurs de valorisation des marchés actions de la zone euro restent proches de l’équilibre (moyenne historique de 6,57%). Historique de la prime de marché Trival
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 mars 2018

    Montée des incertitudes Le premier trimestre s’achève sous le signe d’un retour de la volatilité. Aux craintes de surchauffe de l’économie américaine en février qui avaient enrayé la hausse des indices américains et européens, s’est ajouté en mars un regain de tensions commerciales entre l’administration Trump et le gouvernement chinois (la Chine étant accusée de concurrence déloyale). Ce rapport de force sur le terrain commercial a entraîné de vives réactions en bourse sur les titres d’un certain nombre de secteurs, en particulier les industries liées aux Minerais-Métaux-Acier (producteurs et consommateurs) et à l’Electronique, et a entrainé un report des investisseurs sur les valeurs défensives ainsi que sur les obligations (se traduisant par une baisse des rendements). Le mois de mars s’est également caractérisé par une dernière salve de publications de résultats annuels et une hausse sensible du prix du pétrole frôlant le seuil des 70 dollars le baril. Dans ce contexte, l’indice Euro Stoxx 50 a cédé -2,3% en mars dans le sillage des indices américains (S&P500 -2,7% et Nasdaq -2,9%). Au total, le trimestre boursier est négatif pour les indices de la zone euro (l’indice EuroStoxx 50 est en recul de -4,1%), et plus particulièrement pour l’indice allemand (-6,4%). Malgré les prises de bénéfices des investisseurs, notamment sur les titres fortement valorisés comme les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), l’indice Nasdaq reste pour sa part en territoire positif (+2,3%) sur le trimestre. Aversion au risque De manière générale, les investisseurs ont arbitré les titres les plus risqués (classe de risque 5) en faveur des titres les moins risqués (cf. Tableau 1). Les secteurs tels que Minerais-Métaux-Acier, Electronique et Médias ont subi de nettes corrections : Minerais-Métaux-Acier : Beckaert (-14,4%), Eramet (-13,6%), Arcelor-Mittal (-9,0%) ;Electronique : notamment les petites valeurs comme Technicolor dont la dette a été dégradée(-26,2%) et Soitec (-8,6%) ;Médias : le titre Criteo (-14,9%) très volatil et dépendant des GAFA et Gedi Gruppo Editoriale (-24,2%), qui a publié des pertes sur 2017, ont été les lanternes rouges du secteur en mars. La baisse des rendements obligataires a pénalisé le secteur financier. On note un recul particulièrement marqué des titres bancaires allemands (Commerzbank -17,2% et Deutsche Bank -14,2%). Les distributeurs ont été particulièrement chahutés après la publication de leurs résultats : Jeronimo Martins (-13,2% en mars), Dia (-12,2%), Carrefour (-11,1%) et Casino (-10,8%). A l’inverse, les Utilities se sont distinguées en bourse, réagissant notamment à l’effet favorable d’une baisse des rendements obligataires et à une recomposition du secteur en Allemagne (RWE +22,2%, E.ON +7,9%). Hausse de la prime de marché à 6,25% Le recul des indices actions a entraîné une hausse de 24 points de base de l’espérance de rentabilité des actions à 6,75%. La prime de marché (écart de rentabilité entre actions et le Bund) ressort à 6,25% à fin mars. Ce niveau demeure proche de sa moyenne historique de 6,57%. A l’occasion du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière du 21 mars 2018, Associés en Finance indiquait que la « prime de marché […] continue de traduire l’absence d’investissement rémunérateur alternatif ». Malgré des « risques de guerre commerciale et du risque dollar sur l’activité des sociétés européennes », il convient de rappeler que la valorisation actuelle des actions de la zone euro intègre des hypothèses de croissance dans le modèle Trival considérées comme prudentes au vu des perspectives de croissance mondiale et que les indicateurs de valorisation des marchés actions de la zone euro restent proches de l’équilibre.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2018

    Phase d’ajustement en février Une grande nervosité a gagné les places boursières en février, en particulier durant la première moitié du mois. Les investisseurs se sont inquiétés du risque de surchauffe de l’économie américaine du fait de la dynamique de croissance mondiale et de la réforme fiscale américaine qui font craindre un regain d’inflation et un rythme plus soutenu de relèvement des taux d’intérêt américains que les trois hausses prévues pour 2018. Ces inquiétudes ont entraîné des séances de grande volatilité sur les indices américains qui s’est propagée sur toutes les places financières, notamment en zone euro. Le mois de février s’est également caractérisé par le début de la saison de publication des résultats des sociétés. Cette première salve de résultats semble avoir contribué à soutenir les marchés dans la seconde moitié de février même si elle a pu entraîner de fortes réactions en bourse après publication. Ainsi, les indices actions terminent le mois boursier sur une tendance négative. L’indice Euro Stoxx 50 a chuté de -4,7%. Au sein de la zone euro, les plus forts reculs ont été enregistrés par les indices allemands et espagnols (-5,7% et -5,8% respectivement). L’indice américain S&P500 a baissé de -3,9% tandis que le Nasdaq a enregistré une moindre baisse (-1,9%) grâce à la résilience d’Amazon (+4,2%) et des valeurs technologiques (-0,4% pour l’indice sectoriel Technologies du Nasdaq). Sur le marché obligataire, les taux américains sur 10 ans ont continué de se tendre (+16 points de base en février). Toutefois, en zone euro, le Bund 10 ans a peu varié d’un mois sur l’autre(-4 points de base à 0,66% à fin février) malgré quelques tensions en début de mois. Sur le marché des matières premières, on constate un mouvement inverse de la tendance qui prévalait précédemment (sept mois consécutifs de hausse jusqu’à fin janvier) : le prix du baril de Brent a chuté de 6,3% sur le mois pour atteindre 64,5 $ à fin février. Dans ce contexte, de fortes disparités des rentabilités mensuelles De manière générale, les valeurs les plus pénalisées en février ont été les big caps (classe d’illiquidité 1, cf. Tableau 1) ainsi que les secteurs Immobilier et Energie (en particulier les valeurs parapétrolières) en raison du contexte décrit précédemment sur les marchés obligataires et le prix du baril de Brent. La publication des résultats des sociétés a pu occasionner de fortes réactions sur leur cours et/ou faire l’objet d’arbitrages au sein des secteurs. Il est intéressant de noter les écarts de rentabilité en février au sein même des secteurs ci-dessous : Electronique : Aixtron (+35,2% en février) et Nokia (+23,9%) dont les résultats ont été bien accueillis contrairement à Technicolor et Ingenico (-38,1% et -22,0% respectivement) dont les résultats 2017 et/ou les perspectives 2018 ont déçu ;Médias : le titre Criteo a rebondi après résultats (+28,2% en février) ; à l’inverse Vivendi (-10,1%) a été pénalisé par un quatrième trimestre mitigé et l’absence de prévisions pour 2018 ;Minerais-Métaux : le retour aux bénéfices d’Eramet a été salué (+13,9% en février) tandis que le titre Thyssen-Krupp a souffert (-11,9%) notamment après publication de ses résultats trimestriels jugés en-deça des attentes ;Services Informatiques : les investisseurs ont vu une situation de retournement pour Ordina (+23,8% sur le mois) après publication de ses résultats ; en revanche, Atos(-14,6%) a chuté après avoir publié des résultats pourtant conformes à ses objectifs. Hausse de la prime de marché à 5,85% La baisse des indices actions a entraîné une hausse de 26 points de base de l’espérance de rentabilité des actions à 6,51%. La prime de marché (écart de rentabilité entre actions et le Bund) ressort à 5,85% à fin février. Ce niveau se compare à une moyenne historique de 6,58%. En termes d’investissement sur les actions, les signaux donnés par Trival continuent d’être neutres. A l’occasion du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière (du 21 décembre 2017), Associés en Finance indiquait ainsi que «  les valorisations des actions de la zone euro sont donc raisonnables » au vu de meilleures perspectives de croissance mondiale et des niveaux de taux d’intérêt de la zone euro qui devraient rester à de faibles niveaux. Historique de la prime de marché Trival
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2018 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2018

