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CLUB

Prochaine réunion du Club de Gestion Financière* :

Septembre 2008

"Perspectives sur les marchés financiers de l'Euroland"

par Bertrand Jacquillat, Président Directeur Général d'Associés en Finance.

*En partenariat avec Radio Classique

 

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« Quelles perspectives sur les marchés financiers de la zone euro après la crise financière 2007-2008 ? »

 

Professeur Bertrand JACQUILLAT

Président Directeur Général, Associés en Finance

Mercredi 18 juin 2008

 

 

Tous les mois dans le cadre de son Club de Gestion Financière, Associés en Finance organise un petit déjeuner au cours duquel est abordé un thème d’investissement. Mercredi 18 juin, le Professeur Bertrand Jacquillat, Président d’Associés en Finance, analysait les perspectives des actions de la zone euro, sur la base des résultats du modèle de valorisation Trival. Ce modèle Trival a fait ses preuves en réussissant à détecter tous les grands mouvements de retournement de tendance sur les marchés.

 

Il y a trois mois, au point bas des cours, nous portions un diagnostic mesuré sur les actions : bien que l’écart actions / obligations, l’indicateur phare de valorisation dans le modèle Trival, indiquait une certaine sous-évaluation des cours, les facteurs de risque, notamment en matière d’évolution des taux et de ralentissement économique, nous semblaient en effet supérieurs aux facteurs de confort. Dans les faits, les trois derniers mois, après une forte hausse jusqu’à mi-mai, se soldent par une légère remontée des cours. Le trimestre écoulé a vu aussi l’accentuation de certains phénomènes inquiétants, qu’il s’agisse de la nouvelle poussée de fièvre sur les prix du baril du pétrole, des matières premières, des produits agricoles, du maintien d’une parité euro dollar élevée et surtout de la remontée des taux d’intérêt de près de 100 points de base, en même temps que s’accentuaient les craintes inflationnistes.

 

Sur la base des cours au 13 juin 2008, l’écart de rentabilité attendue entre actions et obligations s’établit à un niveau très voisin de ses moyennes historiques, ce qui semble indiquer que le marché actions est aujourd’hui à son prix. Mais cette valorisation est obtenue sur des flux prévisionnels qui, quoique révisés en baisse, ne reposent pas sur un scénario macro-économique  particulièrement pessimiste : ils supposent un léger ralentissement en 2008 mais prennent également l’hypothèse que les sociétés pourront rétablir et même renforcer leur niveau de marge rapidement. Le scénario actuel de Trival prend ainsi en compte, après un recul en 2008, la remontée des bénéfices des sociétés pour atteindre une croissance moyenne annuelle de 6.6% entre 2008 et 2012.

 

Ainsi les niveaux actuels des cours n’intègrent ni une possible poursuite de la crise bancaire, ni l’impact des chocs exogènes que nous connaissons actuellement, et qui pourraient affecter plus durablement le niveau de la croissance ou des marges des sociétés. Tout scénario qui prendrait en compte pour les sociétés cotées des perspectives plus difficiles que le scénario prévisionnel incorporé dans Trival conduirait ainsi à porter un diagnostic de sur-évaluation du marché actions.

 

Interrogés sur la réalité de la crise dans leur secteur, trois acteurs de la vie économique ont fait part de leur sentiment : Jacques Mallard, président d’Optim Actif, a souligné que la crise immobilière, partie des Etats-Unis, s’étend maintenant et devrait continuer à s’étendre en Europe. Eric Bourdais de Charbonnière, président du Conseil de Surveillance de Michelin, confirme la réalité du ralentissement économique si l’on en croit les statistiques sur les poids lourds, traditionnellement indicateurs avancés de la conjoncture, qui marquent un léger recul en Europe (-0.2%) et une baisse un peu plus significative en Amérique du Nord (-1.2%). Quant à Jean-Louis Beffa, Président du Conseil d'administration de Saint-Gobain, s’il constate les effets du recul du logement aux Etats-Unis et en Europe Occidentale, il reste néanmoins convaincu qu’il s’agit d’une crise ponctuelle qui restera limitée à 2008 et qu’il n’y a pas lieu de craindre un scénario de déstabilisation majeure qui impacterait les marges des entreprises industrielles. Le phénomène de hausse du pétrole ou des matières premières pourrait être compensé à terme par les effets des investissements à mener en matière d’économie d’énergie, notamment aux Etats-Unis et en Asie.

 

Ces perspectives économiques contrastées reflètent bien l’incertitude actuelle dans laquelle baignent les marchés actions. D’un point de vue boursier, si l’on en croit le modèle Trival, seul un scénario de crise économique courte et d’amplitude limitée permet, au final, de justifier les niveaux actuels des cours.

 

 

 

 

 

 

 

               


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