CLUB DE GESTION FINANCIÈRE

Un cadre unique de réflexions et d’échanges sur les grands thèmes financiers d’actualité

« Embellie des Marchés : des fondements robustes »

21 mars 2019

Par Jean-Pierre Petit, Président des Cahiers Verts de l’Economie

Ce jeudi 21 mars 2019, le Club était animé par Jean-Pierre Petit, Président des Cahiers Verts de l’Economie.

La phase de bull market actuelle a 10 ans ! L’une des plus longues de l’histoire (juste après celle de 1987-2000) : depuis 2009, la performance réelle de l’indice S&P 500 a été de +244%. Ce bull market n’a pas connu de baisse cumulée supérieur à -20%, synonyme de bear market, même si le seuil n’a été préservé que d’extrême justesse lors de la dernière correction (plus de 19% entre le 20 septembre et le 24 décembre dernier).

Ce bull market devrait a minima se poursuivre jusqu’au début 2020 car il n’existe pas de vecteur de bear market à horizon un an sur la base de l’expérience historique d’après-guerre (récession américaine, forte correction obligataire générée par un choc de politique monétaire, derating autonome des actions lorsque la valorisation est extravagante, augmentation considérable de l’aversion au risque).

Aujourd’hui, le S&P 500 a déjà effacé les trois quarts de la correction depuis son point bas du 24 décembre 2018 et retrouve à ce stade du rebond le niveau observé lors de la vingtaine de corrections boursières connues depuis 1960. Mais il ne faudra pas s’attendre à des fortes performances. Si l’on en croit les précédents cycles haussiers, la performance des actions tend à graduellement décliner avec le temps (sauf dans les cas de bulles actions de fin de cycle comme durant les années 20 et 90). Le marché actions américain restera haussier, mais il sera avant tout un « marché tactique et opportuniste ».

Si Jean-Pierre Petit pense que le bull market n’est pas terminé, cela ne l’empêche pas d’être prudent sur le court terme et d’examiner les risques. Il soutient l’idée que la consommation des ménages sera le facteur clef qui permettra au PIB mondial de résister.

Il émet également l’hypothèse que la remontée des taux promise par Mario Draghi n’aura pas lieu. Le mandat de M. Draghi arrivera à son terme fin octobre 2019 et son successeur devrait être annoncé à la fin du premier semestre. Pour autant, une certaine passivité règne au sein des institutions européennes puisqu’à ce jour, aucun débat n’a eu lieu sur la nomination de son successeur.

En Italie, les nouvelles élections qui devraient consacrer la victoire de La Ligue ne devrait pas avoir un impact négatif durable sur le marché actions.

En conclusion, Jean-Pierre Petit suppose que les négociations quant au Brexit devraient se poursuivre bien après le 3 juillet 2019 et que le Front National et d’autres partis dit populistes en Europe ont abandonné l’idée d’un Frexit.

 

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