    Début d’année sous le signe de la confiance De nouveaux indicateurs économiques (indice manufacturier français, production industrielle allemande) ont confirmé la dynamique favorable de la croissance en zone euro. La devise européenne a continué de s’apprécier vis-à-vis du dollar (+3,4% en janvier) approchant le seuil de 1,25, ce qui est toutefois de nature à inquiéter les groupes exportateurs. Ce contexte a conforté l’intérêt des investisseurs envers les actions. Ainsi, sur le mois de janvier, l’indice Euro Stoxx a progressé de +3,2%. Les places boursières de Milan et de Lisbonne se sont distinguées avec des hausses de leurs indices principaux de +7,6% et +5,1% respectivement. Les indices américains (S&P 500 et Nasdaq) ont enregistré des gains significatifs (+5,6% et +7,4% respectivement). Amazon, quatrième capitalisation boursière des deux indices, a grimpé de +24,1% (après +56% sur l’année 2017). La confiance renforcée dans la dynamique de la croissance trouve toutefois sa contrepartie sur le front des taux d’intérêt. Les rendements obligataires se sont tendus : le T-Bond 10 ans a atteint 2,71% fin janvier, en hausse de 30 points de base sur le mois ; le Bund 10 ans, également en hausse (+27 points de base) s’élève à 0,70% en fin de mois. Appétit pour le risque, notamment sur les valeurs bancaires et cycliques Le contexte macroéconomique et monétaire a incité les investisseurs à renforcer leurs positions sur les valeurs bancaires (+11,4% en janvier en moyenne non pondérée) et cycliques. La revalorisation du secteur Energie (+8,0%) s’explique par le rebond des valeurs parapétrolières, les derniers indicateurs d’activité de l’industrie et la poursuite de l’appréciation du prix du pétrole signalant une sortie de bas de cycle en termes d’investissements. Le secteur Automobile (+7,6%), notamment en France, a été soutenu par des ventes record en 2017. Les secteurs Electronique (+4,7%) et Services Informatiques (+6,5%) ont également surperformé le marché, poursuivant ainsi leur beau parcours boursier depuis deux et trois ans respectivement. Signalons que l’évolution de l’indice italien FTSEMIB (+7,6%) a été notamment soutenue par la hausse sensible des titres Fiat Chrysler (+30,5%), Yoox-Net-A-Porter (+30,0% suite à l’offre de Richemont) et des titres financiers Unicredit, Intesa San Paolo, Unione di Banche Italiane et Banco BPM. Réduction de la prime de marché à 5,55% Sous l’effet de la hausse des indices, l’espérance de rentabilité des actions s’établit à 6,25%, en baisse de 16 points de base. La prime de marché diminue de 43 points de base à 5,55% avec un rendement du Bund 10 ans en hausse (+27 points de base à 0,70%). Ce niveau se compare à une moyenne historique de 6,58%. En termes d’investissement sur les actions, les signaux donnés par Trival continuent d’être neutres. A l’occasion du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière (du 21 décembre 2017), Associés en Finance indiquait ainsi que «  les valorisations des actions de la zone euro sont donc raisonnables » au vu de meilleures perspectives de croissance mondiale et des niveaux de taux d’intérêt de la zone euro qui devraient rester à de faibles niveaux. Historique de la prime de marché Trival
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 décembre 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 décembre 2017

    Trêve depuis deux mois sur les marchés actions de la zone euro, les Etats-Unis ayant pris la relève En cette fin d’année et depuis deux mois, les indices de la zone euro marquent le pas. En l’absence de rendez-vous majeurs et face à la fermeté de l’euro vis-à-vis du dollar (la parité euro-dollar ayant refranchi le seuil de 1,20), le principal indice, l’indice Euro Stoxx 50, accuse une baisse plus marquée (-1,8%) que l’indice large Euro Stoxx (-1,1%) en décembre, comme ce fut le cas en novembre. Ces deux derniers mois, la parité Euro-Dollar a gagné 4 centimes, soit +3,1%. A l’inverse, les indices américains ont évolué en territoire positif ces deux derniers mois, période qui s’est caractérisée par l’adoption de la réforme fiscale défendue par Donald Trump par la Chambre des Représentants puis par le Sénat. Sur le front des matières premières, le prix du baril de Brent a continué de s’apprécier pour avoisiner 67 $. La hausse du prix du Brent atteint 38,5% sur le semestre (point bas atteint en juin) et 20,6% sur l’année 2017. Toutefois, l’année 2017 a été une année de progression des indices de la zone euro Sur l’ensemble de l’année 2017, les indices actions de la zone euro ainsi que sa monnaie par rapport au dollar ont été orientés à la hausse, ce qui valide le scénario d’un regain d’intérêt de la part des investisseurs internationaux dans un contexte d’embellie économique de la zone euro. Sur les douze mois écoulés, l’indice EuroStoxx50 progresse de 6,9% (9,2% avec dividendes) et l’indice EuroStoxx de 10,1% (11,7% dividendes inclus). Exprimées en dollars, les performances des indices européens (hors dividendes se comparent favorablement à celles de l’indice S&P500 : +21,2% (EuroStoxx50) et +25,3% (EuroStoxx) contre +19,4% pour l’indice S&P500. Un mois de décembre marqué par quelques arbitrages Malgré un mois boursier sans relief, il convient de noter les arbitrages en faveur de plusieurs secteurs tels que les Produits de Base (grâce, notamment, à un début de retournement pour les valeurs parapétrolières), le secteur Immobilier ainsi que les valeurs liées au Tourisme et au Luxe. A l’inverse, les titres des secteurs de la Finance, des Utilities et des Télécoms ont subi des pressions à la vente. Dans ce contexte, les titres les plus liquides ont sous-performé (cf. Tableau 1) par rapport aux autres titres. Une prime de marché quasi-inchangée depuis six mois Les paramètres généraux du modèle Trival ont peu évolué en décembre, la prime de marché ressortant à 5,98% (contre 6,00% le mois précédent). Depuis deux trimestres, cette prime de marché évolue relativement peu, et reste légèrement en deçà de sa moyenne historique de 6,59% (depuis 2002). En termes d’investissement sur les actions, les signaux donnés par Trival continuent d’être neutres. A l’occasion du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière (du 21 décembre 2017), Associés en Finance indiquait ainsi que «  les valorisations des actions de la zone euro sont donc raisonnables : Les flux générés par les sociétés continuent d’être révisés à la hausse avec la révision elle aussi à la hausse des perspectives de croissance mondiale ;Les cycles d’expansion économique et financière ne meurent jamais du fait de leur grand âge, mais d’un choc, et les banquiers centraux sont très prudents ;Les taux d’intérêt ne sont pas près de remonter de manière significative malgré la diminution et l’arrêt du QE ». Historique de la prime de marché Trival
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    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 novembre 2017

    Prises de profits en novembre Malgré la publication de bons indicateurs économiques (accélération de la croissance en Allemagne, PMI en zone euro, moral des entrepreneurs allemands), les investisseurs se sont montrés prudents en novembre et ont allégé leurs positions en actions de la zone euro. Les derniers résultats trimestriels publiés n’ont pas réservé de surprises ou sont apparus mitigés. Le principal indice, l’indice Euro Stoxx 50, a accusé une baisse plus marquée (-2,8%) que l’indice large Euro Stoxx (-2,0%). Sur le front politique en zone euro, une certaine inquiétude s’est manifestée après l’échec des négociations menées par Angela Merkel pour former une coalition gouvernementale. Aux Etats-Unis, la confiance reprend après l’adoption de la réforme fiscale de Donald Trump par la Chambre des Représentants (avant la dernière étape devant le Sénat le 1er décembre). A la fin du mois de novembre, l’OPEP et les pays hors OPEP ont voté la prolongation de l’accord de limitation de la production de pétrole jusqu’à fin 2018. Le baril de Brent a atteint un plus haut en début de mois à 64 dollars mais est resté au-dessus de 60 dollars en fin de mois (soit une hausse de +3% par rapport à fin octobre). Un retour à la prudence Les arbitrages des investisseurs ont été davantage liés à des prises de profits qu’à des critères liés au risque (cf. Tableau 1). Ainsi, les secteurs ou valeurs ayant réalisé de très fortes progressions depuis le début de l’année ont marqué le pas en novembre. Au sein des secteurs Electronique et Transports qui ont réalisé les meilleures performances sectorielles excédant 45% sur onze mois (en moyenne non pondérée), les investisseurs ont allégé leurs positions sur des valeurs telles que Aixtron, STMicroelectronics, Soitec et Air France. Dans d’autres secteurs, Kering, Trigano, Akka Technologies, Sopra Group ont subi également une pression à la vente sur leurs titres après un beau parcours boursier sur l’année. Prime de marché de 6% La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund 10 ans) a augmenté de +14 points de base à 6,00 % en raison du recul des actions tandis que le rendement du Bund 10 ans est resté inchangé à 0,37%. Depuis deux trimestres, cette prime de marché évolue relativement peu, et reste légèrement en deçà de sa moyenne historique de 6,59% (depuis 2002). En termes d’investissement sur les actions, les signaux donnés par Trival continuent d’être neutres. Historique de la prime de marché Trival
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 octobre 2017

    Investisseurs regonflés En cet automne, le climat est à l’optimisme sur les marchés actions de la zone euro. L’indice EuroStoxx cumule un gain de 6,8% sur les deux derniers mois : +4,4% en septembre et +2,3% en octobre. La deuxième partie du mois d’octobre a été la plus animée. Plusieurs facteurs y ont contribué : D’une part, les sociétés ont commencé à publier leurs résultats du troisième trimestre ;D’autre part, le Président de la BCE a consacré la réunion du 26 octobre (comme pré-annoncé le 6 septembre) à la thématique de la sortie du quantitative easing. Mario Draghi a annoncé la réduction de moitié du montant de ses rachats sur le marché obligataire (de janvier à septembre 2018) et exclu (pour une période encore indéfinie) un relèvement des taux directeurs de la zone euro. Ce discours a entraîné une baisse de l’euro de 1,18 à 1,16 contre le dollar et renforcé l’appétit des investisseurs à l’égard des actions de la zone euro ;Enfin, le marché du pétrole a entamé une nouvelle hausse de près de 4 dollars durant cette deuxième partie du mois pour terminer au-dessus des 60 $ le baril de Brent à fin octobre. La progression du prix du Brent est quasi-linéaire depuis quatre mois, soutenue par plusieurs éléments (perspective de prolongation des accords de réduction de production, embellie économique mondiale, tensions au Kurdistan irakien, conflit sur l’accord nucléaire en Iran). Sélectivité des investisseurs De nombreux secteurs ont enregistré des rentabilités positives. Les investisseurs ont bien accueilli un certain nombre de publications de résultats et/ou ont nourri un intérêt particulier sur la base d’opérations publiques. Ainsi, les principales hausses ont concerné les secteurs suivants : Les Minerais-Métaux sous l’impulsion de Eramet (+23,1%) et Arcelor-Mittal (+12,8%) qui profitent de bons résultats, de meilleures perspectives pour le secteur minier et/ou des difficultés du japonais Kobe Steel ;L’ensemble des valeurs du secteur des Editeurs de Logiciels & Jeux, notamment Ubisoft (+12,6%) soutenu par un programme de rachat d’actions initié début octobre ;L’Electronique grâce à STMicroelectronics (+23,7%), Soitec (+21,7%), Aixtron (+17,6%) et malgré les reculs de Nokia (-17,0%) et Gemalto (-10,1%) affaiblis par des résultats décevants ou une faible visibilité ;Le secteur des Médias qui a été animé par des transactions intra-groupe (Roularta Media Group +47,1%) ou par de meilleures perspectives (dans les cas de Ipsos +8,3% ou Mediaset +7,7% sur un éventuel accord avec Vivendi) ; en revanche au sein de ce secteur, les groupes de publicité (comme Publicis -5,3%) continuent d’être fragilisés par les réductions des investissements publicitaires émanant des grands groupes de consommation (profit warnings d’Interpublic, WPP) ;Le secteur BTP & Concessions pour des raisons spéculatives (Abertis +10,9% ; ACS +8,0%, Hochtief +6,1%, cf. « Situations spéciales ») et en raison de meilleures perspectives à l’instar de FCC +7,5% ;Le Luxe grâce à la forte croissance organique des activités de Kering (+16,7%) et de LVMH (+9,7%) ;Le Transport aérien soutenu par les ambitions d’expansion de Lufthansa (+16,5%) et les bons résultats publiés par IAG (+7,6%). A l’inverse, trois secteurs n’ont pas bénéficié du mouvement haussier en bourse : les Banques (faible activité Trading, banques italiennes peu rassurées par la difficile reprise de cotation de Monte dei Paschi di Siena et le moindre soutien de la BCE via ses rachats obligataires dans quelques mois), la Distribution (environnement concurrentiel difficile) et les Télécoms (pénalisés par les résultats des opérateurs de satellites SES Global -24,6% et Eutelsat -14,2%). Prime de marché qui évolue peu La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund 10 ans) s’est légèrement accrue à 5,87%, soit +6 points de base, du fait essentiellement de la baisse des rendements obligataires (Bund 10 ans en baisse de 10 points de base à 0,36%). Depuis un ou deux trimestres, cette prime de marché évolue relativement peu, et reste légèrement en deça de sa moyenne historique de 6,60% (depuis 2002), comme l’illustre le graphique ci-dessous. En termes d’investissement sur les actions, les signaux donnés par Trival continuent d’être neutres. Historique de la prime de marché
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 septembre 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 29 septembre 2017

    Regain de vigueur Les indices européens ont repris le chemin de la hausse en septembre. L’indice principal, EuroStoxx50, a réalisé un gain significatif (+5,1%). Plusieurs nouvelles ont contribué à un regain d’intérêt des investisseurs vis-à-vis des actions européennes dans un contexte d’embellie économique, notamment dans la zone euro : Le Président de la BCE, lors de la réunion du 6 septembre, a renvoyé à la prochaine réunion du 26 octobre le sujet de la sortie du quantitative easing, ce qui a également permis à la parité Euro-Dollar de rester sous le seuil de 1,20 (niveau dépassé en début de mois) ; La réélection d’Angela Merkel, malgré la percée inattendue du parti populiste, a été saluée par les marchés de la zone euro et en particulier en Allemagne (indice DAX +6,4%) ; La perspective d’une prolongation (au printemps 2018) des accords de réduction de la production de pétrole a permis au prix du baril de pétrole de retrouver ses plus hauts niveaux de l’année atteints en février ; Le projet de fusion dans le secteur ferroviaire entre Alstom et Siemens, défendu par les gouvernements français et allemand sous certaines conditions, pourrait selon les investisseurs relancer la vague de consolidation et/ou donner un signal de confiance vis-à-vis d’une Europe unie et forte. Appétence pour le risque et, dans une moindre mesure, pour les grandes valeurs Le contexte décrit ci-dessous a incité les investisseurs à se porter acheteurs nets dans bon nombre de secteurs et à délaisser les secteurs défensifs et/ou sensibles à une future remontée des taux d’intérêt. Les principales revalorisations boursières ont concerné l’Automobile (ventes enregistrées en août en forte hausse sur un an), l’Energie et la Chimie (redressement des cours du pétrole), mais également d’autres secteurs liés à l’industrie et à la consommation cyclique. Le facteur de liquidité a joué un rôle moins déterminant. Toutefois, la revalorisation des titres Siemens (+8.6%) ainsi que de BMW, Daimler, Continental et BASF (au-delà de +10%), qui figurent parmi les plus grandes capitalisations boursières de l’indice DAX, a contribué à la bonne tenue de l’indice allemand et à une légère surperformance des titres les plus liquides (classe d’illiquidité 1, cf. Tableau 1). Légère baisse de la prime de marché La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund 10 ans) s’est réduite à 5,81%, soit -32 points de base, sous le double effet de la revalorisation des actions et d’une hausse des rendements obligataires (+10 points de base). Cette prime de marché a relativement peu évolué ces trois derniers mois. Elle est un peu en-deça, mais encore proche, de sa moyenne historique de 6,60% (depuis 2002). En termes d’investissement sur les actions, à l’occasion du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière qui s’est tenu le 20 septembre, nous évoquions que ce niveau de valorisation n’était « ni le reflet d’une bulle ni d’une crainte d’entrée des économies dans une période de stagnation séculaire telle que redoutée par certains économistes ».  Historique de la prime de marché
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 août 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 août 2017

    Sans grand entrain L’été a pu paraître calme sur les marchés boursiers mais certains signes d’inquiétude étaient perceptibles. Sur le front macroéconomique, les indicateurs sont restés rassurants. En revanche, le mois d’août a été le théâtre de tensions géopolitiques : escalade verbale entre les représentants de la Corée du Nord et des Etats-Unis, double attentat terroriste en Espagne. En outre, les investisseurs commencent à montrer des signes de nervosité en vue de la prochaine réunion de la BCE le 7 septembre et du vote par le Congrès du relèvement (ou non) du plafond de la dette américaine vers la fin du mois. Au mois d’août, les indices de la zone euro cèdent un peu de terrain (-0,5% pour l’indice Euro Stoxx et -0,8% pour l’indice EuroStoxx50). L’indice américain S&P500 est stable (+0,1%) tandis que l’indice Russell 2000 (regroupant les petites capitalisations avec une grande exposition à l’économie américaine) est en retrait (-1,4%). L’isolement croissant de Donald Trump (après les événements de Charlottesville) accroît les difficultés du Président à faire avancer ses projets de campagne (réforme fiscale, dépenses d’infrastructures). Arbitrages essentiellement dictés par les résultats de sociétés En août, trois secteurs se sont particulièrement distingués à la hausse : Les Minerais-Métaux, comme au mois de juillet, certaines valeurs profitant d’une forte hausse des métaux industriels ;Le Luxe sur la base de bons indicateurs d’activité ou de résultats des sociétés ;Les Utilities au vu notamment de la bonne réaction des investisseurs après publication des résultats semestriels de RWE (+17,6%) et E.ON  (+13,5%). A l’inverse, deux secteurs ont souffert en bourse : Les Médias du fait des avertissements sur leurs résultats ou sur leurs chiffres d’affaires de ProSiebenSat (-16,8%) et du groupe britannique WPP ;La Distribution, en particulier Carrefour (-16,6%) qui a publié des résultats semestriels décevants et Ahold Delhaize (-12,7%) à la peine depuis l’annonce du rachat de Whole Foods par Amazon alors que le groupe est très présent aux Etats-Unis. La prime de marché augmente du fait de la baisse des rendements obligataires La prime de risque au sein du marché actions est restée quasi-stable sur le mois d’août (-6 points de base) à 5,77%. La prime d’illiquidité a augmenté de 34 points de base à 1,10%. A fin août, la prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) s’élève à 6,13%, en hausse de 28 points de base, avec un rendement du Bund en baisse de 18 points de base (à 0,36%). Actuellement, la prime de marché se compare à une moyenne historique de 6,60%, ce qui implique une légère surévaluation des actions. Pour cette raison, même si le momentum reste positif (retour de la confiance, amélioration de la conjoncture), nous restons prudents sur la valorisation des actions de la zone euro.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 juillet 2017

    Focus sur les publications des sociétés Les indicateurs conjoncturels publiés en juillet ont confirmé la tendance favorable déjà observée les mois précédents : production manufacturière (zone euro, Chine), croissance chinoise au deuxième trimestre, prévisions de croissance du FMI, confirmant un redressement global de l’économie mondiale. Les derniers discours des banquiers centraux aux Etats-Unis et en zone euro n’ont pas révélé de surprises. Mais les investisseurs restent dans l’expectative des prochains rendez-vous, en août (Jackson Hole) ou en septembre, et notamment sur des indications sur la réduction du bilan de la Fed (d’ici la fin de l’année) et les modalités de sortie de la politique expansionniste de la BCE. Pétrole et matières premières ont rebondi en juillet (suite aux statistiques chinoises et au rapport de la Banque Mondiale sur les besoins énergétiques pour passer à une énergie propre).  En revanche, la nouvelle poussée de l’euro (+4 centimes contre le dollar en juillet) en hausse depuis le début de l’année de plus de 12% commence à cristalliser l’attention des investisseurs. Compte tenu de la saison des résultats qui bat son plein, les investisseurs ont fait preuve de prudence et d’opportunisme. L’indice EuroStoxx a enregistré une très légère hausse en juillet (+0,4%). Au sein de la zone euro, l’indice Dax en recul de -1,7% a été pénalisé par la baisse de valeurs automobiles soupçonnées d’entente (grandes capitalisations boursières) tandis que l’indice italien s’est distingué avec une hausse de +4,4% grâce à la bonne tenue des valeurs financières italiennes. Sur les marchés américains, les indices progressent assez sensiblement (+1,9% et +3,4% respectivement pour les indices S&P500 et Nasdaq). Sélectivité des investisseurs En juillet, les investisseurs ont privilégié les valeurs les plus risquées (cf. Tableau 1, classe de risque 5). Comme le mois précédent, le secteur financier (Assurances & Banques) et le secteur Minerais-Métaux, se sont distingués en bourse en enregistrant des hausses significatives. D’autres secteurs ont sur-performé tels les Services Informatiques ou encore les Télécommunications malgré une forte hétérogénéité des rentabilités. Sur les titres en particulier, les mouvements les plus significatifs s’expliquent essentiellement par la réaction des investisseurs à l’annonce des résultats des sociétés. On note ainsi : Dans les secteurs industriels : Eramet (+24,2%), Arcelor-Mittal (+11,8%), Mersen (+10,4%) ou Siemens Gamesa Renewable Energy (-25,3%) ; Dans les secteurs technologiques : Aixtron (+22,1%), ASML (+12,3%), et à l’inverse Technicolor (-19,5%), Gemalto (-18,1%) ; Dans la santé : Orion (-23,6%), Sartorius Stedim Biotech (-11,3%). Recul de la prime de marché à 5,85% La prime de risque au sein du marché actions a baissé de -12 points de base en juillet à 5,83% du fait de la revalorisation de valeurs risquées mentionnées ci-dessus (Assurances, Banques, Minerais-Métaux). A fin juillet, la prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) s’élève à 5,85%, en baisse de 4 points de base, avec un rendement du Bund en hausse de +8 points de base. Par conséquent, la prime de marché s’éloigne davantage de sa moyenne historique (6,61%), ce qui implique une légère surévaluation des actions. Pour cette raison, même si le momentum reste positif (retour de la confiance, amélioration de la conjoncture), nous restons prudents sur la valorisation des actions de la zone euro.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 juin 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 30 juin 2017

    Prises de bénéfices en fin de semestre La tendance sur les marchés européens est restée soutenue jusqu’à la mi-juin par les conditions favorables de l’environnement macro-économique (nouvelles prévisions de croissance de l’OCDE, croissance du secteur manufacturier en zone euro au plus haut depuis six ans). Toutefois, les investisseurs ont fait preuve de sélectivité et de prudence, entraînant les indices à la baisse sur la deuxième quinzaine de juin. Sur le mois juin, l’indice Euro Stoxx 50 cède -3,2% et l’indice EuroStoxx -2,8%. Sur le marché américain, l’indice Nasdaq était en léger recul en juin sous l’effet d’une baisse sensible des premières capitalisations à dominante technologique (tels que Apple, Google, Comcast, Intel). Toutefois, le mouvement a été limité par le fort rebond des biotechs Amgen, Celgene et Gilead (qui figurent parmi les quinze premières capitalisations du Nasdaq). Sur le front monétaire, la Réserve Fédérale a augmenté son taux directeur de 25 points de base, conformément aux attentes, tandis que la Banque Centrale Européenne a maintenu le statu quo monétaire. La devise européenne a continué de s’apprécier vis-à-vis du dollar (1,14 à fin juin). Les rendements obligataires se sont tendus, notamment le Bund 10 ans (+16 points de base). Malgré l’accord signé au sein de l’OPEP, le prix du Brent poursuit sa glissade depuis ses plus hauts niveaux récents atteints en février, ce qui suscite l’inquiétude des investisseurs. Le baril de Brent atteint 48 $ à fin juin (contre 56 $ fin février). Sélectivité de la part des investisseurs Au mois de juin, les investisseurs ont pris leurs bénéfices sur l’ensemble des secteurs, sauf le secteur financier (Assurances & Banques) et le secteur Minerais-Métaux, pourtant perçus comme relativement risqués. Cet arbitrage explique la surperformance de la classe de risque 5 du Tableau 1. Les arbitrages des investisseurs ont bénéficié aux valeurs les moins liquides. La forte progression des cours de Groupe Flo (+72,7%) et Derichebourg (+22,2%) contribue à la surperformance relative de la classe d’illiquidité 5 au sein de Trival (cf. Tableau 1). Quasi-stabilité de la prime de marché Malgré le recul des indices boursiers, la prime de risque au sein du marché actions a baissé de-38 points de base à 5,95% du fait de la revalorisation de valeurs risquées mentionnées ci-dessus (Assurances, Banques, Minerais-Métaux). La préférence donnée aux titres les moins liquides a conduit à une baisse de la prime d’illiquidité (-18 points de base) à 0,64%. A fin juin, la prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) s’établit à 5,88%, en légère baisse de 4 points de base. La prime de marché s’éloigne de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,61% impliquant une légère surévaluation des actions. Comme évoqué lors du dernier petit-déjeuner du Club de Gestion Financière qui s’est tenu le 15 juin 2017, les investisseurs sont actuellement réconfortés par le recul du risque politique (élections françaises, dernières élections législatives au Royaume-Uni hypothéquant la politique de hard Brexit) et une conjoncture économique qui s’améliore. Toutefois, il convient de rester attentif au niveau de valorisation absolue des actions, que traduit la prime de marché. Historique de la prime de marché depuis 2002
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mai 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mai 2017

    Stabilité dans un climat d’optimisme En début de mois, les investisseurs ont été rassurés par la victoire d’Emmanuel Macron. Les indices de la zone euro et de la France sont restés stables, après avoir monté significativement entre les deux tours de l’élection. Comme le mois précédent, la devise européenne s’est à nouveau appréciée contre le dollar pour atteindre la parité de 1,12 à fin mai. Sur le front des taux d’intérêt, l’issue des élections présidentielles françaises a permis une détente du rendement de l’OAT 10 ans et une réduction de son écart de rendement avec le Bund (à 43 points de base contre 53 points de base fin avril et 64 points de base fin mars). En fin de mois, d’autres événements majeurs ont eu lieu comme la dégradation de la note souveraine chinoise par Moody’s, la révision en hausse de la croissance américaine au premier trimestre et la reconduction des quotas de production de pétrole par les pays de l’OPEP. En zone euro, l’indice Euro Stoxx termine sur un gain mensuel (+0,6% et +1,6% en incluant les dividendes) tandis que l’indice Euro Stoxx50 progresse moins (-0,1% et +1,0% avec dividendes). Sélectivité de la part des investisseurs Les investisseurs ont fait preuve d’une certaine sélectivité. De manière générale, les titres les moins liquides (classe d’illiquidité 5, cf. Tableau 1) se sont nettement distingués tandis que les titres les plus risqués (classe de risque 5) ont sous-performé. Parmi les titres les moins liquides, citons les performances de Derichebourg (+37,8%), Soitec (+25,9%), Le Noble Age (+23,5%), Alès Groupe (+19,7%) ou Ipsos (+18,9%). Une grande partie de la sous-performance de la classe risque 5 s’explique par la forte baisse de certains titres présentant un risque élevé, comme dans les secteurs cycliques Energie (CGG-24,8%), Minerais-Métaux (Outokumpu -19,7%, Arcelor-Mittal -11,2%) et Automobile (Fiat Chrysler -10,1%, VW -6,7%). Les deux premiers secteurs mentionnés ont été affectés par le tassement des prix des matières premières (qui dure depuis trois mois) tandis que le secteur Automobile a été pénalisé ce mois-ci par la publication d’une nette baisse des ventes de véhicules enregistrées en avril et l’introduction d’une nouvelle taxe annuelle sur les véhicules polluants au Royaume-Uni . La hausse sensible de certains titres enregistrée en mai illustre également la sélectivité des investisseurs. Plusieurs thématiques peuvent être mises en exergue en citant quelques exemples : Accueil favorable des investisseurs à la publication de chiffres d’activités ou de résultats : Derichebourg (+37,8%), Bénéteau (+18,6%), InterParfums (+17,4%), Bastide Le Confort (+15,7%), FCC (+15,5%), Davide Campari (+15,5%), Devoteam (+14,1%) ;Anticipation de meilleures perspectives comme pour le secteur des Transports et des Loisirs-Tourisme après avoir souffert d’une baisse de fréquentation liée aux attentats en 2016 :Air France (+30,3%), Ryanair (+12,9%), Lufthansa (+12,3%), NH Hotel Group (+9,6%), Pierre & Vacances (+9,0%) ;Un caractère spéculatif lié à l’évolution du capital : Ubisoft (+13,9%), Compagnie des Alpes (+10,0%), Havas (+9,6%). En outre, il est important de noter que trois secteurs, qui présentent des rendements élevés, ont surperformé le marché en mai : les Utilities, les Télécoms et l’Immobilier. Ce phénomène est perceptible dans les chiffres enregistrés par la classe de rendement 1 du Tableau 1. Toutefois, l’évolution du secteur Utilities (performance mensuelle de +10,2% en non pondéré et +9,5% en pondéré) répond à des facteurs plus spécifiques privilégiés par les investisseurs. En effet, les valeurs Utilities ont tiré parti de résultats trimestriels globalement supérieurs aux attentes, de meilleures perspectives sur les prix de l’électricité, d’opérations de marché (vente par Engie de son activité exploration/production, annonce de la cession des activités polonaises de EDF). Par ailleurs, le titre EDF (+25,1%), très endetté, a bénéficié du contexte politique en France malgré une certaine volatilité. Légère baisse de la prime de marché La prime de risque au sein des actions a augmenté de +22 points de base pour atteindre 6,33% sous l’effet de la sous-performance des titres les plus risqués. La préférence donnée aux titres les moins liquides a conduit à une baisse de la prime d’illiquidité (-28 points de base), à 0,82%. La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) a diminué de 10 points de base pour atteindre 5,93%.   Ce plus faible niveau de prime de marché s’éloigne de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,62% impliquant une légère surévaluation des actions. Toutefois, nous rappelons que les flux prévisionnels dans Trival sont encore prudents. Si l’amélioration des prévisions économiques se confirmait, la prise en compte de révisions en hausse des flux prévisionnels ramènerait la prime de marché vers sa moyenne historique.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 avril 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 avril 2017

    Soulagement en zone euro L’événement majeur du mois d’avril, très attendu sur les marchés financiers, a été le premier tour des élections françaises. L’issue de ce scrutin a été plébiscitée par les investisseurs et a entraîné une appréciation de l’Euro vis-à-vis du dollar américain (de 2 centimes à 1,09). L’indice EuroStoxx enregistre sur le mois une hausse de +2,0%. L’indice de la place parisienne se distingue au sein de la zone euro avec un gain de +2,8%. Durant le mois d’avril, les investisseurs se sont également focalisés sur l’amélioration des résultats des entreprises, ce qui a renforcé l’appétence pour les actions de la zone euro. Notons que, sur le front macro-économique, le FMI a relevé légèrement sa prévision de croissance mondiale (de 3,4% à 3,5%). Toutefois, l’institution s’est inquiétée de la montée des risques liés au protectionnisme ambiant. Hausse quasi-généralisée des secteurs Quasiment tous les secteurs ont enregistré des rentabilités positives. Certaines valeurs se sont distinguées au vu de leurs résultats publiés. Sur le mois, Aixtron (+44,5%), Puma (+22,8%) et une série de valeurs françaises telles que Compagnie des Alpes (+20,4%), Kering (+17,4%), bioMérieux (+15,7%), Teleperformance (+13,9%) ou Seb (+13,1%) figurent parmi les quinze meilleures rentabilités. En revanche, les secteurs de l’Energie et des Minerais-Métaux sont encore ce mois-ci en retrait dans un contexte de tassement des cours du pétrole et des matières premières. Les valeurs des Télécommunications et des Utilities n’ont dans l’ensemble pas non plus participé au mouvement haussier des marchés. De manière globale, nous constatons sur le mois d’avril un effet discriminant à l’égard des valeurs les plus risquées (classe de risque 5) et un phénomène d’arbitrage relatif en faveur des small and mid caps, comme l’attestent l’écart de performance entre rentabilité non pondérée de l’échantillon Trival en zone euro (+2,8%) et rentabilité pondérée (+2,1%) et l’écart de performance entre l’indice EuroStoxx (+2,0%) et EuroStoxx50 (+1,7%). Une prime de marché d’environ 6% Dans ce contexte, la prime de risque au sein des actions baisse légèrement pour atteindre 6,11%, (-7 points de base). La préférence des investisseurs donnée aux small-and-mid caps contribue à faire baisser la prime d’illiquidité ; celle-ci atteint actuellement 1,10%. La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) a diminué de 17 points de base pour atteindre 6,02% avec un rendement du Bund quasi-inchangé (à 0,32%). Ce niveau de prime de marché est en deçà de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,62%, impliquant une légère surévaluation des actions. Toutefois, nous rappelons que les flux prévisionnels dans Trival sont encore prudents. Si l’amélioration des prévisions économiques se confirmait, la prise en compte de révisions en hausse des flux prévisionnels ramènerait la prime de marché vers sa moyenne historique.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mars 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 mars 2017

    Fin de trimestre au plus haut Les places européennes se distinguent en mars, notamment vis-à-vis du marché américain. L’indice Euro Stoxx 50 a progressé de +5,5%. Les indices en Europe du Sud ont enregistré les plus fortes hausses au sein de la zone euro : Espagne (IBEX) +9,5%, Italie (FTSEMIB) +8,4%, Portugal (PSI) +7,7%. En Europe, les investisseurs ont accueilli favorablement les messages de confiance du Président de la BCE concernant la croissance de la zone euro, l’issue des élections législatives aux Pays-Bas (en faveur du parti du Premier Ministre) ainsi qu’un bilan positif de l’ensemble des résultats annuels des sociétés. L’officialisation du Brexit (le 29 mars) n’a pas altéré la tendance des marchés en fin de mois. Aux Etats-Unis, les indices ont peu évolué durant le mois. Les investisseurs semblent marquer une pause voire nourrir quelques réserves. Les actions américaines sont jugées correctement valorisées voire sur-évaluées, en particulier dans l’hypothèse où Donald Trump échouerait à mener sa politique pro-croissance dans un contexte où ses premiers projets de loi (décret anti-immigration et abrogation de l’Obamacare) n’ont pu aboutir à ce stade. Comme attendu, la Réserve Fédérale a relevé ses taux directeurs d’un quart de point à 1% et continue d’envisager deux nouvelles hausses en 2017 et deux autres en 2018. Forte hausse du marché avec les Banques Bon nombre de secteurs ont connu une revalorisation en bourse, en particulier les valeurs bancaires qui n’avaient pas profité du mouvement de hausse du marché le mois précédent. Seuls les secteurs Energie et Minerais-Métaux affichent des rentabilités négatives dans un contexte de baisse des cours du pétrole (hausse des stocks mondiaux de pétrole) et des matières premières (indice Thomson Reuters CRB). Certaines valeurs parapétrolières continuent d’accumuler les déboires en bourse (CGG -23,4%, Bourbon -21,3%). Le secteur Aéronautique-Défense a quant à lui été pénalisé par la forte baisse de Zodiac Aerospace (-15,4%) suite à son avertissement sur ses bénéfices. Une prime de marché légèrement en-dessous de sa moyenne historique La prime de risque au sein des actions s’établit à 6,18%, en baisse de -31 points de base. La prime d’illiquidité, à 1,33%, augmente de 18 points de base. La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) a diminué de 38 points de base pour atteindre 6,19% sous l’effet d’une hausse du rendement du Bund (+12 points de base). Ce niveau de prime de marché est en deçà de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,63%, impliquant une légère surévaluation des actions. Toutefois, les flux prévisionnels dans Trival sont encore prudents et des premiers mouvements de révisions à la hausse se font jour dans le contexte d’anticipations économiques qui s’améliorent. Ces révisions à la hausse, si elles se confirmaient, ramèneraient la prime de marché vers son niveau moyen.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND -  28 février 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 28 février 2017

    Gains en février Les places boursières ont été portées par une salve de bons résultats et quelques statistiques économiques favorables (PMI Europe, prévisions de croissance pour la zone euro, productivité et emplois américains). Néanmoins, les incertitudes d’ordre politique, liées à la campagne électorale française notamment et à la stratégie de Donald Trump dans la perspective de son discours devant le Congrès fin février, ont continué d’occuper les esprits des investisseurs. L’ensemble des indices actions de la zone euro ont évolué dans des proportions voisines, y compris en France. L’indice EuroStoxx50 a progressé de 2.8%. Les indices américaines affichent des gains supérieurs et atteignent de nouveaux sommets historiques. De manière générale, les rendements obligataires se sont détendus sur le mois de février. Hausse du marché sans les Banques L’ensemble du marché actions s’est redressé à l’exception notable des valeurs bancaires, mais également des valeurs parapétrolières et de quelques valeurs de biens d’équipement (Nordex-28,7%, Vallourec -21,2%). Ce phénomène a entraîné une nette sous-performance au sein des actions de la classe de risque 5 (risques les plus élevés). Les valeurs les moins liquides (classe d’illiquidité 5) ont évolué également en-deçà du marché. Quasi stabilité de la prime de risque au sein des actions La prime de risque au sein des actions s’établit à 6,49%, en légère hausse de 6 points de base. La prime d’illiquidité, à 1,15%, est en baisse de 16 points de base. La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) s’est accrue de 11 points de base pour atteindre 6,78% sous l’effet d’une baisse du rendement du Bund. Ce niveau de prime de marché est proche de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,63%. Nous réitérons notre prudence sur le marché des actions de la zone euro en raison du climat d’incertitudes entourant les prochaines élections en Europe et la mise en œuvre du programme du président Trump.
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  • PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2017 Lire la suite

    PLAN DE MARCHE EUROLAND - 31 janvier 2017

    Pause sur les marchés européens dans un climat qui se durcit Si les places américaines continuent leur ascension, les indices actions de la zone euro marquent quant à eux une pause. L’indice Euro Stoxx 50 cède -1.8% en janvier, pénalisé par les reculs des principaux indices en Grèce (-6,1%), Portugal (-4,4%), Italie (-3,3%) et France (-2,3%). En ce début d’année, l’attention des investisseurs est restée ancrée dans le registre politique. Les événements autour de Donald Trump, Theresa May ou François Fillon ont pris une tournure plus tendue. Les premières mesures prises par Donald Trump (acte de retrait des Etats-Unis au Traité de libre-échange transpacifique, loi anti-immigration), les discours de Theresa May s’orientant vers un Brexit dur et vers une relation privilégiée avec les Etats-Unis ou la communication de crise du candidat François Fillon en témoignent. Sans surprise, la Banque Centrale Européenne a maintenu sa politique monétaire lors de sa dernière réunion. Toutefois, les rendements obligataires se sont tendus (de 23 points de base pour le Bund 10 ans et 35 points de base pour l’OAT 10 ans). Début d’année encore favorable aux valeurs bancaires et cycliques Malgré des indices en léger retrait, certains secteurs se sont distingués. La remontée des taux d’intérêt a entraîné une poursuite de la revalorisation du secteur bancaire. A l’inverse, ce contexte a logiquement pénalisé les valeurs immobilières, les Utilities et les Télécoms. Au rang des cycliques, le secteur des Minerais-Métaux et les valeurs industrielles en général ont été privilégiés. Il est intéressant de noter que l’ensemble des valeurs du Luxe ont progressé de manière significative ce mois-ci (+7,0% en moyenne non pondérée, cf. Tableau 2-A) même après la revalorisation du secteur constatée depuis six mois. Le secteur de l’Energie a ce mois-ci souffert, en particulier les valeurs parapétrolières en raison de leurs difficultés financières. La prime de risque au sein des actions se réduit La revalorisation des valeurs financières et cycliques, considérées comme les plus risquées, a contribué à une baisse de la prime de risque (-34 points de base à 6,43%). La meilleure tenue en bourse des plus petites valeurs, comme l’atteste l’écart de rentabilité entre l’indice EuroStoxx 50 et l’indice EuroStoxx, a entraîné une baisse de la prime d’illiquidité (-37 points de base à 1,31%). La prime de marché (écart de rentabilité espérée entre les actions et le Bund) a diminué de -23 points de base pour atteindre 6,46% sous l’effet de la hausse du rendement du Bund. Cette prime de marché est revenue légèrement en-deça de sa moyenne historique (depuis 2002) de 6,63%. Nous réitérons notre prudence sur le marché des actions de la zone euro en raison du climat d’incertitudes entourant les prochaines élections en Europe et la mise en œuvre du programme du président Trump.
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  • « Politique monétaire, fondamentaux et marché d’actions : sommes-nous dans le monde d’après ? » Lire la suite

    « Politique monétaire, fondamentaux et marché d’actions : sommes-nous dans le monde d’après ? »

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